Table of Contents
Introduction
Comment trouver sa place ? La question, posée ainsi sans plus de précisions, amène une grande variété de réponses potentielles…
En effet, il est possible de chercher à trouver son chemin dans une multitude de contextes différents qui amènent tous à des solutions cependant bien différentes. Mais, si le contexte change, la finalité reste généralement la même : satisfaire un besoin de reconnaissance.
Trouver sa place c’est exister, se savoir utile et ne plus se sentir incompris… En d’autres termes, c’est quelque chose de vital pour l’Homme.
Abraham Maslow, dans sa célèbre pyramide des besoins, définissait le besoin d’estime comme une des strates que notre « espèce » cherchait à assouvir pour se sentir accomplie.
Dès lors, comprenant cela, on relativise, on parvient à prendre du recul pour mieux percevoir tout l’enjeu et l’importance qu’il y a derrière la réponse à cette question…
Dans cet article nous allons aborder les enjeux que comporte une telle question ainsi que 5 clés pour permettre à quiconque de commencer à trouver ses réponses…
Car là est la subtilité, chacun doit chercher sa propre position, il n’existe pas de réponse commune à tout le monde.

Image par Gerd Altmann de Pixabay
Que veut dire trouver sa place ?
Apprendre à s’affirmer
Lorsque l’on trouve sa place, on existe enfin ! Par ces mots, on comprend qu’au-delà d’entamer cette quête pour soi, on le fait surtout pour exister aux yeux d’autrui.
Trouver sa place c’est s’affirmer, c’est montrer au monde qui nous sommes ! C’est démontrer toutes les qualités et les particularités qui définissent notre personnalité.
Sans aller jusqu’au fait de vouloir se sentir unique, cette proclamation de notre spécificité participe à la construction de l’individu.
Poussée à l’excès, elle mène à l’orgueil, mais justement dosée, elle conduit à la fierté !
Dès l’enfance on constate une phase de construction de la personnalité de l’être humain, avec des périodes de refus systématiques du petit garçon ou de la petite fille…
On comprend que si le fait de chercher à imposer son caractère est génétiquement inscrit chez l’homme, c’est que depuis l’âge de pierre, l’être humain ressent ce besoin de façon inconsciente et instinctive.
Trouver sa place dans le couple
Vivre en couple, n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Comme le disait un comique :
« Vivre en couple, c’est chercher à résoudre des problèmes à deux, qu’on aurait jamais eu tout seul ! ».
Au-delà de la plaisanterie et du bon mot, le fait de cohabiter avec une autre personne nous force à nous positionner.
Ce que je veux dire par là, c’est que, comme dans toute relation entre des êtres humains, dès lors que nous perdons la totale liberté de fonctionner comme nous seuls le désirons, nous devons être capable de nous adapter.
Être capable de s’adapter, cela veut dire redéfinir son rôle en permanence, spécifier ses missions et ajuster son comportement.
La première des conditions, est bien entendu de comprendre sa moitié, de cerner son fonctionnement pour justement pouvoir ajuster ses propres réactions.
Dès lors, un outil de lecture du comportement aussi puissant que le MBTI apparaît forcément comme une opportunité incroyable ! Un chance de mieux comprendre l’autre mais également de se rendre à l’évidence de certains traits de notre personnalité (et donc de les accepter).

Image par StockSnap de Pixabay
Trouver sa place en famille
La famille est le premier cercle dans lequel n’importe quel individu se trouve à devoir évoluer. De ce fait, c’est également la première entité dans laquelle il se doit de trouver sa place.
Cependant il est très difficile, voire impossible, d’affirmer des règles universelles valables pour tout le monde tellement le fonctionnement des parents varient d’un foyer à l’autre.
Des parents surprotecteurs aux parents favorisant les prises d’initiatives, des parents autoritaires aux parents laxistes, personne ne grandit dans le même cadre.
Bien souvent, et même si rien n’est irréversible, se sont les premières années de vie qui déterminent qui nous serons plus tard…
Partant du principe qu’un enfant ou un adolescent n’est pas assez mâture (par définition) pour prendre ce recul sur son environnement, l’influence du cercle familial est surtout importante à intégrer à posteriori.
N’importe quel adulte devrait faire ce travail sur son passé et se demander comment le type d’éducation (au sens large) qu’il a reçu peut avoir une influence sur la personne qu’il est devenu.
Comprendre ses origines est essentiel pour s’accepter tel que l’on est et être plus tolérant avec soi. En ça la famille est un terrain d’exploration riche d’enseignements.
Affirmer sa position dans une équipe en entreprise
S’il y a bien un endroit où les jeux de pouvoirs, de dominations et d’influences sont légion c’est celui du monde du travail. Quelle que soit la taille de l’entreprise, chaque salarié cherche à marquer son territoire.
Dans cet univers particulier, pour réussir à imposer ses idées il ne suffit cependant pas d’être convaincant ! N’importe quel salarié vous le dira, la dimension politique est aussi importante !
Dans le monde du travail, pour parvenir à s’imposer il est nécessaire, en plus d’être compétent, de maîtriser les interconnexions entre les personnes influentes.
Un excellent discours, couplé à des arguments percutants, ne vous permettra peut-être jamais d’imposer votre point de vue si vous ne prenez pas en considération la dimension politique des relations inter-entreprise.
Cette particularité est sans doute spécifique au monde professionnel mais elle est essentielle à qui veut pouvoir s’y affirmer et trouver sa place dans un monde parfois qualifié de requins.
En effet, la compétition poussée à son extrême associée à la pression des résultats, fait que l’entreprise est le milieu dans lequel la loi de l’évolution de Charles Darwin trouve le mieux sa place.
Seuls les individus performants « survivent » et seuls les êtres dominants dirigent !
Mais l’affirmation de son identité est un réflexe que l’on peut retrouver à tous les niveaux, pas uniquement à celui des dirigeants.
Si l’on en croit la théorie de la Pyramide des besoins, d’Abraham Maslow, il existe chez l’Homme des besoins majeurs qu’il cherche à satisfaire arrivé à un certain stade de sa vie.
Le besoin d’accomplissement est celui par lequel l’être humain cherchera à se réaliser en exploitant son potentiel naturel.
S’il peut prendre des formes différentes chez chacun d’entre nous, il est inévitablement corrélé au sentiment de fierté et au fait d’exister pour qui nous sommes.
Le besoin d’estime, autre besoin de la pyramide de Maslow, est celui par lequel l’individu cherchera à être reconnu et considéré.
Maslow le place également comme un niveau supérieur de sentiment à satisfaire (au-delà des besoins basiques physiologiques ou de sécurité).
Inévitablement, toute personne qui courra après la reconnaissance de ses pairs, cherchera indirectement à trouver sa place au sein « du groupe ».

Image par Werner Heiber de Pixabay
Comment savoir si on est à sa place ?
Avant de nous pencher sur les raisons qui font qu’une personne puisse ne pas se sentir reconnue et considérée, il est important de s’interroger sur les signaux qui permettent de détecter un sentiment d’épanouissement ou au contraire une forme de mal-être.
On est plus performant
C’est bien connu, il est difficile d’être efficace quand on fait une activité qui ne nous plaît pas… Du coup on comprend mieux pourquoi il est crucial de se connaître et d’apprendre sur soi.
Le MBTI permet de découvrir, ou plutôt de confirmer, ce que l’on sait déjà de sa personnalité. Je ne peux que vous inviter à faire le test.
Petit, à l’école, on préfère les mathématiques ou le français… Le week-end on est naturellement plus attiré par des loisirs culturels ou par des activités sportives…
Chacun des 16 profils psychologiques décrits par les psychologues du MBTI, a des forces ou plutôt des domaines de prédilections.
Ce que je veux dire par là, c’est que notre paramétrage neurologique explique nos facilités et comme à l’école, nous sommes plus performants dans les domaines pour lesquels nous performons naturellement.
Est ce que c’est parce que nous n’aimons pas une activité que nous ne sommes pas bons ou parce que nous ne sommes pas efficaces que nous n’aimons pas ? La question mérite d’être posée.
Personnellement je suis convaincu que nous ressentons instinctivement ce pour quoi nous sommes faits et que notre cerveau mesure très facilement et rapidement le niveau d’efforts qu’il doit produire dans chaque situation.
Ainsi nous sommes naturellement bons dans les domaines qui sont faits pour nous ! Un bon indice pour trouver sa place.
On se sent pleinement épanoui(e)
Sur le même plan, on peut également évoquer le niveau d’épanouissement.
Lorsqu’une personne rayonne, elle sait !
Elle sait qu’elle est au bon endroit et quelle est à sa place !
Pour que le peintre espagnol, du profil ENFP, exprime le meilleur de lui même, il avait besoin de laisser parler la créativité que tous les NF ont en eux. Son profil MBTI lui faisait naturellement fuir toute forme de cadre limitatif.
S’il avait dû travailler dans un bureau, dans un service administratif son niveau d’épanouissement n’aurait jamais pu être aussi élevé !
Bref vous l’aurez compris, si vous vous sentez pleinement vivant dans un domaine, il est fort à parier que vous avez trouvé votre voie.
Mais ce qui est incroyable avec le MBTI, c’est qu’il est possible de comprendre que comme un ENFP exprime son génie dans la création artistique, un ISTJ s’épanouit dans des processus logiques et pragmatiques.
Comme il ne fallait pas demander à Salvador Dali d’être rangé et cadré, il ne faut pas demander à Jeff Bezos (fondateur d’Amazon) un petit grain de folie.
Se sentir utile
Comme chaque profil MBTI a ses forces et ses faiblesses, chaque personnalité psychologique peut apporter son talent au monde… Instinctivement nous sommes tous fier(e)s d’exceller dans un domaine et de contribuer par notre talent propre à la croissance de la Société.
Simplement, quand les profils ayant pour fonction dominante la fonction « Feeling extraverti », seront fiers de créer du liant entre les hommes, ceux qui ont la fonction « pensée extravertie » en point fort seront fiers d’organiser le monde en établissant des règles.
Chacun ayant des facilités dans des domaines complémentaires, chaque individu poursuivra un but différent de son voisin…
Voilà pourquoi, une Société harmonieuse a besoin de chaque personnalité et que chacun peut trouver sa place.
Sans même rentrer dans le degré de finesse des 16 descriptifs des profils MBTI, il est possible de résumer les 4 raisons d’êtres des 4 « familles » identifiées.
- Les profils « idéalistes », sont les plus rêveurs, les plus conceptuels et les plus créatifs
- Les personnalités dites « rationnelles », elles, s’attachent plus à définir les grandes lignes de la Société et des modèles de croissance
- Les types MBTI « artisans », ont la force et l’énergie d’entamer des projets et de construire des structures
- Enfin les « gardiens des traditions », apportent leur stabilité et demeurent les garants du bon fonctionnement de la Société.
C’est ainsi que chaque être humain peut se sentir ! C’est donc ainsi que tout le monde peut ressentir s’il est sur le bon chemin pour trouver sa place dans le Groupe ou dans la Société.
Pourquoi on ne se sent pas à sa place ?
Un profil psychologique peu adapté à ce qu’attend la Société
Si l’on raisonne sur le plan du MBTI, il est de coutume de considérer que 45% (presque la moitié) des individus appartiennent au « tempérament » des gardiens, laissant les 3 autres « tempéraments » se répartir sur les 55% de la population restante.
Un tel déséquilibre, ou plutôt une telle prédominance, explique forcément une très très forte influence dans la façon d’administrer, de concevoir la structure de la Société dans laquelle nous vivons.
Quand on sait en plus que 70% de la population est considérée être sensitive (« S »), on peut comprendre que notre monde soit régi par une primeur donnée au pragmatisme et au sens du concret… plus qu’à la conceptualisation et à la théorisation.
Ce que je veux mettre en évidence au travers cette démonstration statistique, c’est qu’inévitablement pour tous les êtres qui ne rentrent pas dans « le camp de ces majorités », évoluer dans notre monde peut se révéler particulièrement pénible.
Les rêveurs, que sont les NF (les « idéalistes »), sont naturellement les plus concernés ! Pour eux, se sentir pleinement à leur place dans cette organisation, relève presque du miracle.

A cause du syndrome de l’imposteur
Être victime du syndrome de l’imposteur c’est sentir que l’on ne mérite pas vraiment ce que l’on a…
Souvent lié à un manque de confiance en soi, cet état fait que l’on ne parvient pas à apprécier véritablement sa chance du fait de la peur que l’on ressent.
La peur de se sentir démasqué, comme n’étant pas ce que l’on voudrait donner comme image ou laisser paraître !
Mais si un individu en est atteint, il ne peut pas se sentir bien dans sa peau. En étant constamment sur ses gardes, on ne peut pas se sentir épanoui et légitime à la place qu’il occupe.
Les conséquences sont telles que l’on accepte même pas les éloges et compliments liés à nos mérites.
Un tel « biais psychologique » peut tout à fait expliquer qu’une personne ne se sente pas à sa place dans une situation, un emploi ou dans n’importe quel rôle.

On se sent mal-aimé(e)
Le sentiment de rejet est probablement l’émotion la plus destructrice en termes de confiance en soi.
Une des conséquences logiques du fait de ne pas se sentir aimé et intégré dans un groupe social (que ce soit la famille ou un groupe d’amis) est logiquement un sentiment d’exclusion et de perte d’estime de soi.
Voilà pourquoi il est si important de trouver sa place en Société, dans un groupe d’amis ou dans n’importe quelle entité d’êtres humains…
Sans une certaine maturité et une force mentale très solide, l’être humain a vite fait de sombrer dans le doute voire pire.
Outre le besoin d’estime dont nous avons déjà parlé précédemment, Abraham Maslow avait théorisé au sein de « sa fameuse pyramide », une autre strate constituée par le besoin d’appartenance.
Il démontra ainsi clairement qu’en tant « qu’animal social », l’homme ressent la nécessité d’être avec ses congénères et de se sentir appartenir « au groupe ».
Cependant, il faut reconnaître que nous ne sommes pas tous égaux quant à l’intensité de ce désir.
Chez certains individus il est très présent.
Il peut prendre différentes formes :
- besoin d’aller au café tous les jours pour retrouver ses compères,
- besoin d’aller au club de sport mais pas que pour faire de l’exercice physique,
- envie d’échanger avec sa communauté sur internet,
etc…
Ce besoin est propre à l’espèce humaine et outre certains ermites, nous recherchons toutes et tous la compagnie de semblables avec qui l’on partage une passion, un hobby ou un quelconque point commun…
En comprenant cet aspect de l’être humain, on perçoit mieux que le fait de ne pas se sentir apprécié, pour ne pas dire aimé, peut nous déstabiliser au point de se sentir perdu.
A cause de son hypersensibilité
L’hypersensibilité est un « thème » que nous avons déjà abordé à plusieurs reprises sur ce blog.
Le fait d’avoir cette affectivité exacerbée peut être une chance sur certains aspects (dont nous ne parlerons pas là) mais cela peut également être un gros handicap.
Dans une Société dominée par les personnalités « sensitives », c’est à dire orientées vers le pragmatisme et l’efficacité (on estime qu’elles représentent 70% de la population contre 30% de personnes « intuitives »), les « HP », comme on a coutume de les appeler, peuvent se sentir en décalage.
Lorsque l’on ressent intensément les émotions les plus infimes, que l’on est plus délicat que la grande majorité des gens et que l’on manifeste facilement de l’empathie pour les êtres qui nous entourent, on peut effectivement se sentir comme un extraterrestre dans cette Société.
Si cette « particularité » est de plus en plus admise et reconnue elle n’en demeure pas moins un fardeau dès lors qu’il faut évoluer au quotidien en devant utiliser des qualités qui ne sont pas naturellement les siennes.

Comment faire pour trouver sa place ?
Prendre conscience de ses forces
« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson à sa capacité de grimper à un arbre, il vivra toute sa vie en croyant qu’il est stupide. »
Albert Einstein
Nous avons tous un potentiel ! Voilà ce que l’un des plus grands scientifiques du XXème siècle affirmait. C’est exactement ce que je cherche à démontrer sur ce blog…
Faire prendre conscience à chaque personne que, même si elle n’a peut-être pas le cerveau d’Einstein, le génie de Picasso ou l’esprit visionnaire de Léonard de Vinci, elle a un potentiel à exploiter !
Personnellement je pense que c’est là que se situe le malheur de bon nombre d’individus… Chercher à exceller dans un domaine pour lequel ils ne sont pas faits.
Cette remarque est directement liée à la question de savoir quelle importance on accorde au regard des autres et jusqu’à quel point l’opinion publique nous influence…

Combien d’activités effectuons-nous, combien de décisions prenons-nous en oubliant de ressentir ce que l’on veut vraiment, instinctivement même ?
Prendre le temps de se poser les bonnes questions est toujours une attitude salvatrice et bénéfique. Cela devrait même être enseigné à l’école tellement cela soulagerait un tas de personnes d’une forme de mal-être.
Cette sensation désagréable de ne pas se sentir bien dans sa peau, de ne pas se sentir légitime ou plus simplement au bon endroit.
On pourrait se dire que l’on traîne toute sa vie les mauvaises décisions du passé, mais c’est faux.
Il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie et la bonne nouvelle, c’est qu’en apprenant à se connaître il est possible de percevoir plus aisément ce pour quoi nous sommes faits.
Pour schématiser cette idée, il est même possible de manière caricaturale, d’imaginer une Société « idéale » ou plutôt « théoriquement parfaite » dans laquelle chaque personne serait à sa place selon son profil MBTI.
Dans le détail, on pourrait avoir :
- Les profils de Gardiens des traditions (les 4 profils « SJ ») à des postes de l’administration, eux qui aiment tant le cadre et le respect des règles. Les deux profils « SFJ » occuperaient les postes de l’enseignement et des soins médicaux et les deux types « STJ » seraient plutôt dans les professions de la justice , de l’armée ou de la police.
- Les 4 types du tempérament dit « rationnel » (les 4 profils « NT ») seraient placés dans des métiers scientifiques, dans des missions de recherche pour anticiper les futures évolutions de la communauté grâce à leur esprit visionnaire et cartésien.
- Pour tout ce qui est de la dimension culturelle de la Société, il faudrait confier les responsabilités aux personnes appartenant au tempérament des « Idéalistes » (les « NF »). Grâce à leur sensibilité innée et à leur sixième sens, elles ont naturellement un talent pour créer et faire vivre tout ce qui touche de près ou de loin à l’esthétisme et au conceptuel.
- Enfin, toujours dans un modèle caricatural de la Société « exemplaire », on confierait la gestion de tout le tissu économique et du monde entrepreneurial aux individus « SP » dits les « Artisans ». Dotés d’une énergie naturelle pour démarrer des projets, ils permettraient de dynamiser la partie économique de la communauté.
Bien entendu, tout ceci n’est qu’une projection théorique et purement caricaturale des profils psychologiques. Chaque individu, quel que soit son type MBTI peut occuper n’importe quelle tâche, mais cela sera moins évident et moins naturel.
D’autre part, il ne faut surtout pas croire que le MBTI met les gens dans des cases et les considère comme des numéros.
Simplement, vous devez comprendre que vous disposez naturellement d’atouts et de facilités que les autres profils n’ont pas. Si vous désirez essayer de découvrir lesquelles, je vous invite à faire le test que je propose.
Oser changer ses habitudes et sortir de sa zone de confort
Mais le fait de savoir que nous avons un vrai potentiel qui nous est propre ne suffit pas, il est également souhaitable de grandir et de trouver des moyens de se dépasser.
Imaginez pouvoir bénéficier de toutes vos qualités naturelles et d’en plus, ajouter de nombreuses cordes à votre arc pour compléter la panoplie de vos talents…
Non seulement c’est quelque chose d’accessible mais en plus, la recette est simple et la même pour tout le monde : vous devez sortir de votre zone de confort.
Sortir de sa zone de confort, est la « technique » la plus équitable qui existe. Équitable, car tout le monde est sur un pied d’égalité. La seule chose qui varie est le domaine dans lequel nous devons nous mettre dans la difficulté.
Pour faire simple, et au risque de caricaturer un peu, il est aussi difficile pour un rationnel d’être à l’écoute de ses émotions que pour un idéaliste d’être censé et stable dans ses pensées.
Il est aussi pénible pour un « gardien des traditions » de changer ses habitudes que pour un « artisan de projets » de mener à leur terme les nombreux projets entamés.
Partant de ce constat, sachant que nous avons toutes et tous des difficultés pour certaines activités, nous devons considérer l’effort de sortir de nos habitudes comme un chemin de croissance.
Dès que ce changement d’état d’esprit, que cet éveil spirituel s’est opéré et que cette prise de conscience est arrêtée, nous pouvons envisager notre évolution et détenons la clé de notre développement personnel. Le reste est une histoire de volonté et de persévérance !
Se montrer capable d’une telle démarche place n’importe qui dans la capacité de s’adapter à n’importe quel milieu et de trouver sa place dans n’importe quel groupe.
Vaincre ses peurs
Dans le même ordre d’idée, il est capital de savoir que nous avons tous des peurs en nous, tout simplement car la peur est innée à l’Homme et qu’elle est directement corrélée à l’instinct de survie de l’espèce.
Depuis la nuit des temps, la peur permet d’anticiper les dangers susceptibles de mettre en péril la survie.
Oui mais voilà, tout est question de dosage !
Ce n’est pas parce qu’il avait peur de la foudre que l’homme préhistorique n’a pas été capable de domestiquer le feu. S’il n’avait pas vaincu cette peur de l’inconnu, nous en serions encore à l’âge de pierre…
Dépasser ses appréhensions est non seulement bénéfique pour la confiance en soi, qu’une garantie AUTOMATIQUE de croissance personnelle.
Dès lors, il faut être capable d’appréhender au plus juste les tenants et les aboutissants de ses actes, car il existe une vraie différence entre être une personne qui ose, et être une tête brûlée !
Une bonne évaluation du niveau de prise de risque permet de progresser de façon maîtrisée. Une personne qui apprend à nager ne doit pas rester dans le petit bain où elle a pied mais elle ne doit pas pour autant se jeter directement dans le grand bain !
Tout est une question d’ajustement !
Cependant, il faut avoir conscience que le fait de vaincre ses peurs est un chemin assuré vers une croissance personnelle.
D‘ailleurs ne dit-on pas que :
« La peur n’évite pas le danger. »
Poursuivre un but qui nous tient à cœur, trouver sa mission de vie
« Le cœur a ses raisons que la raison ignore. »
Pascal
Savoir écouter ses émotions n’est pas donné à tout le monde, pourtant c’est certainement le meilleur moyen de savoir ce pour quoi nous sommes fait.
Lorsque l’on arrive à détecter les informations en provenance de notre affect, on ressent plus qu’une simple indication, on identifie carrément notre mission de vie et on perçoit ce pour quoi nous sommes vraiment faits.
Mais si il est de coutume de dire que le cœur ne ment pas, nous ne sommes pas tous égaux pour tendre l’oreille à ses messages.
Sur le plan du MBTI, le fonction « F », comme « Feeling », est justement celle par laquelle on considère que chaque individu prend ses décisions en écoutant ses ressentis. Pour faire simple, cette fonction est le complément de la raison, de la logique.
Du coup, selon le modèle inspiré des travaux de Carl Jung, les 16 personnalités MBTI, n’ont pas le même niveau de maîtrise et de sensibilité à l’égard de ces messages invisibles pour les yeux.
Être à l’écoute de son intuition et faire confiance à son sixième sens
La cinquième clé que j’ai envie d’évoquer pour parvenir à identifier son rôle et trouver sa place dans la vie, est également liée à la compréhension du fonctionnement de son cerveau.
Apprendre à cerner et maîtriser son intuition constitue en effet un véritable tremplin vers une meilleure appréhension de son environnement.
Le MBTI considère que 30% des être humains utilisent ce canal de recueil de l’information de façon naturelle (par opposition aux 70% de la population qui privilégient leurs 5 sens).
Être en mesure d’écouter et développer son Intuition, est un excellent moyen de mieux anticiper les évolutions permanentes de son environnement.
Qui dit anticiper, dit avoir un coup d’avance et donc naturellement mieux maîtriser les réactions, les comportements, les changements…
Bref se sentir plus à même de revendiquer sa personnalité !

Image par suju-foto de Pixabay
A Retenir
Affirmer sa personnalité pour retrouver l’estime de soi, est la garantie de vivre plus épanoui et d’envisager trouver son chemin de vie. Mais si cela semble bénéfique à tout le monde, il faut cependant relativiser car cela n’est en rien automatique et c’est bien là que se situe tout l’enjeu.
Comprendre pour quelle mission nous sommes faits, nécessite une capacité à s’imposer et à prendre du recul face aux tentations de l’orgueil qui nous pousse dans de mauvaises directions.
Trop souvent, parce que l’on souhaite s’intégrer dans un groupe, par peur de l’exclusion, ou se sentir reconnu nous cédons à la tentation du compromis et jouons des rôles.
Le meilleur moyen de trouver sa place et ne plus se sentir incompris, tout en étant heureux est finalement de mieux se connaître, pour affirmer sa personnalité et de revendiquer ses différences… Même si cela nous fait sortir des standards et peut sembler contre-intuitif.