Révéler son leadership grâce au Mbti !

Révéler son leadership grâce au Mbti !

Cet article participe à l’événement inter-blogueurs sur le leadership initié par le blog « Réveille ton leadership », sur lequel j’ai notamment apprécié la lecture de l’article sur la prise de parole .

Introduction : les origines du MBTI

Le MBTI ça vous parle ? Je suis quasi sûr que non. Et Carl Gustav Jung, vous connaissez ? Toujours pas ? Et si je vous dis que ce cher Monsieur était psychologue et qu’il fut disciple de Freud ? Je pense que là, certains mots commencent à faire écho à vos oreilles.

Jung et le Mbti confiance

Au début du XXème siècle, Carl Jung psychiatre suisse, travailla sur un modèle visant à théoriser les types psychologiques existant dans la population de manière générale. Son ouvrage (le tout fut concentré dans une livre appelé “Types psychologiques” en 1921) et ses avancées furent reprises aux Etats-Unis par une mère et sa fille (Catherine Briggs et Isabel Briggs-Myers). Au final un formidable outil allait en ressortir le Myers Briggs Type Indicator, sorte de matrice articulée autour de 4 axes. Mais au-delà de simplement “classer” les êtres humains dans 16 modes de fonctionnement bien spécifiques, ces avancées sur les connaissances psychologiques allaient s’imposer par la suite et encore aujourd’hui, comme des travaux de référence en matière de management et de leadership.

Briggs Myers

1/ Les fondamentaux du MBTI (Myers Briggs Type Indicator)

a) 4 lettres pour 4 fonctions

Les “types” MBTI s’articulent autour de 4 fonctions, symbolisées par 4 lettres.

La première fonction est celle dite de l’orientation de l’énergie. Pour faire simple, on est Extraverti (donc “E”) si on trouve son énergie dans l’agitation de son environnement proche. Les personnes de ce genre sont généralement très sociables, expansives et adoreront être entourées de beaucoup de monde. A l’inverse, les personnes dites “I” (comme introverties) seront plus tranquilles, réservées et préféreront s’isoler de la foule avec un bouquin par exemple. C’est comme cela qu’elles se sentiront  remplies d’énergie.

Toujours, de manière très succincte, la deuxième lettre sera un S ou un N. Caractérisant la préférence de l’individu pour recueillir l’information. On désignera par un S la personne dite Sensitive, qui récolte prioritairement (car instinctivement) les données au quotidien en utilisant ses 5 sens (ouïe, toucher, gout, odorat et vue) . Cette dernière sera particulièrement dans le réel et le concret par opposition, aux personnes “N” qui privilégieront leur intuition c’est à dire leur 6ème sens. Ces dernières, seront beaucoup plus conceptuelles de manière générale.

Si je devais résumer la troisième lettre, elle désigne la préférence de l’individu pour ses prises de décisions. Une fois l’information récoltée, nous avons pour cheminement logique d’y réagir. Là encore, le modèle MBTI distingue deux types de comportements. Tout d’abord, les personnes “F” (pour “Feeling”), utiliseront prioritairement leur cœur (c’est à dire leurs émotions) tandis que les personnes “T” (pour “Thinking”) opteront par préférence pour leur logique. Cette distinction pourra laisser paraître des personnes recherchant de l’harmonie entre les êtres, par opposition à celles recherchant avant tout la justice (pour faire très simple).

Enfin, la quatrième et dernière lettre du type qualifiera le mode d’action préféré de chaque être. J pour Jugement et P pour Perception. A ce niveau on cherchera plus à distinguer les préférences pour la souplesse ou le cadre (en très bref résumé).

b) Les principes établis du modèle

D’entrée de jeu et avant même d’aller plus loin, il est nécessaire de préciser quelques règles de base que la théorie initiée par Carl Jung, considère comme établies.

Tout d’abord, il est crucial de savoir que les fonctions qui constituent les fondements des 16 profils psychologiques identifiés ne se “fixent” réellement chez une personne qu’à partir de ses 18 /20 ans. Avant cet âge, il est inutile de chercher à déterminer le profil car le cerveau n’est pas considéré comme suffisamment “mature”. Pour illustrer l’idée, c’est un peu comme si l’on cherchait à déterminer si un nourrisson de moins de 6 mois était gaucher ou droitier…

Outre la notion d’âge, il faut savoir également que le patrimoine héréditaire ne joue pas. En d’autres termes, ce n’est pas parce que vos parents sont de tel ou tel “type” que vous appartiendrez à tel profil MBTI… Ce ne sont pas des combinaisons mathématiques et encore moins une science exacte !

Sur le plan d’une vie entière, Jung, Myers et Briggs, avaient également déterminé qu’une personne ne changeait pas de “type”. Personnellement, je suis ESFJ et je le resterai toute ma vie. Ceci étant dit, je pourrai être amené à travailler ma fonction secondaire, celle  tertiaire ou encore celle inférieure de manière à accélérer les cycles de développement naturels. C’est justement là que se situe tout l’avantage du MBTI en matière de développement personnel.

cerveau-mbti

Cependant, il est à noter qu’en cas de stress prononcé certaines fonctions s’inversent. C’est pour cela qu’un individu mis sous pression, se comportera anormalement. Son cerveau, ne fera plus appel au même fonctionnement préférentiel (et donc bien maîtrisé), mais à des fonctions non naturelles. La fonction d’énergie et celle désignant le mode d’action privilégié, s’inverseront automatiquement projetant la personne temporairement, vers un autre profil. Ainsi un ESFJ stressé, se comportera tel un ISFP. Mais nous pourrons voir les conséquences dans de prochains articles, car les conséquences peuvent être cruciales dans la gestion de la part d’un manager .

c) Les combinaisons de ces fonctions pour former les types MBTI

4 fonctions, avec à chaque fois 2 possibilités cela nous donne logiquement, 16 combinaisons finales que l’on appelle donc “type Mbti”.

Le modèle MBTI pour développer sa confiance

Là où le modèle est incroyable c’est qu’il ne se contente pas d’être l’addition de ces lettres et de leurs caractéristiques. Les combinaisons des lettres entre elles vont renvoyer à des caractéristiques encore plus précises.

Ainsi le modèle officiel du Mbti considère des tempéraments (nom donné aux combinaisons de lettres), mais surtout il admet 4 grandes familles (regroupements). Il y a tout d’abord les “SJ”, dits les “Gardiens”, qui veilleront à maintenir l’ordre établi, à conserver la structure du groupe ou de la Société, d’où leur nom. Il faut savoir que les “SJ” s’ils ne sont qu’un seul des 4 grands groupes, représentent tout de même 45% de la population et sont donc sur-représentés.

Ensuite, il y a le groupe des “SP”, le groupe des “artisans”. On les surnomme ainsi car les personnes ayant ces deux lettres seront dotées d’une forte capacité à entreprendre et à lancer des projets.

La troisième famille, est celle des “NT”, ou celle des “rationnels”. Ce sont les êtres les plus scientifiques et logiques de la Société. On y retrouve de nombreux mathématiciens ou chercheurs.

Enfin, le groupe des “NF”, est considéré dans le MBTI, comme celui des “idéalistes”. De nombreux artistes en font partie.

Tout ceci bien entendu, n’est qu’un résumé condensé dans les grandes lignes du modèle. Il est capital de ne pas se cantonner à ces raccourcis comme je viens de le faire. D’autre part il est évident que les milliards d’individus sur terre ont tous leur propre personnalité. Même deux personnes d’un même profil seront différentes en fonction de la maturité de leurs fonctions…

degrés-des-fonctions

Il ne s’agit en rien de mettre les gens dans des cases, mais plutôt de regrouper certaines préférences de fonctionnement au niveau neurologique… Comme on reconnait qu’il existe des droitiers et des gauchers.

2/ Prendre conscience de ses points faibles… mais aussi de ses atouts naturels grâce au MBTI

a) Découvrir son profil

Tout d’abord, découvrir son profil MBTI et la description qui y est associée, fait généralement l’effet d’une bombe, d’une grande claque ! Personnellement, à la lecture du mien, j’ai pu lire des détails de ma personnalité que même les membres de mon entourage le plus proche ne connaissaient pas. Le fait que je sois “facilement déstabilisé par les changements de dernière minute”, le fait que je sois “excessivement attaché à l’image que je renvoie me sentant systématiquement jugé par les personnes que je côtoie au quotidien”… Autant de détails de ma personnalité que même ma propre famille ne soupçonnait pas ! Et pourtant, au fond de moi je savais que ce que je lisais n’était que la transcription littérale de mon fonctionnement de tous les jours.

Là où je pense que cette formation sur des bases de la psychologie “junguienne”, m’avait bouleversé c’est que je voyais écrit sur un bout de papier préparé à l’avance toute ma vie (façon de parler), alors même que l’expert en “préférences motrices et cérébrales” ne me connaissait depuis moins d’une heure et m’avait vu faire que quelques tests physiques.

Tourner autour d’une table, tenir un objet bras tendu, bouger les mains par réflexe… Sans même me parler, le formateur avait su déterminer que j’étais ESFJ (un des 16 “types” identifiés par Myers Briggs). Le questionnaire écrit que je remplissais par la suite ne venant que confirmer les résultats de ces tests.

b) Reconnaître ses forces et ses faiblesses

L’intérêt de la démarche globale initiée par Carl Jung est bien entendu de reconnaître ses points faibles. Dans l’optique de les corriger et de s’améliorer  on pourra certes commencer par une prise de conscience. Quoi de plus convaincant que de lire sur un compte rendu papier ou d’entendre de la part d’un coach certifié les détails de votre fonctionnement intérieur, que vous pensiez être le seul à connaître de vous-même ? Devant l’évidence, on doit baisser la garde et accepter. Accepter, que nous ne sommes pas un être parfait, au cas où un doute subsistait encore 🙂

Mais outre, l’acceptation de ses points de faiblesse, on pourra également reconnaître ses forces naturelles. Car le point commun de tous les leaders, est l’assurance et l’assurance ne vient que lorsqu’on connait tout son potentiel ! Chacun des 16 profils identifiés officiellement par le modèle MBTI, sans exception, est un champion dans son domaine. Que ce soit pour soutenir les êtres en difficulté, pour percevoir l’invisible (le non exprimé), pour sa capacité de résilience, pour son talent relationnel, son charisme naturel et sa capacité à entraîner un groupe…

Chacun des 16 profils est un expert !

C’est cette démarche de prise de conscience, comme dans toute psychanalyse, permettra d’initier le changement pour permettre de gagner en assurance… Que ce soit dans le cadre de l’entreprise ou dans sa vie personnelle.

c) Les bénéfices que l’on peut en tirer pour affirmer son leadership

Imaginez deux personnes qui chercheraient à communiquer par ondes radio mais n’étant pas sur la même fréquence… Il y a peu de chance que la communication soit efficace.

Et bien pour un chef d’entreprise ou un manager, la maîtrise d’un tel outil de connaissance du fonctionnement neurologique de l’être humain représente une opportunité formidable de systématiquement se positionner sur la même fréquence que ses collègues.

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Cela permettra d’adresser un même message, à cinq personnes différentes en l’adaptant parfaitement autant dans la forme que dans le ton pour que l’impact soit maximum. Car pour avoir un management efficace il est impératif de prendre en considération le mode de fonctionnement de chaque individu, qui lui est forcément propre !

point-de-vue

Affirmer son leadership, c’est être entendu et convaincant aux yeux de ses équipes. Et quoi de mieux qu’un supérieur qui vous parle dans “votre” langage ?

Porter de l’attention à ceux qui auront besoin de reconnaissance et de considération ou valoriser la performance individuelle. Grâce au MBTI, la communication sur-mesure deviendra adaptée à chacun.

Ce n’est pas pour rien qu’aux Etats-Unis, de nombreuses entreprises dispensent ces formations à leurs managers. C’est un des outils les plus communs tout simplement car il est à l’origine de gains de productivité dans toutes les activités dès lors qu’il y a de l’humain.

Conclusion

Au final , tout ceci fait que le MBTI s’avère être un formidable outil de développement de son leadership. Certes il n’est pas officiellement reconnu comme une véritable science, mais comme je l’ai écrit un peu plus haut, il est aujourd’hui très en vogue aux Etats-Unis, où il a vu le jour. A n’en pas douter, il le sera aussi en Europe et dans le reste du monde, au cours deux prochaines décennies. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que beaucoup d’écoles de l’enseignement supérieur, l’utilisent déjà pour leurs conseils d’orientation.

Toutes les raisons que j’ai évoquées dans cet article et la puissance de cet outil psychologique font aujourd’hui du MBTI un des indicateurs les plus utilisés au monde par les entreprises tout simplement car comme le disait Carl Jung :

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2 réflexions au sujet de “Révéler son leadership grâce au Mbti !”

  1. Merci Nicolas pour ta participation à cet événement inter-blogueurs.
    Ton article permet de faire connaitre un outils très utile pour mieux se connaitre et de voir dans quel direction développer son leadership.
    A bientôt

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