Les 3 Déclics qui ont véritablement changé ma vie ! 😉😉😉

Les 3 Déclics qui ont véritablement changé ma vie ! 😉😉😉

Cet article participe à l’événement inter-blogueurs ” Les 3 déclics pour changer de vie” du blog fais briller tes étincelles”, un blog pour mieux vivre dans sa maison et se sentir plus connecté à soi.

Introduction

“Zadig ou la destinée”, de Voltaire, vous connaissez ? Pour moi, lire ce livre fut un véritable déclic… D’ailleurs, si je devais choisir n’en choisir qu’un pour partir sur un île déserte et bien je crois que ce serait celui là. Il traite de nos choix, de la providence et surtout du fait que comme dit le proverbe :

“A toute chose malheur est bon”.

Il faut entendre par là que quelques fois une infortune peut nous procurer des avantages que nous n’aurions pas eus sans elle. Et bien, sans faire de parallèles excessifs avec le héros de ce conte philosophique (ceux qui connaissent savent quels malheurs le personnage de Zadig a pu connaître au cours de sa vie), j’aime me dire que moi aussi à mon échelle, j’ai vécu je vis une existence incroyable !

N’y voyez pas de la prétention ou de la suffisance, mais quand je me retourne pour regarder ces 5 dernières années, je me dis que  Voltaire n’aurait pas écrit une plus belle histoire que la mienne 🙂.

1/ Une phase pas “cool” de ma vie

a) Des années à être diminué

Début de la trentaine, je suis en forme, j’ai un bon job, dans une société que j’apprécie, j’ai une vie heureuse et insouciante… Bref tout va bien. A tel point que les années défilent sans que je ne m’en rende vraiment compte. Je travaille beaucoup, j’aime ce que je fais, je ne compte pas mes heures et j’en oublie presque ma vie personnelle. Mais je m’en moque, ça me convient. J’évolue au sein de ma Société, mais alors que j’arrive à la moitié de la trentaine des premiers pépins commencent à apparaître… Oh pas grand chose, en tous cas pas de quoi m’alerter véritablement. Et puis, lentement ma santé va se dégrader sans que je m’en rende vraiment compte. Mes proches le voient et me le disent, certes, mais je ne les écoute pas. Après tout mon état n’est guère différent de celui que j’avais un mois auparavant…

b) Un diagnostic qui tombe et une opération

2014, j’ai 37 ans, et les petits troubles du quotidien se sont transformés en véritables handicaps. Physiques, d’une part, avec un corps que je maîtrise de moins en moins et psychologiques d’autre part, avec un moral régulièrement dans les chaussettes à broyer du noir. Ma joie de vivre, des années passées est bien loin derrière moi et je subis chaque journée sans y voir un intérêt véritable… Des médecins j’en ai consultés des tas ! Des spécialistes qui me disent que non, pour eux tout semble normal… Jusqu’au jour où une IRM de mon cerveau révèle une légère malformation. C’est bon ! Enfin j’entrevois la sortie du tunnel ! On a mis le doigt sur l’origine de tous mes maux.

J’ai enfin touché le fond je vais pouvoir remonter !

rien-arrive-par-hasard

c) La convalescence et la naissance de mon rêve, le premier déclic !

A la suite de l’opération, je passe une semaine à l’hôpital, alité, immobilisé ou presque, avec pour seules occupations : dormir, lire ou m’évader par mes pensées. Bien entendu, Zadig, sur ma table de chevet, me tenant compagnie 😊.

A ce moment, je ne le sais pas encore, mais cette semaine va se révéler être un électrochoc. C’est à ce moment là que j’ai vraiment réalisé à quel point la vie passait rapidement et que je ne pouvais plus me satisfaire de remettre la concrétisation de mes rêves à plus tard… Cette prise de conscience, fut sans aucun doute ce que je considère avoir été le premier grand déclic de mon existence !

Aujourd’hui encore je réalise à quel point avoir été contraint forcé de ne rien faire a été décisif ! Décisif, parce qu’outre le fait de pouvoir à nouveau faire des projets et de regarder devant, j’allais tout simplement mettre la première pierre de mon édifice : la construction de mon voyage en sac à dos !

Moi qui avais toujours été attiré par les grands espaces, par le désert, par le voyage, en un mot, par la liberté, je me suis mis en tête de tout faire pour concrétiser de quelque manière que ce soit mon rêve…

Effectuer le tour de l’Amérique du Sud en solo et en sac à dos !

2/ De la construction de mon projet à sa réalisation

a) La construction du voyage

Ce qui est génial, quand on se fixe un objectif, c’est qu’on ne se pose plus de question. Finalement, avec du recul, je dirais que c’est peut-être l’étape la plus importante. Si le but est clair, qu’il est suffisamment précis et surtout qu’il nous fait vibrer rien qu’en y pensant, on a toutes les chances de l’atteindre ! Le tout est de ne jamais douter et d’avoir la force de continuer jusqu’au bout.

ne-jamais-abandonner-pour-gagner

Après avoir repris mon travail, et ma vie d’avant, je me suis donc mis à construire mon voyage, lentement mais sûrement. Petit à petit, pierre après pierre je m’en suis rapproché. J’ai commencé par acheter des bouquins sur les pays que je comptais traverser. Puis, j’ai pris l’habitude de fréquenter des forums de voyageurs sur internet, commencé à imaginer l’itinéraire idéal qui allait me permettre de découvrir les “incontournables” du continent… Mais également le côté plus terre à terre : le budget, les contraintes administratives de chaque pays, le matériel dont j’allais avoir besoin…

Bref, je conservais ma détermination et j’avançais lentement certes… mais j’avançais dans la bonne direction ! Un peu comme le disait Abraham Lincoln…

doucement-mais-persévérer

Mais réaliser un tel projet, pour quelqu’un qui n’avait jamais voyagé seul, n’allait pas seulement nécessiter une préparation pratique et touristique ; le plus gros défit ne se situait pas dans le fait d’être capable de tracer un itinéraire qui allait me faire passer par le désert d’Atacama, par le Machu Picchu ou me faire traverser l’Amazonie… Ça, n’importe quel rêveur pouvait le faire de son salon. Le plus grand défi pour moi, allait être de prouver ma capacité à dépasser ma nature profonde et de vaincre ma peur de l’inconnu… ce qui me terrifiait !!!

b) Mieux me comprendre pour dompter mes peurs : Mbti et autres outils de développement personnel

Et donc, tout logiquement, en même temps que j’avançais sur la préparation de mon aventure, j’ai commencé à travailler sur ma personnalité. Mieux me comprendre pour identifier d’où me venaient mes peurs et surtout essayer de les surmonter.

C’est à ce moment-là, que le MBTI allait entrer en jeu !  Si vous ne savez pas ce qu’est le MBTI, c’est normal très peu de gens connaissent et pourtant ça va révolutionner le monde ! En deux mots, il s’agit d’un modèle issu entre autres des travaux de Carl Gustav Jung (disciple de Freud), qui aboutit à considérer 16 profils d’individus dans la Société. Ces 16 profils de personnalité, caractérisent les fonctionnements psychologiques humains selon leurs préférences neurologiques. Sur mon blog, j’explique justement comment par une meilleure connaissance de son propre fonctionnement, on peut s’accepter et gagner en confiance en soi.

faire-face-a-ses-peurs

Grâce à ce travail d’introspection, j’ai du me rendre à l’évidence que toutes les idées qui me terrifiaient, s’expliquaient tout bêtement par ce que j’appellerai “mon cablâge” neurologique naturel. En d’autres termes, mon cerveau me prédestinait plus à me complaire dans mes habitudes, qu’au fait de privilégier les prises de risques. Prendre conscience de cela, c’était déjà avoir fait 50% du chemin… Les 50% restants, allaient être le fait de travailler dans le concret, par des petites mises à l’épreuve pour “muscler” mon mental.

avoir-confiance-en-soi

c) Demander une année sabbatique à mon entreprise

Quand j’écris qu’une de mes caractéristiques majeures était ma trop grande prudence, cela s’appliquait également dans le domaine du travail, ou plus généralement dans le rapport que j’entretenais avec mon revenu. Je n’ai jamais été obsédé par l’argent, mais par contre j’ai toujours été obnubilé par le fait de me mettre à l’abri (on retrouve bien le besoin de sécurité), tant financièrement que d’un point de vue matériel.

L’expression qui résumait bien ma philosophie était :

“Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”

Et quand on comprend cela on peut imaginer à quel point, le fait de devoir “oser” demander une année sabbatique à mon employeur allait être compliqué pour moi. D’une part, cela impliquait que j’allais percevoir zéro salaire pendant les 11 mois de mon congé, mais en plus cela laissait planer un doute quant aux conditions de mon retour. Mais là encore, j’ai refusé de me laisser paralyser par mon naturel visant à énumérer toutes les raisons pour lesquelles cette démarche était périlleuse. Au lieu de cela j’ai préféré me concentrer sur tous les côtés positifs du fait de vivre une telle expérience en mettant de côté ma fichue raison ! L’adrénaline de l’aventure, les rencontres incroyables, les paysages dont j’avais toujours rêvés… et surtout la confrontation avec moi-même !

au-diable-la-sagesse-oser-prendre-des-risques

3/ Le tour de l’Amérique du Sud en sac à dos

a) Dompter mes peurs

Six mois, après l’acceptation de mon projet par ma Société, je me préparais enfin à m’envoler pour Buenos Aires, qui allait être le point de départ de ma grande boucle en sac à dos. 10 pays au programme, et un constat : plus la date du départ s’approchait, plus l’excitation remplaçait la peur.

En repensant à cette époque, aujourd’hui, je  me rends compte que l’élément qui a fait toute la différence a été le fait de passer à l’action.

agir-pour-réussir

Le fait d’agir, d’avancer, même lentement est le meilleur des remèdes pour chasser ses doutes. Cela agit naturellement et automatiquement sur la confiance en soi. Se prouver à soi-même qu’on avance, c’est flatter inconsciemment son estime de soi. On se prouve qu’on est capable de rendre concrètes des idées qu’on a imaginées. Comme le cerveau humain est une machine très perfectionnée, vous allez naturellement enclencher une spirale dynamique : avoir confiance – donc réussir- donc avoir confiance.

C’est exactement, cela que prône la technique dite, du Kaizen.

Ce processus hérité de la culture japonaise dite de “l’amélioration continue”, repose sur le fait d’enchaîner de petites tâches au quotidien pour aller progressivement vers son but. Et bien, c’est exactement la démarche que j’ai appliquée. Depuis le début de mon projet, je me suis toujours concentré sur le prochain pas, sur l’étape d’après, en l’associant à une quête permanente de développement personnel. Petit pas après petit pas, j’ai franchi tous les obstacles… Ne pas penser à l’avance au sommet de la montagne mais se focaliser sur la prochaine marche… Ce qui est formidable avec cette technique, est que l’on ne se voit même pas progresser tellement les efforts sont peu contraignants. Jusqu’au jour où on atteint le sommet…

pas-a-pas-atteindre-objectif

b) Profiter de l’instant présent

Une fois le pas franchi, une fois mes premières nuits en auberge de jeunesse passées, une fois le premier bus pris vers Cordoba, je pense que le pari était gagné à 90%. Désormais, j’avais FAIT et donc je pouvais REFAIRE. Je m’étais convaincu que moi aussi j’en étais capable. Il ne me restait plus qu’à profiter de l’aventure, non sans ressentir une petite pointe de stress, mais en étant pleinement conscient de la chance que j’avais d’être en train de vivre mon rêve.

Pour cela, pour vivre à 100% l’instant présent, j’ai utilisé un autre outil qui deviendra à coup sûr dans les années à venir, une habitude quotidienne de nos vies… La méditation !

Se recentrer sur soi, arrêter ou freiner notre cerveau qui ne cesse de penser, faire d’être présent ici et maintenant : ni dans le passé, ni dans le futur. Tout comme se laver les dents est devenu un acte banal et habituel, la méditation deviendra dans les années à venir une activité commune. A tel point qu’à la fin du XXI ème siècle on se demandera comment les gens du siècle précédent pouvaient, vivre en se passant de cet exercice mental quotidien.

C’est grâce à cet état d’esprit, grâce à cette démarche spirituelle que j’ai pu savourer chaque instant incroyable de mon voyage… Que ce soit lorsque j’ai dormi au cœur de l’Amazonie dans une cabane en bois, quand j’ai gravi le sommet à 5000 mètres de la montagne arc-en-ciel au Pérou, lorsque j’ai descendu le fleuve Amazone pendant 13 jours au Brésil ou lors de la traversée du désert des Lençois parsemé de vasques d’eau douce, j’ai systématiquement pris le temps de réaliser: réaliser où j’étais sur la planète, réaliser que j’avais imaginé ce moment, réaliser la chance que j’avais à cet instant précis !

image de confiance en soi dans le désert

c) Revenir comblé et changé, le second déclic

Mais malgré tous mes efforts pour me ramener en permanence à l’instant présent, je dois avouer que ce n’est véritablement que de retour en France que j’ai réalisé ce que j’avais accompli. Alors certes, sans doute que pour des tas de personnes une telle expérience n’a rien d’extraordinaire, mais pour moi qui étais terrifié par l’inconnu, ces 11 derniers mois représentaient un grand virage de mon existence. Ça a été le deuxième déclic de ma vie, car désormais je sais que tout est possible… Puisque j’ai réalisé l’impossible ! 🙂🙂

En comprenant mon fonctionnement, en travaillant mes points de faiblesse innés, j’ai construit mon avenir. Comme le disait un célèbre voyageur…

changer-son-futur-en-changeant-ses-habitudes

Désormais, je peux dire que “le monde m’appartient !”
Le-monde-est-à-vous

Conclusion : 3ème déclic, continuer sur ma lancée…

Mais me direz-vous, le titre de cet article parle bien de 3 déclics ?

Certes nous avons vu, la prise de conscience que nous ne sommes pas éternels et donc l’importance de se réaliser sans laisser filer le temps ; La prise de conscience que n’importe qui peut dépasser ses peurs à condition de comprendre son fonctionnement psychologique naturel… Et bien le troisième déclic dans mon cas s’est produit 4 mois après mon retour à ma vie normale.

Imaginez qu’en l’espace de 30 jours je suis passé de la liberté totale, a une vie rangée sans aucune surprise. Imaginez que j’ai remplacé les déserts, les forêts tropicales et les hautes montagnes par un bureau et un ordinateur. C’est ce choc si brutal, qui m’a forcé à donner un nouveau sens à ma vie.  Un nouveau déclic… Désormais, c’est décidé, je veux être libre et découvrir le monde ! pourquoi pas en devenant “blogueur” 😊😊😊 !

En n’oubliant pas que le chemin de la croissance d’un individu passe forcément par le fait d’affronter ses peurs. Ce n’est définitivement pas dans le confort que l’on grandit !

affronter-ses-peurs

Partager

3 réflexions au sujet de “Les 3 Déclics qui ont véritablement changé ma vie ! 😉😉😉”

  1. Magnifique🎉🎉🎉. Tu m as fait voyager et rêver. Franchement j aurai aimé que le passage de ton vécu en Amazonie, tes nuits dans les cabanes, soit plus long. Ordinaire pour des Aventuriers mais Extraordinaire pour moi. C est magnifique vers quoi t ont poussé tes déclics. Je partage ton process Nippon Kaizen de faire des petits pas sans relâche. C’est de cette façon que je travaille lorsque je me sens débordée par 1 Formation trop compliquée pour moi. La seule façon de ne pas abandonner. Oui, je vise la prochaine étape: du Day by Day. A bientôt Nico. Je vais visiter ton site pour apprivoiser ses peurs.

    • Merci Florence ! Tes commentaires me vont droit au cœur. Si ça t’intéresse, voici le lien vers le blog que j’ai tenu à jour pendant mes 300 jours en Amérique du Sud : https://gallinicolas1.wixsite.com/monsite
      Tu verras des article que j’avais écrits quand j’étais au Brésil en Amazonie :).
      A bien y réfléchir c’est là-bas que j’ai le mieux réalisé l’incroyable de ce voyage… Pour quelqu’un comme moi 🙂 .
      Au plaisir de futur échanges,
      Nicolas

    • Ahah ! Idem actuellement j’ai tellement de chose en tête pour mes projets que je commence un peu tout et n’avance pas vraiment… Je n’aime vraiment pas cette sensation. Du coup on va revenir aux fondamentaux ! 🙂

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.