Aujourd’hui, j’accueille une invitée, Laura, dont le blog Ma Petite Forêt, est dédié au montage de projets éducatifs en nature. Dans cet article, Laura nous explique comment il est possible de lier environnement et développement de l’assurance chez l’enfant tout en l’aidant à maîtriser ses émotions.
La confiance en soi est une notion d’autant plus difficile à définir et à représenter mentalement qu’elle est un sentiment, donc toujours personnel, et situé dans le fond de nos tripes.
Mais, malgré cet aspect « individuel » que revêt l’assurance, les décennies de recherche :
- en psychologie,
- en psychologie sociale,
- en sociologie
- et en pédagogie
…ont permis de dessiner les contours des grandes caractéristiques collectives du sentiment de confiance en soi… Et de proposer des moyens de la faire grandir en nous.
Par exemple, dans un récent ouvrage consacré à la confiance en soi1, Bellenger liste une vingtaine de moyens pour parvenir à changer d’état d’esprit, pour développer cette habileté essentielle qu’est l’aplomb :
- savoir relativiser,
- se donner de vrais objectifs,
- s’ouvrir aux autres,
- se faire sa propre idée,
- connaître ses limites,
- se préparer à l’action,
- etc…
Reste à savoir quels sont les environnements propices au développement de ces moyens de renforcement de la confiance en soi.
Dans cet article, je m’interroge sur les facteurs extérieurs qui optimisent ce développement, particulièrement dans l’éducation des enfants :
-
- Quel environnement permet aux enfants d’acquérir le plus efficacement possible ce sentiment fort de certitude et de sécurité ?
J’ose affirmer que « l’école du Dehors » est à la fois le contexte et le moyen par lequel les enfants développent le plus profondément un sentiment de confiance en soi. Je vous propose donc d’expliquer concrètement le lien fort qui unit développement de ce sentiment chez l’enfant et l’éducation dite « par la nature ».
La « pédagogie par la nature » ou « l’école du Dehors » ou encore « l’école-forêt » est une démarche éducative dite « alternative » qui promeut l’enseignement et apprentissage scolaire au sein d’un environnement naturel. Une autre voie qui permet de relativiser l’école classique.
Elle encourage les enseignants soit à faire totalement classe en extérieur, soit à « ensauvager » les cours d’école ou bien encore à faire autant de sorties scolaires qu’ils le peuvent.

Les 6 principes qui sous-tendent cette pédagogie sont :
- la régularité des sessions en extérieur,
- un environnement boisé,
- la construction d’une « communauté d’apprentissage »,
- un développement de l’enfant dit « holistique » (pas seulement intellectuel mais aussi émotionnel, relationnel, manuel, etc.),
- l’éducation au risque
- et la présence, sur les lieux, de professionnels de l’éducation formée.
Pour en savoir plus, consultez l’article « Les 6 principes de l’école-forêt ».
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La nature de la confiance en soi
Pour définir la confiance en soi, j’aimerais partir de la définition de la confiance en autrui :
« Au sens strict du terme, la confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose. Le verbe confier (du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ») signifie, en effet, qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi »
(Marzano, 2010)
A partir de là, on peut définir la confiance en soi comme la capacité à se considérer soi-même comme un autre, en qui l’on confierait notre bien le plus précieux – en l’occurrence, notre vie, nos actions, nos décisions.
Retenons aussi que cela suppose que nous ayons suffisamment de bienveillance envers nous-même pour nous accueillir tels que nous sommes.
La question, du point de vue thérapeutique ou éducatif, est donc de savoir comment amplifier cette capacité à se « fier à nous-même » ?
La pédagogie dite « par la nature » ouvre des pistes intéressantes pour le développement de la confiance en soi chez les enfants, dès le plus jeune âge.
En effet, elle vise à former des individus autonomes, inventifs et en harmonie avec leur environnement.
Sa recette ?
L’immersion des enfants dans la nature, accompagnée d’une pédagogie active, ludique et sensorielle. Je vous propose de voir plus en détails la manière dont les différentes activités et les postures des enseignants en nature influent sur le développement de la confiance en soi.

1 Lionel Bellenger (2019) La confiance en soi, ESF Sciences Humaines. https://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=gXeZDwAAQBAJ&oi=fnd&pg=PT2&dq=confiance+en+soi&ots=v0656wEpNX&sig=C5Ll5w1dEdlwa1Ur2dO6xqSBqDA#v=onepage&q&f=false
Le grand air, un lieu de défis pour gagner de l’assurance
Baisse du stress et confiance en soi
Le premier point qu’il faut souligner est que l’immersion en milieu naturel, entendu comme « végétalisé », résulte en une baisse de stress chez les humains. De nombreuses études1 montrent que le taux de cortisol, l’hormone produite par l’hypothalamus lorsque nous sommes stressés, baisse toujours au cours d’une promenade en nature, d’autant plus lorsque l’on est en mouvement dans cet environnement.
Or le (mauvais) stress est un inhibiteur de bien-être. Il impacte directement notre humeur et le comportement qui en découle : quand on est stressé, on a tendance à « tout mélanger », à « brasser de l’air », et, surtout, à ne plus savoir à qui se fier.
A commencer par nous-même !
Hésitation, manque de précision dans nos évaluations, précipitation, et sentiment d’incertitude par rapport à ce que nous devrions faire. On dit bien que, lorsqu’on est stressé, on « perd ses moyens ».
Parmi ces moyens, le plus essentiel est le sentiment de confiance en soi-même. Les enfants stressés n’apprennent pas en toute sérénité. C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle la situation d’évaluation – examens, tests, contrôles – est reconnue comme impactant négativement les résultats scolaires.
Par ailleurs, l’univers naturel est, symboliquement du moins, très riche en « propriétés énergétiques » jugées bienfaisantes.
Au-delà de son impact sur la santé physique et mentale observée directement par la science, la nature a donc ceci de particulier qu’elle semble agir sur d’autres « plans » chez l’humain.
L’esthétique des lieux, leur poésie et la symbolique (des arbres, en particulier) nous mettent dans un état de relaxation et de lâcher-prise.
Cet état correspond exactement à la baisse du taux de cortisol en nous.
Donc, dans un environnement paisible et ouvert, on gagne en sérénité, en calme, en décontraction… ce qui est infiniment plus productif que tout autre outil de facilitation pédagogique. L’enfant apaisé par le plein air est conforté dans le sentiment que « tout est possible » et qu’il va y arriver.
L’enfant se compare aux éléments
La rencontre avec un nouveau milieu, quel qu’il soit, provoque de nombreux sentiments (appréhension, peur, excitation, exaltation, etc.).
Le fait même de nous confronter à un nouvel environnement nous fait sortir de notre zone de confort.
Oser « aller vers l’autre » constitue, de fait, une initiation à l’ouverture d’esprit et à une meilleure connaissance de soi.
Partir à la découverte de l’inconnu – et Dieu sait que, à notre époque, il y en a, de l’inconnu dans la nature ! – est sans nul doute l’une des formations à la confiance en soi les plus efficaces au monde.
En effet, dans la nature, l’enfant va mettre en place l’un des principaux mécanismes psycho-cognitifs qui vont lui permettre d’évoluer vers l’âge adulte : la comparaison et la relativisation.
La rencontre avec le monde végétal et le monde animal – telle qu’elle s’effectue en pédagogie par la nature – est une merveilleuse occasion pour l’enfant de prendre conscience de la place qu’il occupe en tant qu’humain au sein de l’écosystème.
Quel est le lien avec la confiance en soi ?
Il est direct : on ne peut ressentir de la confiance vis-à-vis de soi que si l’on a conscience de soi en tant qu’individu à part entière et en lien avec autrui.
Cela semble élémentaire, mais il faut souvent rappeler que les certitudes n’existent pas d’elles-mêmes. Il faut qu’il y ait eu, au départ, ce processus de prise de conscience de sa propre individualité et de son rapport aux autres humains, végétaux et animaux.
L’enfant prend donc confiance en lui au fur et à mesure qu’il apprend à se mesurer, au sens propre et figuré du terme, aux grands arbres et aux minuscules insectes.
Il prend de l’assurance en ses gestes lorsqu’il cueille une fleur ou fabrique un nichoir à oiseaux.
Il prend confiance en ses mots lorsqu’il se rend compte qu’il sait nommer tel ou tel animal, telle ou telle plante.
L’apport de la pédagogie par la nature par rapport aux classes en intérieur est qu’il s’agit d’un apprentissage en actes.
Or l’on sait, depuis les travaux de chercheurs comme Francisco Varela ou Antonio Damasio, que seule l’expérience « en corps », c’est-à-dire en mouvement, ancre profondément les apprentissages de la vie et les émotions qui y sont liés.
La confiance en soi d’un enfant « élevé en plein air » est d’autant plus efficacement instaurée qu’elle est incorporée. Il n’a pas seulement confiance dans le fait de déchiffrer des lettres dans un livre ou de reconnaître l’image d’un insecte. Il a confiance en lui dans tous les domaines, puisque ses expériences d’apprentissage ont été « holistiques » (complètes, prenant en compte le mental, le corps et l’esprit).

L’enfant prend des risques
« Une saine confiance en soi est le fruit d’une tranquillité sur les limites »
(Bellenger, 2019)
L’individu – enfant ou adulte, et quelle que soit la situation – ne peut évaluer ses possibilités d’action s’il ne sait pas quel est exactement son champ d’action.
En effet, on n’a pas confiance en soi « en général », on a confiance en soi « par rapport à » quelque chose (un projet, une action, une situation, etc.).
Dans le domaine éducatif, l’apprentissage des limites par l’enfant passe en grande partie par celui de l’évaluation des risques. C’est la raison pour laquelle élever un enfant dans un environnement totalement aseptisé en termes de confrontation avec les risques de la vie (microbes, maladie, accidents, etc.) ne permet pas de « solidifier » l’enfant. Ni de le préparer au réel.
En effet, « La nature fait des enfants forts », pour reprendre le titre de l’article de Gadais & Beauchamp (chercheurs à l’université du Québec)2.
Une très large littérature scientifique soutient actuellement la « pédagogie du risque » comme étant un vecteur fondamental du développement personnel de l’individu3.
C’est en prenant des risques que l’enfant développe la confiance en lui-même dans laquelle il saura puiser son esprit d’initiative. Utiliser des outils coupants, lourds et réputés dangereux, grimper aux arbres, partir seul en forêt, monter une cabane, etc. sont des activités quotidiennes en pédagogie par la nature.
1 Voir l’étude suivante : Meyer-Schulz, K. & Bürger-Arndt, R. (2019). Les effets de la forêt sur la santé physique et mentale. Une revue de la littérature scientifique. Santé Publique, s1(HS), 115-134.
3 Voir l’article récapitulatif (en anglais) de Brussoni et al. (2015) What is the Relationship between Risky Outdoor Play and Health in Children? A Systematic Review. Int. J. Environ. Res. Public Health 2015, 12, 6423-6454; doi:10.3390/ijerph120606423

Bien entendu, tout se fait progressivement : les plus grands font le plus difficile tandis que les plus jeunes observent et se consacrent à d’autres tâches.
Tout se fait naturellement : c’est quand il se sent sûr de lui-même que l’enfant prend en charge le défi qu’il se met à lui-même.
Il teste lui-même les limites de sa confiance en lui. Il sait aussi qu’il peut compter sur ses camarades et l’enseignant, s’il a besoin d’aide. Il sait qu’il n’y a aucun problème et aucune sanction s’il n’y arrive pas.
Car l’assurance s’accompagne toujours d’une confiance réciproque dans les autres. L’enfant sait aussi qu’il assume entièrement la « responsabilité » (un autre terme fondateur de la pédagogie par la nature) de ses initiatives.
L’aplomb qu’il développe est ainsi ancrée dans une responsabilisation par rapport à ses actes.
La pédagogie par la nature, développement de la confiance en soi
Comme tout sentiment et toute action, la confiance en soi se renforce au fur et à mesure que l’individu l’évalue comme bénéfique pour lui.
La confiance en soi grandit ainsi à chaque fois que l’individu a le sentiment d’avoir réussi une action. Dans un cercle vertueux, le succès entraîne généralement le succès.
Pourquoi ? Parce que, parmi les nombreuses lois qui orientent le fonctionnement du cerveau humain, se trouve celle de la statistique.
« Si j’ai réussi A, il y a X chances que je je réussisse B », se dit-on inconsciemment.
Je peux témoigner moi-même de ce fonctionnement : ayant beaucoup « baroudé » à l’étranger, je me suis régulièrement trouvée dans des situations risquées, voire dangereuses, dans lesquelles – me trouvant loin de mon cercle social (amis, famille, collègues, etc.) – je ne pouvais compter que sur moi-même.
Ayant toujours réussi à m’en sortir positivement, toutes ces expériences ont forgé un sentiment de certitude qui ressurgit à chaque fois que je suis confrontée à un défi ou à un événement conflictuel ou qui me fait peur au premier abord.
Ce que mon cerveau me dit, c’est : « j’ai bien réussi à m’en tirer lorsque j’ai vécu A, je vais donc m’en tirer maintenant, face à B ».
Or, l’ensemble des éléments constitutifs de la pédagogie par la nature concourent à multiplier, chez les enfants, les expériences de succès auxquelles ils pourront se référer tout au long de leur vie.
Via une forme d’« empowerment » continuel, elle instaure toutes les conditions de développement et de renforcement de la confiance en soi des élèves.
Une mise en autonomie progressive
La pédagogie par la nature postule que la confiance en soi des enfants s’acquiert à partir du moment où on leur en laisse l’opportunité, c’est-à-dire seulement si l’adulte (l’animateur, l’enseignant, le parent) laisse à l’enfant l’occasion et le temps de faire par lui-même.
Cela suppose, chez les adultes, la patience d’attendre – tout en l’observant – que l’enfant fasse par lui-même.
C’est la raison pour laquelle les écoles en nature, même si certaines partagent le même programme que celui de l’Education nationale, ne fonctionnent pas sur les mêmes temporalités.
La priorité est donnée à l’expérimentation directe : s’il faut deux heures à un enfant pour qu’il mette une plante en pot, il mettra deux heures s’il souhaite le faire par lui-même. Cette mise en autonomie fait que la gestion du groupe d’enfants est forcément hétérogène, tous les enfants n’apprenant pas au même rythme.
L’un des aspects les plus importants en termes de développement de la confiance en soi est celui de la motivation.
On ne peut pas « obliger » un enfant à acquérir de la confiance en lui.
S’il se sent forcé, il stressera. S’il stresse, il perdra sa confiance en ses capacités de faire ce qu’on l’oblige à faire.
L’envie qu’un enfant a, à un moment précis, de tenter une expérience, sera donc intégralement encouragée.
S’il est motivé, l’enfant va se sentir suffisamment sûr de lui pour tenter l’expérience qui l’attire. Et c’est là que va se construire son autonomie. Dans une dynamique d’aller-retour, on voit donc que sont liées autonomie et transmission de l’assurance aux enfants.
Un apprentissage de la collaboration
La socialisation est reconnue par l’entière communauté scientifique, psychologues et pédagogues en premier lieu, comme étant l’une des bases d’un développement positif de l’enfant.
C’est à travers le contact avec ses pairs que l’enfant se construit, en miroir de ce que lui renvoient ses camarades.
La confiance dans le « soi » de l’enfant – en train de construire son identité propre – s’ancre ainsi dans la socialisation avec « autrui ».
Dans une perspective dite « socio-constructiviste », qui prône, entre autre l’entraide entre pairs comme étant la base du développement (voir les travaux de Vygotski et Bruner), c’est la collaboration qui fait que l’enfant s’affirme tout en développant des relations harmonieuses avec le monde qui l’entoure.

Je l’ai déjà souligné plus haut : se fier à soi-même relève du même processus que se fier aux autres.
Très concrètement, un enfant suffisamment sûr de lui-même peut tenter une expérience (grimper à un arbre, par exemple).
S’il atteint ses limites et que ses certitudes vis à vis de ses capacités s’étiolent, il demandera de l’aide à un camarade, pour deux raisons :
- non seulement parce qu’il aura confiance en la capacité qu’aura ce camarade à le rattraper ou l’empêcher de tomber,
- mais surtout parce qu’il a suffisamment confiance en ce camarade pour se montrer tel qu’il est dans ce moment où « il n’arrive pas à faire seul ».
Savoir demander de l’aide est également un signe d’estime de soi car on se montre en état dit « de faiblesse ».
On a suffisamment d’assurance pour ne pas avoir peur de se montrer en posture de difficulté face à autrui. La collaboration et la socialisation sont ainsi des moments au sein desquels se négocie la progression de la confiance en soi.
Une pratique de la bienveillance
Je voudrais terminer en précisant le rôle d’un environnement bienveillant – tel qu’il est pratiqué en pédagogie par la nature – dans le rôle du développement des convictions chez l’enfant.
J’entends par bienveillance un état d’esprit qui permet l’acceptation de toute chose telle qu’elle survient (une acceptation radicale de la réalité) accompagnée par un sentiment d’amour vis-à-vis des personnes et éléments qui nous entourent.
Je ne la confonds pas avec le sentiment d’empathie – qui peut également intervenir – mais qui suppose une « projection mentale » vers les ressentis d’autrui.
La bienveillance ne contient pas forcément de compréhension affective de ce que vit autrui mais elle l’accepte avec bonté.
La nature de la relation entre bienveillance et confiance en soi est que la première permet le développement de l’autre.
En effet, comme l’écrit Bellenger
« La crispation sur le pouvoir amenuise le moi et interdit toute forme de confiance en soi. »
Toute pratique tournant autour de la compétition pour une forme de pouvoir (prendre le pouvoir sur l’autre par ego, montrer qu’on sait mieux faire que l’autre, etc…) met en péril le sentiment de confiance en soi.
L’enfant n’a pas encore commencé à apprendre à gérer ses émotions. Ce sentiment est fragile, surtout s’il est en pleine évolution comme c’est le cas chez les enfants.
S’ils ressentent du jugement ou des enjeux de pouvoir autour de leurs actions ou décisions, ils risquent de perdre leurs moyens.
Là encore, on rejoint le fait que l’assurance se construit dans la dynamique « extériorité-intériorité » : les autres sont le miroir de nous-mêmes.
Si l’on perçoit chez eux une attitude malveillante ou jugeante, nos « neurones-miroir » s’activent et notre cerveau nous dit que nous ne sommes pas capables (puisque les autres semblent nous juger comme tel).
Un environnement sain, sécurisant et bienveillant encourage la prise de confiance en soi.
En bref : nature et confiance en soi
Cet article avait pour but d’établir des liens entre l’éducation dite « en nature » et le développement de la confiance en soi chez les enfants.
Les liens sont nombreux :
- la baisse du stress,
- la rencontre avec un environnement différent,
- la comparaison avec le monde végétal et animal,
- la prise de risques,
- la mise en autonomie,
- les pratiques collaboratives
- et un contexte d’apprentissage bienveillant
…et ont tous pour effet de développer chez les enfants une meilleure connaissance d’eux-mêmes et de leurs limites.
De ces connaissances expérientielles, ils parviennent à changer de mindset, d’état d’esprit, forgent en eux-mêmes une personnalité forte, confiante en eux-mêmes et – de manière indissociable – en autrui.