Comment le MBTI va révolutionner le monde !

Comment le MBTI va révolutionner le monde !

Introduction au MBTI :

   Avant de débuter cet article, je me dois d’être transparent. Je ne prétends pas apprendre à des “spécialistes du MBTI” quoi que ce soit. J’insiste même en rappelant que la philosophie de ce blog est surtout de vulgariser un “outil” qui peu changer des vies. C’est pourquoi j’ai écrit la présentation du modèle ci-après, en utilisant des mots simples mais compréhensibles.

   Donc, si je devais expliquer en une phrase, ce qu’est le MBTI, je le résumerais en “un outil d’évaluation psychologique qui catégorise la population en 16 profils, communément appelés types”. Chacun de ces types, renvoie à un fonctionnement neurologique qui détermine les préférences d’un individu dans la façon de “s’énergiser”, dans la façon de recueillir les informations de son environnement, de réagir à ces mêmes informations et enfin (apport de Briggs Myers aux travaux de Jung) de son “style de vie”. Ce dernier, renvoie directement au rapport que chacun entretient avec le monde extérieur. 

   D’un point de vue historique, il tire son nom de ses fondateurs et fondatrices. En effet, si à l’origine de tout on trouve Carl Gustav Jung (disciple de Freud), par la suite ce sont Katerine Cook Briggs et sa fille Isabel Briggs-Myers qui complétèrent et développèrent le modèle… Pour aboutir véritablement à ce que l’on nomme aujourd’hui le Myers Briggs Type Indicator (MBTI).

Carl Gustav Jung portraitBriggs Myers

   Au final, le développement complet de toutes ces théories a eu lieu au cours du XXème siècle. On peut donc considérer le modèle comme très jeune. A aujourd’hui, il est plus communément utilisé aux Etats-Unis (son pays d’origine) et de plus en plus de cabinets de recrutement l’utilisent.

Histoire du MBTI

 

1) Préambule nécessaire pour bien appréhender cet “outil” :

    a) 16 “Types” pour 8 milliards d’êtres humains !

   16 types ne veut pas dire qu’on met les gens dans des cases. Il y a presque 8 milliards d’individus sur terre et nous sommes tous différents. Mais, comme tout le monde s’entend sur le fait qu’il y a des droitiers et des gauchers, il faut comprendre que le modèle MBTI ne fait que référence à des préférences. Affirmer qu’une personne préfère écrire de la main droite, ne signifie pas que l’on catalogue cette personne. Simplement, cela indique que cette personne sera plus à l’aise avec cette main qu’avec la gauche. D’ailleurs, un droitier sera capable d’écrire de la main gauche, mais il le fera moins vite, cela lui demandera plus d’efforts (ce sera “pénible”), et surtout il le fera moins bien. Et bien c’est exactement pareil avec le modèle psychologique du MBTI. Dire que je suis T (Thinking par opposition à Feeling), ne signifie pas que je n’ai pas de cœur. Simplement, je serai plus dans mon élément à prendre mes décisions en utilisant ma logique plutôt qu’en écoutant mes émotions. Ce n’est pas ou tout l’un ou tout l’autre. Il faut plus voir ça comme un curseur que nous aurions tous sur chacun des axes… Pour chaque axe, nous sommes en quelque sorte crédité d’un pourcentage.

curseurs MBTI

 

   b) On garde le même “Type” toute sa vie mais on progresse !

   Il est important de savoir qu’une personne ne peut pas changer de type au cours de son existence. Et oui ! Une personne pourra y mettre toute la meilleure volonté du monde, son “type” s’affirmera aux alentours de ses 18 ans et elle n’en changera plus jusqu’à la fin de sa vie. Cependant, il est tout à fait possible de travailler ses fonctions !

   Les “fonctions naturelles” comme celles avec lesquelles nous avons plus de mal. Et c’est là même, que se situe tout l’intérêt du MBTI. Si je suis F, c’est à dire que je prends plus naturellement mes décisions en écoutant mon cœur, plutôt qu’en faisant appel à ma logique,  je peux m’entraîner à forcer quelque peu mon fonctionnement naturel.

   Mais le premier pas vers une telle démarche est déjà d’en avoir conscience et de l’accepter. Comme dans la vie de tous les jours, avoir conscience d’un problème est déjà la première étape avant de trouver une solution. Et bien là, c’est exactement la même chose. Le fait d’avoir conscience qu’en situation de prise de décision (que ce soit pour le choix d’un plat au restaurant ou pour l’achat d’une maison) je serais naturellement enclin à écouter mes émotions, est déjà une formidable avancée. En me connaissant, j’aurais peut-être le réflexe de prendre un temps de recul… et ainsi à me forcer à analyser les critères plus rationnels. “Ok le vendeur de la maison m’est sympathique, ok la demeure me rappelle de bons souvenirs d’enfance… mais le prix est un peu élevé”.

  Au fil de notre vie, nous allons naturellement développer nos fonctions : la secondaire, la tertiaire et l’inférieure, c’est à dire développer les fonctions “moins naturelles” de notre personnalité. Si je devais me risquer à prendre une image pour illustrer cette idée, je pourrais prendre l’exemple d’un écolier. Imaginons qu’il soit naturellement doué en mathématiques, un peu moins en histoire et ayant des difficultés en orthographe. Et bien au cours de sa scolarité, il restera quoi qu’il arrive plus à l’aise avec les chiffres qu’avec les dictées, mais en lisant des bouquins, en apprenant des règles de grammaire et de conjugaison il pourra progresser en français.

   En bref, chaque individu a un fonctionnement neurologique préférentiel, mais cela n’empêche pas que chaque individu est unique et qu’il évolue au cours de sa vie.

cerveau

 

2) Bénéfices que l’on peut tirer du MBTI :

   a) La connaissance de soi :

  Le premier bénéfice que l’on peut attribuer à la connaissance de soi (via le MBTI ou une autre méthode), est donc déjà l’accélération du processus naturel d’évolution de l’être humain. En d’autres termes, gagner en expérience plus rapidement !

Carl Gustav Jung

   b) L’acceptation de soi :

   Le second serait selon moi, l’acceptation de soi. Personnellement, je me souviens qu’à la lecture de la description de mon profil, après avoir été bluffé par l’exactitude des précisions mentionnées, j’avais ressenti une forme de soulagement. Soulagement, car j’avais compris que ce que je prenais pour des “tares” étaient souvent intrinsèque à mon fonctionnement. Que ce soit l’aversion pour le conflit ou le manque de prise de hauteur par rapport à certaines situations (pour ne citer que ces deux points), j’avais pris conscience que même si rien n’est ancré à jamais, cela constituait des “points faibles” de mon type. En parallèle, je dois l’avouer, j’avais également été “caressé” dans le sens du poil”, à la lecture des qualités de mon profil… 

   Mais, l’accélération du développement personnel et cette “acceptation de soi”, ne sont pas à mes yeux les bénéfices majeurs que l’on peut attendre du MBTI. Le modèle initié par Carl Gustav Jung est aussi un formidable outil de tolérance. Je ne m’étends pas sur le sujet, cela fera l’objet d’un prochain article. Mais le simple fait de savoir qu’il existe 16 profils, répartis dans 4 familles de tempéraments (les Gardiens, les Rationnels, les Idéalistes et les Artisans), et que chacun a un fonctionnement préférentiel propre, est une formidable incitation à l’acceptation de la différence de l’autre !

   Une personne I (introvertie) en compagnie d’un groupe de E (extravertis) aura forcément beaucoup de mal à se faire accepter s’il reste sur son fonctionnement naturel. 

Introvertis Extravertis MBTI

   Pour être encore plus illustratif, imaginez Albert Einstein parachuté au beau milieu d’une troupe de théâtre. Ou bien, à l’inverse, mettez un Marcel Proust dans un congrès de scientifiques réunis pour parler des avancées de leurs recherches…

   Voilà pourquoi, le fait de comprendre que nous ne fonctionnons pas tous de la même façon dans la vie est une formidable opportunité pour le “mieux vivre” et être plus “efficace”.

Jung tolérance acceptation

 

   c) Utilisation dans le monde du travail :

   De ce constat, on peut facilement extrapoler à toutes les utilisations qui peuvent en être faites dans le monde professionnel. Un chef d’entreprise à la recherche de son directeur commercial, s’orientera plus naturellement vers un profil dont la nature est de “développer” plutôt que vers une personne dont la nature profonde est de “conserver et maintenir l’existant”. Un institut de sondage dont le cœur de métier est d’analyser des données chiffrées recherchera plus un “esprit rationnel” (NT) plutôt qu’un “idéaliste au service de l’humanité” (NF)…

   Vous l’aurez compris la connaissance et la bonne maîtrise du MBTI peuvent trouver une multitude d’applications dans la vie de chacun. Cependant, il est nécessaire de respecter certains postulats et de prendre quelques précautions.

 

3) Limites ou précautions à prendre :

   a) La tentation de tirer des conclusions hâtives :

  Tout d’abord, la première mise en garde que l’on se doit de faire concerne la tentation que l’on peut avoir de juger trop rapidement les gens qui nous entourent. 

   Le modèle MBTI ne doit justement pas être considéré comme un ensemble de 16 boites dans lequel il serait très facile voire pratique de ranger les personnes. Même si on adjoint généralement un qualificatif à chaque type, il serait dangereux de considérer trop rapidement une personne en fonction de deux ou trois traits de sa personnalité. Ce n’est pas parce qu’on est écrivain qu’on est forcément NF. Certes, on trouvera énormément d’individus de ce tempérament parmi les romanciers célèbres. Mais il serait, trop simpliste et trop caricatural de tirer des conséquences aussi brutales. Certes, certaines fonctions en inférieure (très peu développées) seront un réel handicap à l’exercice de tel ou tel métier. Mais si vous trouvez des termes associés à chacun des types (“l’aide à domicile” pour les ESFJ ou “l’architecte” pour l’INTP par exemple), il est nécessaire de les prendre avec de la hauteur pour y voir une orientation plus qu’une définition.

  D’ailleurs, le “typage” d’un individu peut parfaitement être biaisé par plusieurs facteurs.

   b) On a beau dire, l’âge ça compte !

   Le premier d’entre eux est tout simplement l’âge de cet individu. Avant 18 ans, on considère généralement qu’il est trop tôt pour attribuer de manière certaine, un type à une personne. En effet, d’un point de vue développement cérébral les spécialistes considèrent qu’un être n’est pas encore “fini”, comprenez que ses préférences neurologiques ne sont pas arrêtées. De plus, comme évoqué plus haut dans cet article, au cours de notre vie nous ne changeons pas de profil, mais nous évoluons.

   Qu’est ce qu’on entend par là ? Tout simplement, qu’en fonction du niveau de maturité de nos fonctions nous allons gagné en assurance dans certaines situations. En d’autres termes nous allons apprendre à utiliser toutes les cordes de notre arc.

   c) Attention aux émotions !

   Le niveau de stress également peut venir jouer les troubles fêtes dans la tentative de “typage” d’une personne. En effet, lorsque nous sommes déstabilisés par nos émotions, nos fonctions (c’est à dire certaines lettres de notre profil) peuvent s’inverser. Non pas du tout au tout, certes, mais sous l’emprise de stress un individu pourra abandonner temporairement ses préférences de fonctionnement neurologiques.  

   d) Tel père tel fils, vraiment ?

  Enfin, l’influence de la génétique sur le profil d’un individu est un écueil dans lequel de nombreux amateurs du MBTI peuvent tomber. Le fait d’avoir des parents de tel ou tel type ne vous conférera pas automatiquement tel ou tel profil MBTI. C’est important de le souligner et d’en avoir conscience car des personnes d’une même fratrie, ayant reçu la même éducation et ayant grandi dans le même milieu socioculturel pourront avoir des personnalités MBTI totalement différentes. 

Conclusion :

   Au final, on peut en conclure qu’à la vue du grand nombre de biais potentiels, il est très difficile voire hasardeux de se précipiter dans le typage. L’image perçue peut-être différente de celle réelle et c’est justement la raison pour laquelle les spécialistes avancent que seul un test avec une personne formée peut permettre de s’assurer à 100% de de l’appartenance à un profil.

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