La préférence de prise de décision : le Cœur ou la Logique

prise-de-décision

Préambule nécessaire :

Pour gagner en confiance en soi, il faut tout d’abord comprendre son propre fonctionnement. C’est en ce sens que nous allons décomposer ensemble toute votre “personnalité”. Ainsi vous allez être amené à vous auto-diagnostiquer, et vous allez vous rendre compte que votre schéma de fonctionnement physique et mental, est ancré en vous depuis votre naissance, qu’il est inné et que vous ne pouvez rien y faire… Enfin pas tout à fait, et c’est là que le MBTI prend toute sa valeur.

En améliorant la compréhension de votre propre fonctionnement, vous allez prendre conscience de certains mécanismes avec lesquels vous aviez toujours vécu et qui sont devenus naturels et automatiques pour vous. En comprenant et en acceptant que VOUS êtes fait comme cela, vous allez déjà commencer par vous enlever une charge mentale que vous perceviez peut-être même comme de la “culpabilité”. Vous êtes différent des autres, sur certains points mais c’est votre “cablage” à vous qui est comme ça. Vous n’êtes en rien coupable de quoi que ce soit.

La première étape est donc déjà de comprendre vos propres préférences de fonctionnement.

Pour rappel le MBTI regroupe l’ensemble des individus en 16 profils. Mais il est capital de savoir et d’accepter qu’il n’y a pas un de ces 16 “types” meilleur qu’un autre. En d’autres termes, ce n’est pas l’appartenance à telle ou telle groupe qui fera de vous quelqu’un de bien ou de mauvais.

Plusieurs preuves rationnelles peuvent en faire la démonstration. Sur les millions de nazis, statistiquement tous les types étaient représentés, idem pour les prix Nobel !

Le modèle inventé par Carl Jung ne fait que décrire votre mode de fonctionnement cérébral préféré, c’est à dire celui que vous allez choisir naturellement et prioritairement car vous vous sentez plus à l’aise. Ceci n’est pas conscient, en tous cas à l’origine, mais s’inscrit vraiment dans la nature profonde des individus.

Il y a donc 16 profils qui se composent tous de 4 lettres qui désignent chacune une caractéristique bien spécifique. Pour être puriste, il serait injuste de ne citer que Carl Jung comme père du modèle. En effet, si ce médecin psychiatre suisse a effectivement initié la démarche, nous devons à Myers Briggs (une mère et sa fille) le fait d’avoir complété le modèle en y rajoutant la 4ème lettre et toutes les “extensions” qui en ont découlé. Mais nous verrons cela par la suite.

Et donc un “type” se compose de 4 axes illustrés par 4 lettres. En résumé nous trouverons :

Le premier axe, définira la façon dont l’individu trouvera son énergie.

Le second, caractérisera la préférence de la personne pour recueillir l’information au quotidien

– La troisième, donnera des indications sur la manière privilégiée de réagir face à cette information c’est à dire la prise de décision

– Et enfin la dernière lettre, précisera le style de vie

Là où le modèle dépasse la simple addition de données c’est qu’il s’attache aux combinaisons et au relations qu’elles on entre elles… Mais ça ce sera pour un peu plus tard.

Après avoir vu précédemment le premier axe “d’énergisation”, puis celui de la préférence lors du recueil de l’information, nous allons nous pencher sur la troisième dimension du modèle, l’axe du mode de prise de décision de l’individu.

1) Les deux modes de prise de décision :

Chaque individu décide en utilisant à la fois son cœur et sa raison (c’est à dire les éléments factuels). Personne ne peut procéder en omettant complètement l’un ou l’autre et comme pour les axes précédents, on peut le schématiser sous la forme d’un curseur. Néanmoins, nous avons tous des préférences, qui sont également nos facilités pour “trancher”.

le cœur et la tête comme mode de décision

a) Le mode Feeling (F), c’est à dire avec le cœur :

Les personnes dites “Feeling”, c’est à dire privilégiant comme mode de prise de décision, la prise en considération de leurs émotions, schématiquement de leur cœur, chercheront avant tout à distinguer le bon du mal. Cette démarche faisant ainsi abstraction, en partie, d’éléments factuels.

Dans leur processus de prise de décision, ces personnes tendront à s’appuyer avant tout sur leurs valeurs personnelles tout en suivant leur sensibilité. Elles veilleront de manière générale à évoluer dans une ambiance chaleureuse et accorderont une certaine importance au regard des autres. Chez elles, le besoin de se sentir acceptées et considérées revêtira une importance cruciale. Dans leurs choix, elles chercheront toujours à partir de critères affectifs, l’utilisation de leur logique ne passant qu’après dans l’ordre de leur processus de décision.

En général les personnes privilégiant ce mode plutôt subjectif, seront très douées dans la gestion des relations personnelles et humaines. Elles mettront au cœur de leur processus de décision leurs valeurs, leurs impressions personnelles et rechercheront avant tout l’harmonie.

le cœur le feeling

b) Le mode Thinking (T) c’est à dire avec la tête, la raison :

Les individus qui auront une prédilection pour la logique, le rationnel, chercheront avant tout à distinguer le vrai du faux. Ils mettront de côté (ou presque) l’aspect émotionnel de la situation.

Dans leur processus de prise de décision, ils auront plutôt tendance à partir de faits tangibles, indiscutables. Ils chercheront toujours à partir de critères objectifs tout en analysant les causes et les effets. Leur but sera d’être le plus juste et efficace possible, en utilisant prioritairement (mais pas uniquement) leur tête. Le cœur passant après.

En général les personnes privilégiant ce mode plutôt objectif, seront douées pour analyser une situation et en tirer des ‘pour-actions’ indiscutables. Elles aimeront s’appuyer sur des règles ou des lois.

Notre schéma interne laissera ainsi plus de place à l’aspect émotionnel ou à l’aspect logique. Mais nous parlons, bien, ici des processus privilégiés par l’individu et non du résultat de sa décision (qui peut être le même que l’on utilise majoritairement son cœur ou sa raison).

la tête thinking la logique

2) Caractéristiques et distinctions entre les deux types de préférences :

a) Caractéristiques de ceux qui privilégient leur cœur (F) :

– ils seront naturellement impliqués dans la situation, ils vivent le moment (le ressentent) et c’est justement cette caractéristique qui leur confère cette faculté naturelle à faire régner l’harmonie.

– ils auront un sens des valeurs très développé

– ils auront une facilité pour se mettre à la place des gens et ressentir leurs émotions

– ils seront doués pour écouter et comprendre les gens

– dans une situation de jugement critique, les F commenceront spontanément par une appréciation positive avant d’aborder les problèmes qui fâchent.

Mais :

– ils auront du mal à être logique et analyser les faits avec recul (se laissant dominer par leur ressenti)

– Ils pourront paraître comme manquant de détermination (du fait de leur trop grande quête d’harmonie)

b ) Caractéristiques de ceux qui utilisent prioritairement leur tête (T) :

– prise de recul naturelle par rapport aux événements qui leur permet d’être impartiaux, de se baser sur les faits

– ils auront un esprit logique, rationnel qui aime s’appuyer sur des éléments indiscutables (A+B=C donc C-B=A)

– cet esprit leur permettra d’être au clair et alignés avec leurs pensées

– dans une situation de jugement critique, les T commenceront naturellement par corriger ce qui ne va pas et ensuite seulement en viendront à complimenter

Cependant :

– ils pourront donner une impression de froideur et de dureté dans leurs relations

– la fermeté les caractérisant pourra être interprétée comme une rigidité

– ils peuvent tomber dans un excès de compétition (par orgueil)

– s’ils prennent en considération les sentiments des autres, ce ne sera que comme un élément supplémentaire, un critère qui viendra étoffer leur liste d’informations leur permettant de “décider au plus juste”.

– ils pourront mettre du temps à ressentir leurs émotions

incompréhension entre un penseur et un sentimental

3) Quand un Thinking (T) rencontre un Feeling (F) :

a) Incompréhension n°1 : dans la manière de réceptionner “la critique”

Dans la façon d’entendre un jugement critique de l’autre, une première incompréhension peut apparaître. Tandis que l’individu T appréciera que son interlocuteur lui signale ce qu’il jugera être un point d’amélioration possible, le F, pour sa part, pourra se vexer en considérant qu’il est considéré comme, “pas à la hauteur” pour ne pas dire pire.

Dans ce cas précis, c’est au niveau de l’interprétation que se situe l’origine de l’incompréhension. Pour un T ce n’est pas lui qui est perfectible, c’est son action, son travail. Tandis que le F, prendra cette remarque personnellement en se sentant intimement jugé comme “pouvant mieux faire” (ou mauvais).

D’où l’importance d’adapter la forme de sa communication à la personne à qui l’on s’adresse tout simplement dans un but de motivation et d’efficacité. Un T pourra être troublé et décontenancé par une explication toute en rondeurs (lui qui attend du factuel) et un F, perdra ses moyens face à un discours trop franc et trop direct, qui ne s’embarrasse pas des formes.

adapter sa communication pour plus d'efficacité

b) Incompréhension n°2 : faire une mauvaise première impression

Certes, cet article parle des différences de mode de prise de décision. Mais comme tout un chacun, nous émettons au quotidien et continuellement des jugements sur ce qui nous entoure (les choses comme les êtres). C’est là que peuvent surgir également dès les premières minutes, ce que l’on pourrait appeler “traits de personnalité caricaturaux”. Ainsi une personne F, dans les premiers instants, pourra percevoir un individu T comme froid et hautain. Qui plus est, l’individu F interprétant le moindre jugement comme une critique personnelle, l’image condescendante du T n’en sera que renforcée.

A l’inverse, le F sera perçu aux yeux du T comme quelqu’un de faible, trop sensible et donc facilement influençable. Et s’il cherche trop à éviter le conflit et à utiliser sa “force empathique”, il ne fera qu’appuyer l’image de quelqu’un incapable de surpasser ses sentiments…

Il y a donc un gros risque à enfermer l’autre dans une case qui n’est en fait qu’une facette prononcée de ce qu’il est.

c) Incompréhension n°3 : dans le comportement adopté en présence de l’autre

“La tolérance, c’est l’attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser ou d’agir différente de celle qu’on adopte soi-même”.

Sans cet effort, de la part de chaque partie, on se retrouvera rapidement dans des situations de tensions et d’incompréhension. Un T devra prendre conscience qu’en présence d’une personne F, il devra éviter de s’opposer trop frontalement pour provoquer une discussion de points de vue (même si cela l’intéresserait sincèrement d’échanger des arguments). Apprendre à gérer la sensibilité de l’autre passera par des étapes contre-intuitives pour lui, mais nécessaires comme le simple fait d’atténuer le “conflit d’idées” par des formulations telles : “je vois ce que tu veux dire, mais personnellement je vois les choses différemment”… plutôt que “Non je ne suis pas d’accord, parce que pour moi…”.

incompréhension entre un penseur et un sentimental

De son côté, la personne F si elle veut elle aussi améliorer sa communication et le ton de son échange avec un individu T, pourra par exemple éviter (en forçant sa nature) de rester dans le flou sans trop s’affirmer. Contrairement à ce qu’elle pense, une réponse franche et directe (même si elle va à l’encontre de l’opinion émise par son homologue) aura le mérite de la clarté, ce qu’apprécient tant les personnes Thinking”.

En synthèse, le compromis entre les deux attitudes porte un nom, il s’agit de l’assertivité, c’est à dire une main de fer dans un gant de velours. Etre capable d’exprimer ses idées et opinions sans dévier de son but, mais en y mettant de la rondeur.

Conclusion :

Nous venons, donc de détailler la troisième dimension du modèle MBTI de Carl Gustav Jung, celle de la prise de décision. Nous avons tous les deux fonctionnements en nous mais forcément aussi, une prédilection intrinsèque. Cependant, il est nécessaire de prendre du recul quant à certains raccourcis… Tout comme il ne faut pas confondre la préférence pour le “F”, avec la préférence pour les “émotions pures”, il est erroné d’assimiler le réflexe d’utiliser la fonction “T”, à l’intelligence. Ce sont juste des “cablages” de cerveau, qui sont innés, et qui font que nous réagirons de telle ou telle manière. Rien de plus.

Prise-de-décision

La préférence pour recueillir l’information : Sensation ou Intuition

SENSATION versus INTUITION MBTI

Préambule nécessaire :

Pour gagner en confiance en soi, il faut tout d’abord comprendre son propre fonctionnement. C’est en ce sens que nous allons décomposer ensemble toute votre “personnalité”. Ainsi vous allez être amené(e) à vous auto-diagnostiquer, et vous allez vous rendre compte que votre schéma de fonctionnement physique et mental, est ancré en vous depuis votre naissance, qu’il est inné et que vous ne pouvez rien y faire… Enfin pas tout à fait, et c’est là que le MBTI prend toute sa valeur.

En améliorant la compréhension de votre propre fonctionnement, vous allez prendre conscience de certains mécanismes avec lesquels vous aviez toujours vécu et qui sont devenus naturels et automatiques pour vous. En comprenant et en acceptant que VOUS êtes fait(e) comme cela, vous allez déjà commencer par vous enlever une charge mentale que vous perceviez peut-être même comme de la “culpabilité”. Vous êtes différent(e) des autres, sur certains points mais c’est votre cablage à vous qui est comme ça. Vous n’êtes en rien coupable de quoi que ce soit.

La première étape est donc déjà de comprendre vos propres préférences de fonctionnement.

Pour rappel le MBTI regroupe l’ensemble des individus en 16 profils. Mais il est capital de savoir et d’accepter qu’il n’y a pas un de ces 16 “types” meilleur qu’un autre. En d’autres termes, ce n’est pas l’appartenance à telle ou telle groupe qui fera de vous quelqu’un de bien ou de mauvais.

Plusieurs preuves rationnelles peuvent en faire la démonstration. Sur les millions de nazis, statistiquement tous les types étaient représentés, idem pour les prix Nobel !

Le modèle inventé par Carl Jung ne fait que décrire votre mode de fonctionnement cérébral préféré, c’est à dire celui que vous allez choisir naturellement et prioritairement car vous vous sentez plus à l’aise. Ceci n’est pas conscient, en tous cas à l’origine, mais s’inscrit vraiment dans la nature profonde des individus.

Il y a donc 16 profils qui se composent tous de 4 lettres qui désignent chacune une caractéristique bien spécifique. Pour être puriste, il serait injuste de ne citer que Carl Jung comme père du modèle. En effet, si ce médecin psychiatre suisse a effectivement initié la démarche, nous devons à Myers Briggs (une mère et sa fille) le fait d’avoir complété le modèle en y rajoutant la 4ème lettre et toutes les “extensions” qui en ont découlé. Mais nous verrons cela par la suite.

Et donc un “type” se compose de 4 axes illustrés par 4 lettres. En résumé nous trouverons :

– Le premier axe, définira la façon dont l’individu trouvera son énergie.

– Le second, caractérisera la préférence de la personne pour recueillir l’information au quotidien

– La troisième, donnera des indications sur la manière privilégiée de réagir face à cette information

– Et enfin la dernière lettre, précisera le style de vie

Là où le modèle dépasse la simple addition de données c’est qu’il s’attache aux combinaisons et aux relations qu’elles ont entre elles… Mais cela sera pour un peu plus tard.

Après avoir vu précédemment le premier axe “d’énergisation” dans cet article, nous allons nous pencher sur le second qui permet selon le modèle de Carl Gustav Jung, de déterminer la préférence de l’individu pour recueillir ses informations.

 

 

1) Les deux modes de recueils de l’information :

Il existe donc deux modes de recueil de l’information, mais il est important de savoir que nous disposons tous de ces deux modes. Simplement, chaque individu aura une prédilection plus ou moins marquée pour l’un ou l’autre.

Sensitifs versus Intuitifs MBTI

 

a) Le mode Sensitif (S) :

Le premier est basé sur les 5 sens de l’être humain. La Sensation, puisque c’est son nom, va s’appuyer sur le toucher, l’odorat, le goût, la vue et l’ouïe. Certains individus, que l’on désignera par la lettre S, auront pour préférence le fait de capter l’information dont ils ont besoin, via ce canal de manière privilégiée, ce qui ne veut pas dire de manière exclusive.

Avec la Sensation nous utiliserons un processus analytique, qui rendra les individus privilégiant le recueil via leurs 5 sens beaucoup plus factuels, et dans le concret. Ce sont des personnes que l’on pourra parfois qualifier de “terre à terre”. La personne S aura naturellement tendance à répondre de façon très directe, sans grande prise de recul. C’est d’ailleurs un premier indice pour les reconnaître.

Autre signe distinctif qui trahira un Sensoriel, il se perdra dans les détails… Lorsqu’il racontera une histoire, il s’attachera a bien mentionner une multitudes de précisions pas forcément capitales à la compréhension du message, mais que lui personnellement, se sentira obligé de mentionner.

Par exemple pour décrire sa fin de semaine il dira : “Le week-end dernier, nous sommes allés, ma femme, moi, ainsi que nos deux enfants, à la mer. Nous sommes partis vers 9H15 et avons roulé 55 minutes pour atteindre la plage. Arrivés sur place, les enfants ont joué au ballon (ils ont fait un volley ball dans le sable avec 3 autres petits). Quant à ma femme, elle s’est d’abord baignée un peu avant de bronzer au soleil. Pour ma part, j’ai nagé pendant 1 heure et 15 minutes dans une eau à 20°, avant d’aller acheter à manger à la baraque à frites située à 500 mètres à pieds.”

le concret des 5 sens du Sensitif S

 

b) Le mode iNtuitif (N) :

Pour désigner les intuitifs, il est communément admis d’utiliser la lettre N (et non la lettre I déjà utiliser pour désigner les Introvertis). A la différence des sensitifs, les intuitifs vont plutôt se servir de leur sixième sens pour pressentir l’information. Ils la recueillent donc de manière plus abstraite. Ils se distinguent d’ailleurs des S, par leur vision conceptuelle et très imagée des choses. A première vue ils semblent également plus réfléchis et moins réactifs .

Ils abordent les situations dans leur globalité et ne s’encombrent pas des détails… Ils se projettent directement vers la finalité sans forcément s’attacher aux étapes pour parvenir à la conclusion. Pour eux c’est une perte de temps et d’énergie de s’attacher à de telles descriptions.

Par exemple pour décrire son dernier week-end l’intuitif dira plutôt : “Nous sommes allés à la mer et avons mangés sur place, les enfants se sont bien amusés et nous, nous nous sommes bien détendus”.

l'aspect conceptuel de l'intuitif N

 

2) Caractéristiques et distinctions entre les deux types de préférences :

a ) Traits de caractère des S :

– Ils vivent excessivement dans le présent ce qui les rend très pragmatiques (“dans notre situation il ne sert à rien de s’imaginer telle ou telle issue, agissons ici et maintenant du mieux possible pour le reste nous verrons par la suite”). Ceci les empêche de se projeter dans le futur et d’avoir une vision globale

– Ils adorent les détails (ils risquent de s’y perdre)

– le fait de recueillir l’information avec ses 5 sens fait qu’ils utiliseront beaucoup leurs mains (autant dans leurs activités que pour parler et décrire une situation)

– Ils seront très à l’aise dans la répétition d’actions… Plus un S fait quelque chose plus il gagne en efficacité

– Ils ont le sens du pratique et moins de l’esthétique (“peu importe que ce soit laid, ça fonctionne”)

– Ils aiment le concret ; A l’instar de Saint Thomas ils ne croient que ce qu’ils voient ; Ils sont factuels, aiment la précision et la véracité liées aux actes concrets “indémontables”. Pour eux, cela fait partie de l’efficacité, en ce sens où l’autre ne pourra que mieux comprendre si on lui donne un maximum de détails.

– Ils apprendront beaucoup plus facilement étape par étape. En deux mots, ils ont un mode d’apprentissage très scolaire. A leurs yeux, c’est rassurant car ils mesurent au fur et à mesure les résultats de manière concrète (pour voir si ça marche). De même ils feront ces démonstrations en exposant les faits, en structurant énormément leurs présentations et en n’omettant aucun détail ! Les Sensitifs seront moins à l’aise dans un environnement comme celui de l’université qui demande beaucoup d’autonomie et qui met moins l’accent sur un suivi personnalisé.

– Ils seront très à l’aise dans les tâches répétitives. Plus ils effectueront une même action et plus ils seront efficaces tant en précision qu’en rapidité.

– Ils préfèrent perfectionner jusque dans le moindre détail (parfois inutilement) plutôt que d’inventer quelque chose de nouveau

A NOTER que cette fonction S peut avoir deux polarités : soit extravertie tournée vers le monde extérieur, soit introvertie c’est à dire orientée vers l’intérieur de la personne.

se perdre dans les détails versus prendre de la hauteur

 

b) Caractéristiques des N :

– Ils aiment les métaphores pour décrire leurs idées. Cela rejoint leur volonté d’aller droit au but dans le sens où pour eux une image vaut mieux que de très longs discours… Autant dans ce qu’elle représente dans la Société, que les valeurs qu’on lui attribue pour dépasser la simple signification (à leurs yeux un symbole est plus puissant).

– Ils aiment la nouveauté, se projeter vers les possibilités nouvelles (Léonard de Vinci est le meilleur exemple d’un N qui imaginait des machines avec 500 ans d’avance). A la différence des S, ils n’auront aucun mal à s’ouvrir à des possibilités jamais testées.

– Ils sont à l’aise avec l’imaginaire, l’abstrait, le conceptuel car cela renvoie à un champ infini de possibilités.

– De même, là où le Sensitif est très dans le détail, l’intuitif, lui, prend beaucoup plus de hauteur pour aborder les situations de manière plus globale (sans s’encombrer des fioritures).

– Ils préfèrent inventer et créer de la nouveauté plutôt que de chercher à améliorer un modèle existant (mais pas forcément d’eux)

– Ils seront très à l’aise pour effectuer des taches nouvelles, à la différence des Sensitifs. Par contre, dans la répétition ils perdront progressivement leur motivation et leur efficacité.

A NOTER que comme pour les sensitifs, la fonction N peut soit être tournée vers le monde extérieur, soit orientée vers l’intérieur de la personne.

intuitif et sensitif

 

3) Quand un Sensitif rencontre un Intuitif :

a) Incompréhension n°1 = la première impression :

Les intuitifs à force d’être constamment dans leurs pensées, élaborant des théories et se référant à des concepts pourront paraître aux yeux des S comme des êtres hautains, prétentieux, qui se donnent de la contenance de manière superficielle. A l’inverse, ces derniers, s’ils ne dépassent pas la première impression qu’ils en ont, considéreront les Sensitifs comme des êtres toujours au ras des pâquerettes, ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez et donc peu évolués.

b) Incompréhension n°2 = le matérialisme :

L’aspect terre à terre des Sensitifs, peut certes les faire passer aux yeux des N comme des personnes avançant avec des œillères, mais une autre différence majeure pouvant être à l’origine d’incompréhension, est leur tendance au matérialisme. Les Sensitifs pourront être perçus comme très attachés aux choses, avec parfois la peur de manquer et donc toujours l’envie de posséder (inconsciemment pour être à l’abri du besoin)… A l’inverse, aux yeux d’un S les intuitifs ne seront pas perçus comme des personnes fiables dans la gestion (d’un budget par exemple). N’étant pas intéressés par les détails, les Intuitifs n’auront aucune rigueur dans le respect des règles et des limites à ce niveau là.

c) Incompréhension n°3 = la prise de hauteur :

Quand le S se perdra dans les détails le N perdra sa concentration et ne comprendra pas cette façon de fonctionner en rentrant trop dans des précisions inutiles.

Quand le N ira trop vite au résultat, le S pourra perdre le fil et sera incapable de reproduire un process qui ne lui a pas été expliqué avec précision.

Et si le N ne semble pas comprendre, le S accentuera encore plus en donnant toujours plus de détails persuadé que c’est ce qui fait que son interlocuteur N n’a pas encore compris. A l’inverse l’intuitif risquera d’être déstabiliser par le Sensitif qui semble ne pas assimiler ses explications pourtant brèves.

 

incompréhension entre deux personnes de types différents

 

Conclusion :

En bref, le mode de recueil de l’information, tout comme la manière dont l’être humain trouve son énergie est une caractéristique innée. La compréhension et l’acceptation qu’un fonctionnement différent du notre puisse exister pousse naturellement à la tolérance et à l’ouverture d’esprit. Mais cela peut également nous permettre de nous “rassurer”. Nous sommes peut-être différent(e)s mais cela est ancré en nous depuis notre naissance. L’autre n’est pas meilleur que moi parce qu’il est différent.

L’origine de l’énergie: Extravertion ou Introvertion

énergie MBTI

Préambule nécessaire :

Pour gagner en confiance en soi, il faut tout d’abord comprendre son propre fonctionnement. C’est en ce sens que nous allons décomposer ensemble toute votre “personnalité”. Ainsi vous allez être amené(e) à vous auto-diagnostiquer, et vous allez vous rendre compte que votre schéma de fonctionnement physique et mental, est ancré en vous depuis votre naissance, qu’il est inné et que vous ne pouvez rien y faire… Enfin pas tout à fait, et c’est là que le MBTI prend toute sa valeur.

En améliorant la compréhension de votre propre fonctionnement, vous allez prendre conscience de certains mécanismes avec lesquels vous avez toujours vécu et qui sont devenus naturels et automatiques pour vous. En comprenant et en acceptant que VOUS êtes fait(e) comme cela, vous allez déjà commencer par vous enlever une charge mentale que vous perceviez peut-être même comme de la “culpabilité”. Vous êtes différent(e) des autres, sur certains points mais c’est votre câblage à vous qui est comme ça. Vous n’êtes en rien coupable de quoi que ce soit.

La première étape est donc déjà de comprendre vos propres préférences de fonctionnement.

Pour rappel le MBTI regroupe l’ensemble des individus en 16 profils. Mais il est capital de savoir et d’accepter qu’il n’y a pas un de ces 16 “types” meilleur qu’un autre. En d’autres termes, ce n’est pas l’appartenance à tel ou tel groupe qui fera de vous quelqu’un de bien ou de mauvais.

Plusieurs preuves rationnelles peuvent en faire la démonstration : sur les millions de nazis, statistiquement tous les types étaient représentés. Il en est de même pour les Prix Nobel, d’un point de vue arithmétique tous les profils MBTI apparaissent !

Le modèle inventé par Carl Jung ne fait que décrire votre mode de fonctionnement cérébral préféré, c’est à dire celui que vous allez choisir naturellement et prioritairement car vous vous sentez plus à l’aise. Ceci n’est pas conscient, en tous cas à l’origine, mais s’inscrit vraiment dans la nature profonde des individus.

Il y a donc 16 profils qui se composent tous de 4 lettres qui désignent chacune une caractéristique bien spécifique. Si l’on est être puriste, il serait injuste de ne citer que Carl Jung comme père du modèle, d’ailleurs. En effet, si ce médecin psychiatre suisse a effectivement initié la démarche, nous devons à Myers Briggs (une mère et sa fille) le fait d’avoir complété le modèle en y rajoutant la 4ème lettre et toutes les “extensions” qui en ont découlé. Mais nous verrons cela par la suite.

Et donc un “type” se compose de 4 axes illustrés par 4 lettres. En résumé nous trouverons :

– Le premier axe, qui définira la façon dont l’individu trouve son énergie.

– Le second, qui caractérisera la préférence de la personne pour recueillir l’information au quotidien

– La troisième, pour sa part donnera des indications sur la manière privilégiée de réagir face à cette information

– Et enfin la dernière lettre, elle, précisera le style de vie

Là où le modèle dépasse la simple addition de données c’est qu’il s’attache aux combinaisons et au relations qu’elles ont entre elles… Et c’est que cela devient incroyable presque magique tellement c’est bluffant ! Mais nous verrons cela un peu plus tard…

Cette introduction terminée, nous pouvons nous pencher sur le premier axe : celui de l’énergie.

1/ Les origines de l’énergie :

Selon le modèle MBTI, l’énergie d’une personnes pourra provenir de deux origines. Il s’agit en fait des deux pôles de la psyché, c’est à dire de l’ensemble des phénomènes et des processus mentaux caractérisant l’esprit d’un être. Cette orientation sera soit tournée vers le monde du “dehors” (Extravertie = E), soit tournée vers celui du “dedans”, de l’intérieur de l’individu (Introvertie = I).

MBTI extraverti énergieMBTI introverti énergie

Pour illustrer de manière concrète ce que cela donne dans la vie de tous les jours, les personnes dites E auront tendance à puiser toute leur énergie et exprimeront leurs actions dans le monde du dehors. Lors d’une fête, ce genre de personnes gagnera en vigueur si il est très entouré, qu’il discute, danse et qu’il interagit avec d’autres personnes. A l’inverse, une personne dite I, dans ce même événement, pourra également gagner en ressources mais elle le fera de toute autre façon. Dans une fête, elle cherchera plutôt à discuter avec un nombre restreint d’amis et aura plutôt tendance à s’échapper de temps en temps pour s’isoler de la musique et de toute l’agitation de la foule.

MBTI extraverti versus Introverti

Ainsi les deux profils, extraverti et introverti, pourront profiter d’une même activité mais ils le feront d’une manière qui leur est propre.

Cependant, personne n’est complètement Extraverti ou Introverti. L’un comme l’autre aura besoin d’isolement par moment, simplement une personne I en aura besoin plus souvent.

On peut imaginer cela sous la forme d’un curseur qui serait propre à chacun.

curseur mbti énergie

2/ Deux schémas d’apprentissage opposés :

Si l’on continue à exposer les différences entre ces deux “tendances”, on peut dire que si un Extraverti priorise l’action à la réflexion, l’Introverti, pour sa part tend plutôt à faire l’inverse. Ils peuvent faire les mêmes activités, mais les feront avec des schémas d’apprentissage radicalement inverses.

Pour les Extravertis ce sera donc : Action => Réflexion => Action

Tandis que pour les Introvertis on aura : Réflexion => Action => Réflexion

mode d'action Extraverti vs Introverti

Les Introvertis préféreront comprendre le monde avant de l’aborder.

L’Extravertis :

– pense à haute voix, à besoin de parler pour construire sa réflexion (faites le test de rester 5 minutes sans parler en présence d’une autre personne…) de ce fait, et du fait de sa spontanéité son discours est changeant et pas toujours cohérent.

– Un conseil que l’on peut leur donner est de tourner 7 fois leur langue dans leur bouche avant de parler.

– A besoin d’être entouré de beaucoup de personnes pour s’énergiser

– Est très sociable, s’exprime sans retenue et va vers les autres

– Est naturellement attiré par les nouvelles personnes qui sont à ses yeux de nouveaux amis potentiels

– Préfère la foule aux relations en petit comité

– Sociable

– Il est assez impatient

– Il parle beaucoup et tout le temps et de sujets très variés

– Il n’est pas à l’aise dans le silence

– Il aime le contact surtout quand il n’est pas prévu

– Il brise facilement la glace et a un talent pour établir les relations

L’Introvertis :

– lui ne parle qu’après avoir mûrement réfléchi et ne revient pas ou peu sur les idées qu’il a exprimées.

– Réservé

– A plutôt tendance à s’isoler pour se concentrer sur lui-même

– Assez réservé (à ne pas confondre avec timide !) et posé

– Préfère avoir peu d’amis mais bien les connaître

– Préfére les relations en petit comité à la foule

– Il apprécie les ambiances calmes

– Il perd toute son énergie au sein d’une foule

– Il n’aime pas les surprises impromptues

– Aime écouter plus que parler

– Aime parler de ce qu’il connait et de ce qu’il aura réfléchi

– Son talent est d’approfondir la discussion ainsi que les relations

mbti peurs des introvertis

3/ Deux manières différentes de s’exprimer:

a) Expression orale versus expression écrite :

Sur la plan des préférences d’expression également, les deux types se distinguent. Tandis que les Extravertis utiliseront volontiers la communication orale (plus directe, spontanée et immédiate), les Introvertis, pour leur part, seront plus à l’aise dans la communication écrite qui permet d’exprimer ses idées intérieures et à un rythme plus lent.

Toutes ces différences profondes de fonctionnement peuvent donc être des obstacles à une bonne communication entre un Extraverti et un Introverti. Le premier, s’il pense que tout le monde fonctionne comme lui attendra que son interlocuteur Introverti continue à développer ses pensées et ne comprendra pas pourquoi, il arrête si tôt sa démonstration. Quant à l’Introverti, pour sa part, il trouvera l’Extraverti terriblement brouillon à faire tant d’allers retours dans ses explications et aura presque l’envie de ne lui demander de développer son idée qu’une fois qu’il l’aura bien réfléchie.

De ce fait, un Extraverti pourra poser plusieurs fois la même question à un Introverti, faisant preuve d’une certaine impatience, pensant que ce dernier ne l’a pas entendu puisqu’il ne lui a pas répondu. D’où le conseil que l’on peut donner aux I qui se retrouveraient en discussion avec un E, d’accuser réception du message en prononçant ces simples mots “ok j’ai entendu ton message”, pour se laisser le temps de réfléchir à la réponse.

b/ Comment chacun perçoit l’autre ?

Aux yeux des E les I paraissent généralement “lents” et à l’inverse les I percevront les E comme agités et brouillons.

Comme évoqué au début de l’article, nous ne sommes jamais constamment E ou I et il n’y a pas une bonne et une mauvaise façon de s’énergiser. Cependant pousser à l’extrême une polarité, quelle qu’elle soit, n’est jamais bon pour l’individu. Une personne excessivement tournée vers le monde extérieur pourra être perçue comme “nerveuse” et “instable”, tandis que dans l’autre sens une personne trop fortement tournée vers elle même, sera cataloguée parmi les “complexés”.

Tout est en fait une question de maîtrise et de dosage. Ne pas aller trop loin au risque de tomber dans la futilité et la simplicité pour les Extravertis et ne pas trop se renfermer pour les Introvertis afin d’éviter l’écueil de l’inhibition et de la personne antisociale par excellence.

c/ En synthèse :

Comme l’écrivent CAUVIN et CAILLOUX dans leur ouvrage “Deviens qui tu es” :

“Si vous ne savez pas ce que pense un extraverti, c’est que vous ne l’avez pas écouté, car il a probablement déjà verbalisé ; si vous ne savez pas ce que pense un introverti, c’est que vous ne lui avez pas demandé, car il y a peu de chance pour qu’il le dise sans cela.”

D’un point de vue statistique, la population se subdivise à 50/50 entre les deux lettres, mais il est intéressant de se poser la question de la nature des personnes qui nous entoure. Imaginez le calvaire quotidien d’un Introverti qui évoluerait dans une famille d’Extravertis… Il sera obligé de s’isoler fréquemment pour se ressourcer et ne comprendra pas pourquoi “autant d’agitation anime les autres membres de la famille”. A l’inverse, un Extraverti isolé au sein d’une maison d’Introvertis, aura du mal à accepter le silence et le calme général qui règne dans le foyer, et pourquoi tous les autres membres privilégient la lecture à un jeu de société ou une activité en commun.

CONCLUSIONS :

Comprendre cette première distinction entre les individus est déjà un premier pas vers la tolérance, l’acceptation de l’autre et aussi la confiance en soi. Je ne suis peut-être pas anormal, je suis juste différent dans mon fonctionnement intrinsèque.

Donc, nous venons de voir que nous  avons tous une première préférence sur le plan de la façon de nous ressourcer.

Mais ce n’est qu’une préférence et on peut parfaitement travailler (améliorer) son fonctionnement par une prise de conscience et l’acceptation de sa nature et de celle des autres… Le savoir c’est déjà énorme, et l’on peut grandir en prenant du recul sur nos actes de tous les jours.

différences mbti entre Extraverti et Introverti

On peut aussi gagner en assurance en acceptant ses propres préférences et en se disant qu’après tout, on est comme la moitié de la population à ce niveau là 🙂

Comment le MBTI va révolutionner le monde !

cerveau

Introduction au MBTI :

   Avant de débuter cet article, je me dois d’être transparent. Je ne prétends pas apprendre à des “spécialistes du MBTI” quoi que ce soit. J’insiste même en rappelant que la philosophie de ce blog est surtout de vulgariser un “outil” qui peu changer des vies. C’est pourquoi j’ai écrit la présentation du modèle ci-après, en utilisant des mots simples mais compréhensibles.

   Donc, si je devais expliquer en une phrase, ce qu’est le MBTI, je le résumerais en “un outil d’évaluation psychologique qui catégorise la population en 16 profils, communément appelés types”. Chacun de ces types, renvoie à un fonctionnement neurologique qui détermine les préférences d’un individu dans la façon de “s’énergiser”, dans la façon de recueillir les informations de son environnement, de réagir à ces mêmes informations et enfin (apport de Briggs Myers aux travaux de Jung) de son “style de vie”. Ce dernier, renvoie directement au rapport que chacun entretient avec le monde extérieur. 

   D’un point de vue historique, il tire son nom de ses fondateurs et fondatrices. En effet, si à l’origine de tout on trouve Carl Gustav Jung (disciple de Freud), par la suite ce sont Katerine Cook Briggs et sa fille Isabel Briggs-Myers qui complétèrent et développèrent le modèle… Pour aboutir véritablement à ce que l’on nomme aujourd’hui le Myers Briggs Type Indicator (MBTI).

Carl Gustav Jung portraitBriggs Myers

   Au final, le développement complet de toutes ces théories a eu lieu au cours du XXème siècle. On peut donc considérer le modèle comme très jeune. A aujourd’hui, il est plus communément utilisé aux Etats-Unis (son pays d’origine) et de plus en plus de cabinets de recrutement l’utilisent.

Histoire du MBTI

 

1) Préambule nécessaire pour bien appréhender cet “outil” :

    a) 16 “Types” pour 8 milliards d’êtres humains !

   16 types ne veut pas dire qu’on met les gens dans des cases. Il y a presque 8 milliards d’individus sur terre et nous sommes tous différents. Mais, comme tout le monde s’entend sur le fait qu’il y a des droitiers et des gauchers, il faut comprendre que le modèle MBTI ne fait que référence à des préférences. Affirmer qu’une personne préfère écrire de la main droite, ne signifie pas que l’on catalogue cette personne. Simplement, cela indique que cette personne sera plus à l’aise avec cette main qu’avec la gauche. D’ailleurs, un droitier sera capable d’écrire de la main gauche, mais il le fera moins vite, cela lui demandera plus d’efforts (ce sera “pénible”), et surtout il le fera moins bien. Et bien c’est exactement pareil avec le modèle psychologique du MBTI. Dire que je suis T (Thinking par opposition à Feeling), ne signifie pas que je n’ai pas de cœur. Simplement, je serai plus dans mon élément à prendre mes décisions en utilisant ma logique plutôt qu’en écoutant mes émotions. Ce n’est pas ou tout l’un ou tout l’autre. Il faut plus voir ça comme un curseur que nous aurions tous sur chacun des axes… Pour chaque axe, nous sommes en quelque sorte crédité d’un pourcentage.

curseurs MBTI

 

   b) On garde le même “Type” toute sa vie mais on progresse !

   Il est important de savoir qu’une personne ne peut pas changer de type au cours de son existence. Et oui ! Une personne pourra y mettre toute la meilleure volonté du monde, son “type” s’affirmera aux alentours de ses 18 ans et elle n’en changera plus jusqu’à la fin de sa vie. Cependant, il est tout à fait possible de travailler ses fonctions !

   Les “fonctions naturelles” comme celles avec lesquelles nous avons plus de mal. Et c’est là même, que se situe tout l’intérêt du MBTI. Si je suis F, c’est à dire que je prends plus naturellement mes décisions en écoutant mon cœur, plutôt qu’en faisant appel à ma logique,  je peux m’entraîner à forcer quelque peu mon fonctionnement naturel.

   Mais le premier pas vers une telle démarche est déjà d’en avoir conscience et de l’accepter. Comme dans la vie de tous les jours, avoir conscience d’un problème est déjà la première étape avant de trouver une solution. Et bien là, c’est exactement la même chose. Le fait d’avoir conscience qu’en situation de prise de décision (que ce soit pour le choix d’un plat au restaurant ou pour l’achat d’une maison) je serais naturellement enclin à écouter mes émotions, est déjà une formidable avancée. En me connaissant, j’aurais peut-être le réflexe de prendre un temps de recul… et ainsi à me forcer à analyser les critères plus rationnels. “Ok le vendeur de la maison m’est sympathique, ok la demeure me rappelle de bons souvenirs d’enfance… mais le prix est un peu élevé”.

  Au fil de notre vie, nous allons naturellement développer nos fonctions : la secondaire, la tertiaire et l’inférieure, c’est à dire développer les fonctions “moins naturelles” de notre personnalité. Si je devais me risquer à prendre une image pour illustrer cette idée, je pourrais prendre l’exemple d’un écolier. Imaginons qu’il soit naturellement doué en mathématiques, un peu moins en histoire et ayant des difficultés en orthographe. Et bien au cours de sa scolarité, il restera quoi qu’il arrive plus à l’aise avec les chiffres qu’avec les dictées, mais en lisant des bouquins, en apprenant des règles de grammaire et de conjugaison il pourra progresser en français.

   En bref, chaque individu a un fonctionnement neurologique préférentiel, mais cela n’empêche pas que chaque individu est unique et qu’il évolue au cours de sa vie.

cerveau

 

2) Bénéfices que l’on peut tirer du MBTI :

   a) La connaissance de soi :

  Le premier bénéfice que l’on peut attribuer à la connaissance de soi (via le MBTI ou une autre méthode), est donc déjà l’accélération du processus naturel d’évolution de l’être humain. En d’autres termes, gagner en expérience plus rapidement !

Carl Gustav Jung

   b) L’acceptation de soi :

   Le second serait selon moi, l’acceptation de soi. Personnellement, je me souviens qu’à la lecture de la description de mon profil, après avoir été bluffé par l’exactitude des précisions mentionnées, j’avais ressenti une forme de soulagement. Soulagement, car j’avais compris que ce que je prenais pour des “tares” étaient souvent intrinsèque à mon fonctionnement. Que ce soit l’aversion pour le conflit ou le manque de prise de hauteur par rapport à certaines situations (pour ne citer que ces deux points), j’avais pris conscience que même si rien n’est ancré à jamais, cela constituait des “points faibles” de mon type. En parallèle, je dois l’avouer, j’avais également été “caressé” dans le sens du poil”, à la lecture des qualités de mon profil… 

   Mais, l’accélération du développement personnel et cette “acceptation de soi”, ne sont pas à mes yeux les bénéfices majeurs que l’on peut attendre du MBTI. Le modèle initié par Carl Gustav Jung est aussi un formidable outil de tolérance. Je ne m’étends pas sur le sujet, cela fera l’objet d’un prochain article. Mais le simple fait de savoir qu’il existe 16 profils, répartis dans 4 familles de tempéraments (les Gardiens, les Rationnels, les Idéalistes et les Artisans), et que chacun a un fonctionnement préférentiel propre, est une formidable incitation à l’acceptation de la différence de l’autre !

   Une personne I (introvertie) en compagnie d’un groupe de E (extravertis) aura forcément beaucoup de mal à se faire accepter s’il reste sur son fonctionnement naturel. 

Introvertis Extravertis MBTI

   Pour être encore plus illustratif, imaginez Albert Einstein parachuté au beau milieu d’une troupe de théâtre. Ou bien, à l’inverse, mettez un Marcel Proust dans un congrès de scientifiques réunis pour parler des avancées de leurs recherches…

   Voilà pourquoi, le fait de comprendre que nous ne fonctionnons pas tous de la même façon dans la vie est une formidable opportunité pour le “mieux vivre” et être plus “efficace”.

Jung tolérance acceptation

 

   c) Utilisation dans le monde du travail :

   De ce constat, on peut facilement extrapoler à toutes les utilisations qui peuvent en être faites dans le monde professionnel. Un chef d’entreprise à la recherche de son directeur commercial, s’orientera plus naturellement vers un profil dont la nature est de “développer” plutôt que vers une personne dont la nature profonde est de “conserver et maintenir l’existant”. Un institut de sondage dont le cœur de métier est d’analyser des données chiffrées recherchera plus un “esprit rationnel” (NT) plutôt qu’un “idéaliste au service de l’humanité” (NF)…

   Vous l’aurez compris la connaissance et la bonne maîtrise du MBTI peuvent trouver une multitude d’applications dans la vie de chacun. Cependant, il est nécessaire de respecter certains postulats et de prendre quelques précautions.

 

3) Limites ou précautions à prendre :

   a) La tentation de tirer des conclusions hâtives :

  Tout d’abord, la première mise en garde que l’on se doit de faire concerne la tentation que l’on peut avoir de juger trop rapidement les gens qui nous entourent. 

   Le modèle MBTI ne doit justement pas être considéré comme un ensemble de 16 boites dans lequel il serait très facile voire pratique de ranger les personnes. Même si on adjoint généralement un qualificatif à chaque type, il serait dangereux de considérer trop rapidement une personne en fonction de deux ou trois traits de sa personnalité. Ce n’est pas parce qu’on est écrivain qu’on est forcément NF. Certes, on trouvera énormément d’individus de ce tempérament parmi les romanciers célèbres. Mais il serait, trop simpliste et trop caricatural de tirer des conséquences aussi brutales. Certes, certaines fonctions en inférieure (très peu développées) seront un réel handicap à l’exercice de tel ou tel métier. Mais si vous trouvez des termes associés à chacun des types (“l’aide à domicile” pour les ESFJ ou “l’architecte” pour l’INTP par exemple), il est nécessaire de les prendre avec de la hauteur pour y voir une orientation plus qu’une définition.

  D’ailleurs, le “typage” d’un individu peut parfaitement être biaisé par plusieurs facteurs.

   b) On a beau dire, l’âge ça compte !

   Le premier d’entre eux est tout simplement l’âge de cet individu. Avant 18 ans, on considère généralement qu’il est trop tôt pour attribuer de manière certaine, un type à une personne. En effet, d’un point de vue développement cérébral les spécialistes considèrent qu’un être n’est pas encore “fini”, comprenez que ses préférences neurologiques ne sont pas arrêtées. De plus, comme évoqué plus haut dans cet article, au cours de notre vie nous ne changeons pas de profil, mais nous évoluons.

   Qu’est ce qu’on entend par là ? Tout simplement, qu’en fonction du niveau de maturité de nos fonctions nous allons gagné en assurance dans certaines situations. En d’autres termes nous allons apprendre à utiliser toutes les cordes de notre arc.

   c) Attention aux émotions !

   Le niveau de stress également peut venir jouer les troubles fêtes dans la tentative de “typage” d’une personne. En effet, lorsque nous sommes déstabilisés par nos émotions, nos fonctions (c’est à dire certaines lettres de notre profil) peuvent s’inverser. Non pas du tout au tout, certes, mais sous l’emprise de stress un individu pourra abandonner temporairement ses préférences de fonctionnement neurologiques.  

   d) Tel père tel fils, vraiment ?

  Enfin, l’influence de la génétique sur le profil d’un individu est un écueil dans lequel de nombreux amateurs du MBTI peuvent tomber. Le fait d’avoir des parents de tel ou tel type ne vous conférera pas automatiquement tel ou tel profil MBTI. C’est important de le souligner et d’en avoir conscience car des personnes d’une même fratrie, ayant reçu la même éducation et ayant grandi dans le même milieu socioculturel pourront avoir des personnalités MBTI totalement différentes. 

Conclusion :

   Au final, on peut en conclure qu’à la vue du grand nombre de biais potentiels, il est très difficile voire hasardeux de se précipiter dans le typage. L’image perçue peut-être différente de celle réelle et c’est justement la raison pour laquelle les spécialistes avancent que seul un test avec une personne formée peut permettre de s’assurer à 100% de de l’appartenance à un profil.

La philosophie de ce blog

Citation Einstein confiance en soi

Pour avoir du talent, il faut être convaincu qu’on en possède.

 Cette phrase de Gustave Flaubert sera le commencement de ce premier article du blog. Pourquoi cette phrase  plutôt qu’une autre ? Parce qu’elle résume à merveille toute la magie qui est en nous.

Elle ne suppose pas qu’il existe des êtres d’exception d’un côté et de l’autre une grande majorité de gens communs, sans talent, condamnés à une vie platonique… Non, il n’y a pas que les Steve Jobs, les Cristiano Ronaldo ou les Léonard de Vinci, qui méritent de connaître des existences exceptionnelles. Chacun d’entre nous détient ce potentiel en lui !

Oui mais voilà, ce n’est pas tout de le savoir, voire même d’en être convaincu, encore faut-il l’identifier.

“Quels sont mes talents ?”

“Pour quoi suis-je fait ?” 

“Ai-je une utilité ?”

“Après tout, ne suis je pas comme tout le monde ?”

… “Voire même moins bien que la majorité des gens ?”

Vous le voyez l’engrenage ? Vous la percevez la spirale ? Cette aspiration qui vous tire vers le bas, vous la distinguez ?

Si vous êtes sur ce blog aujourd’hui, je pense que vous voyez exactement ce dont je veux parler.

En fait, sachez que je ne vous jetterai jamais la pierre, car s’il y a bien quelque chose que vous êtes la seule ou le seul a connaître, c’est votre Histoire Personnelle. 

Cette même Histoire qui dans la passé a façonné l’être que vous êtes aujourd’hui avec ses forces et ses faiblesses. Vaste terrain de recherches que votre passé, me direz vous ? Et bien c’est encore plus vaste que vous ne le pensez… Certes il y a ces petits accidents de la vie dont vous vous souvenez très bien 10, 20 ou même 50 ans après (et si vous vous en souvenez c’est qu’ils ont eu une influence sur votre vie d’après). 

Mais cela n’est rien en comparaison de toutes les influences inconscientes que vous avez “subies”, sans vous en rendre compte, ou plutôt sans mesurer l’impact énorme que ces petits faits de rien du tout ont pu ancrer au fond de vous. 

Et bien, j’ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise :

   – la mauvaise, est que qui que vous soyez, vous avez subi et subissez encore aujourd’hui les effets de ces micro-événements de votre existence.

   – la bonne, est qu’il existe des clefs qui permettent à chacun de contrecarrer ces effets et de passer outre ces “dégâts” invisibles pour vivre la VIE DE VOS RÊVES !!

Mais alors quelles sont ces clefs ? (car, oui il en existe une ribambelle) 

Et bien c’est ce qu’on a pour habitude de regrouper sous le titre de : “Techniques de Développement personnel”. 

“Mais c’est un peu vaste jeune homme !”, me diriez vous !!

Et vous avez bien raison. 

Et c’est là qu’entre en jeu l’Univers !!

“Quoi ?”, “L’Univers ???” 

Certes je n’aurais peut-être pas dû être aussi direct, mais c’était voulu et presque pour vous provoquer !!

Il est un peu tôt pour en parler, mais je suis persuadé que l’Univers nous envoie ce que nous méritons.

En d’autres termes on attire dans notre vie, tout ce qui nous arrive… Les Emmerdes, comme la Magie !

En deux mots, je n’ai rien inventé, c’est ce qu’on appelle la LOI D’ATTRACTION. Mais ce n’est pas l’objet de cet article, et j’y reviendrai certainement par la suite, dans ce blog.

Mais pourquoi donc ai-je écrit ces deux dernières phrases ? 

C’est simple : pour vous prouver qu’en améliorant votre CONFIANCE EN VOUS, vous allez vous créer la vie de vos rêves !!

Et que, donc la clef de votre BONHEUR, de votre RÉUSSITE, de votre ÉPANOUISSEMENT, mettez le mot qui vous conviendra, c’est CETTE FICHUE CONFIANCE EN VOUS !!

Personnellement, je suis convaincu que ,comme le début de l’article le laissait entendre, nous avons tous du génie… D’ailleurs j’aime beaucoup cette citation d’Albert Einstein :

“Tout le monde est un génie, mais si vous jugez un poisson à sa capacité de monter aux arbres, il passera le restant de sa vie à penser qu’il est stupide”.

Citation Einstein confiance en soi

Mais alors, la bonne question n’est pas “Ai-je du talent ?”… Mais plutôt “Quel est mon talent ?”

Et c’est là qu’intervient le MBTI !

Qu’est ce c’est que ça le MBTI ? 

Alors, tout de suite je vous invite à vous rendre dans la partie du blog qui y est consacrée et où je développe plus largement, les origines, les tenants, les aboutissants et surtout ce que vous pouvez attendre de cette “matière”.

Mais la meilleure façon d’être convaincu est de passer le test et de lire les résultats qui vous concernent. Vous allez être bluffé !!

Je peux vous envoyer un lien vers un questionnaire assez fiable par mail (c’est mon “cadeau” de bienvenue). Vous n’avez qu’à vous abonner au blog en bas de la page.

Bon, pour être honnête il en existe un tas de différents et les puristes en la matière disent que seul un entretien avec un expert permet de déterminer à coup sûr de déterminer à  quel profil on appartient. 

Mais mon objectif n’est en rien de me présenter comme un EXPERT, bien au contraire. Je vous certifie que, pour avoir fréquenté des forums spécialisés sur le MBTI, j’ai pu échanger avec de VRAIS cadors en la matière ! Et c’est précisément ce qui me permet de bien garder les pieds sur terre, car je ne prétends pas être le meilleur… Non, ma prétention à moi est de vouloir faire découvrir à un MAXIMUM de personnes la MAGIE de cette “science” (même si cela n’en n’est pas une) et TOUT CE QUE CELA PEUT CHANGER DANS UNE VIE !!

Comme je l’explique sur la page d’accueil, j’ai pu réaliser mon rêve ! Faire le tour de l’Amérique du Sud en solo et en sac à dos, alors que je détestais l’inconnu, que j’adorais mon petit confort et que j’étais terrifié.

Alors, croyez moi si j’ai réussi à réaliser ce rêve, vous pourrez réaliser les vôtres ! 

Convaincu(e) ? 

Abonnez-vous à ce blog, contactez moi, faites le test, je vous retournerai plusieurs descriptifs de votre personnalité qui vont vous scotcher !

A bientôt 😉

Lire la suiteLa philosophie de ce blog