Pourquoi nature et confiance en soi sont-elles liées ?

Aujourd’hui, j’accueille une invitée, Laura, dont le blog Ma Petite Forêt, est dédié au montage de projets éducatifs en nature. Dans cet article, Laura nous explique comment il est possible de lier environnement et développement de l’assurance chez l’enfant.

Introduction

La confiance en soi est une notion d’autant plus difficile à définir et à représenter mentalement qu’elle est un sentiment, donc toujours personnel, et situé dans le fond de nos tripes.

Mais, malgré cet aspect « individuel » que revêt l’assurance, les décennies de recherche :

  • en psychologie,
  • en psychologie sociale,
  • en sociologie
  • et en pédagogie

…ont permis de dessiner les contours des grandes caractéristiques collectives du sentiment de confiance en soi… Et de proposer des moyens de la faire grandir en nous.

Par exemple, dans un récent ouvrage consacré à la confiance en soi1, Bellenger liste une vingtaine de moyens pour développer cette habileté essentielle qu’est l’aplomb :

  • savoir relativiser,
  • se donner de vrais objectifs,
  • s’ouvrir aux autres,
  • se faire sa propre idée,
  • connaître ses limites,
  • se préparer à l’action,
  • etc…

Reste à savoir quels sont les environnements propices au développement de ces moyens de renforcement de la confiance en soi.

Dans cet article, je m’interroge sur les facteurs extérieurs qui optimisent ce développement, particulièrement dans l’éducation des enfants :

    • Quel environnement permet aux enfants d’acquérir le plus efficacement possible ce sentiment fort de certitude et de sécurité ?

J’ose affirmer que « l’école du Dehors » est à la fois le contexte et le moyen par lequel les enfants développent le plus profondément un sentiment de confiance en soi. Je vous propose donc d’expliquer concrètement le lien fort qui unit développement de ce sentiment chez l’enfant et l’éducation dite « par la nature ».

La « pédagogie par la nature » ou « l’école du Dehors » ou encore « l’école-forêt » est une démarche éducative dite « alternative » qui promeut l’enseignement et apprentissage scolaire au sein d’un environnement naturel.

Elle encourage les enseignants soit à faire totalement classe en extérieur, soit à « ensauvager » les cours d’école ou bien encore à faire autant de sorties scolaires qu’ils le peuvent.

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Les 6 principes qui sous-tendent cette pédagogie sont :

  • la régularité des sessions en extérieur,
  • un environnement boisé,
  • la construction d’une « communauté d’apprentissage »,
  • un développement de l’enfant dit « holistique » (pas seulement intellectuel mais aussi émotionnel, relationnel, manuel, etc.),
  • l’éducation au risque
  • et la présence, sur les lieux, de professionnels de l’éducation formée.

Pour en savoir plus, consultez l’article « Les 6 principes de l’école-forêt ».

La nature de la confiance en soi

Pour définir la confiance en soi, j’aimerais partir de la définition de la confiance en autrui :

« Au sens strict du terme, la confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose. Le verbe confier (du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ») signifie, en effet, qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi »

(Marzano, 2010)

A partir de là, on peut définir la confiance en soi comme la capacité à se considérer soi-même comme un autre, en qui l’on confierait notre bien le plus précieux – en l’occurrence, notre vie, nos actions, nos décisions.

Retenons aussi que cela suppose que nous ayons suffisamment de bienveillance envers nous-même pour nous accueillir tels que nous sommes.

La question, du point de vue thérapeutique ou éducatif, est donc de savoir comment amplifier cette capacité à se « fier à nous-même » ?

La pédagogie dite « par la nature » ouvre des pistes intéressantes pour le développement de la confiance en soi chez les enfants, dès le plus jeune âge.

En effet, elle vise à former des individus autonomes, inventifs et en harmonie avec leur environnement.

Sa recette ?

L’immersion des enfants dans la nature, accompagnée d’une pédagogie active, ludique et sensorielle. Je vous propose de voir plus en détails la manière dont les différentes activités et les postures des enseignants en nature influent sur le développement de la confiance en soi.

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Le grand air, un lieu de défis pour gagner de l’assurance

Baisse du stress et confiance en soi

Le premier point qu’il faut souligner est que l’immersion en milieu naturel, entendu comme « végétalisé », résulte en une baisse de stress chez les humains. De nombreuses études1 montrent que le taux de cortisol, l’hormone produite par l’hypothalamus lorsque nous sommes stressés, baisse toujours au cours d’une promenade en nature, d’autant plus lorsque l’on est en mouvement dans cet environnement.

Or le (mauvais) stress est un inhibiteur de bien-être. Il impacte directement notre humeur et le comportement qui en découle : quand on est stressé, on a tendance à « tout mélanger », à « brasser de l’air », et, surtout, à ne plus savoir à qui se fier.

A commencer par nous-même !

Hésitation, manque de précision dans nos évaluations, précipitation, et sentiment d’incertitude par rapport à ce que nous devrions faire. On dit bien que, lorsqu’on est stressé, on « perd ses moyens ».

Parmi ces moyens, le plus essentiel est le sentiment de confiance en soi-même. Les enfants stressés n’apprennent pas en toute sérénité. C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle la situation d’évaluation – examens, tests, contrôles – est reconnue comme impactant négativement les résultats scolaires.

Par ailleurs, l’univers naturel est, symboliquement du moins, très riche en « propriétés énergétiques » jugées bienfaisantes.

Au-delà de son impact sur la santé physique et mentale observée directement par la science, la nature a donc ceci de particulier qu’elle semble agir sur d’autres « plans » chez l’humain.

L’esthétique des lieux, leur poésie et la symbolique (des arbres, en particulier) nous mettent dans un état de relaxation et de lâcher-prise.

Cet état correspond exactement à la baisse du taux de cortisol en nous.

Donc, dans un environnement paisible et ouvert, on gagne en sérénité, en calme, en décontraction… ce qui est infiniment plus productif que tout autre outil de facilitation pédagogique. L’enfant apaisé par le plein air est conforté dans le sentiment que « tout est possible » et qu’il va y arriver.

L’enfant se compare aux éléments

La rencontre avec un nouveau milieu, quel qu’il soit, provoque de nombreux sentiments (appréhension, peur, excitation, exaltation, etc.).

Le fait même de nous confronter à un nouvel environnement nous fait sortir de notre zone de confort.

Oser « aller vers l’autre » constitue, de fait, une initiation à l’ouverture d’esprit et à une meilleure connaissance de soi.

Partir à la découverte de l’inconnu – et Dieu sait que, à notre époque, il y en a, de l’inconnu dans la nature ! – est sans nul doute l’une des formations à la confiance en soi les plus efficaces au monde.

En effet, dans la nature, l’enfant va mettre en place l’un des principaux mécanismes psycho-cognitifs qui vont lui permettre d’évoluer vers l’âge adulte : la comparaison et la relativisation.

La rencontre avec le monde végétal et le monde animal – telle qu’elle s’effectue en pédagogie par la nature – est une merveilleuse occasion pour l’enfant de prendre conscience de la place qu’il occupe en tant qu’humain au sein de l’écosystème.

Quel est le lien avec la confiance en soi ?

Il est direct : on ne peut ressentir de la confiance vis-à-vis de soi que si l’on a conscience de soi en tant qu’individu à part entière et en lien avec autrui.

Cela semble élémentaire, mais il faut souvent rappeler que les certitudes n’existent pas d’elles-mêmes. Il faut qu’il y ait eu, au départ, ce processus de prise de conscience de sa propre individualité et de son rapport aux autres humains, végétaux et animaux.

L’enfant prend donc confiance en lui au fur et à mesure qu’il apprend à se mesurer, au sens propre et figuré du terme, aux grands arbres et aux minuscules insectes.

Il prend de l’assurance en ses gestes lorsqu’il cueille une fleur ou fabrique un nichoir à oiseaux.

Il prend confiance en ses mots lorsqu’il se rend compte qu’il sait nommer tel ou tel animal, telle ou telle plante.

L’apport de la pédagogie par la nature par rapport aux classes en intérieur est qu’il s’agit d’un apprentissage en actes.

Or l’on sait, depuis les travaux de chercheurs comme Francisco Varela ou Antonio Damasio, que seule l’expérience « en corps », c’est-à-dire en mouvement, ancre profondément les apprentissages de la vie et les émotions qui y sont liés.

La confiance en soi d’un enfant « élevé en plein air » est d’autant plus efficacement instaurée qu’elle est incorporée. Il n’a pas seulement confiance dans le fait de déchiffrer des lettres dans un livre ou de reconnaître l’image d’un insecte. Il a confiance en lui dans tous les domaines, puisque ses expériences d’apprentissage ont été « holistiques » (complètes, prenant en compte le mental, le corps et l’esprit).

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L’enfant prend des risques

« Une saine confiance en soi est le fruit d’une tranquillité sur les limites »

                                                                                                                    (Bellenger, 2019)

L’individu – enfant ou adulte, et quelle que soit la situation – ne peut évaluer ses possibilités d’action s’il ne sait pas quel est exactement son champ d’action.

En effet, on n’a pas confiance en soi « en général », on a confiance en soi « par rapport à » quelque chose (un projet, une action, une situation, etc.).

Dans le domaine éducatif, l’apprentissage des limites par l’enfant passe en grande partie par celui de l’évaluation des risques. C’est la raison pour laquelle élever un enfant dans un environnement totalement aseptisé en termes de confrontation avec les risques de la vie (microbes, maladie, accidents, etc.) ne permet pas de « solidifier » l’enfant. Ni de le préparer au réel.

En effet, « La nature fait des enfants forts », pour reprendre le titre de l’article de Gadais & Beauchamp (chercheurs à l’université du Québec)2.

Une très large littérature scientifique soutient actuellement la « pédagogie du risque » comme étant un vecteur fondamental du développement personnel de l’individu3.

C’est en prenant des risques que l’enfant développe la confiance en lui-même dans laquelle il saura puiser son esprit d’initiative. Utiliser des outils coupants, lourds et réputés dangereux, grimper aux arbres, partir seul en forêt, monter une cabane, etc. sont des activités quotidiennes en pédagogie par la nature.

1 Voir l’étude suivante : Meyer-Schulz, K. & Bürger-Arndt, R. (2019). Les effets de la forêt sur la santé physique et mentale. Une revue de la littérature scientifique. Santé Publique, s1(HS), 115-134.

3 Voir l’article récapitulatif (en anglais) de Brussoni et al. (2015) What is the Relationship between Risky Outdoor Play and Health in Children? A Systematic Review. Int. J. Environ. Res. Public Health 2015, 12, 6423-6454; doi:10.3390/ijerph120606423

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Bien entendu, tout se fait progressivement : les plus grands font le plus difficile tandis que les plus jeunes observent et se consacrent à d’autres tâches.

Tout se fait naturellement : c’est quand il se sent sûr de lui-même que l’enfant prend en charge le défi qu’il se met à lui-même.

Il teste lui-même les limites de sa confiance en lui. Il sait aussi qu’il peut compter sur ses camarades et l’enseignant, s’il a besoin d’aide. Il sait qu’il n’y a aucun problème et aucune sanction s’il n’y arrive pas.

Car l’assurance s’accompagne toujours d’une confiance réciproque dans les autres. L’enfant sait aussi qu’il assume entièrement la « responsabilité » (un autre terme fondateur de la pédagogie par la nature) de ses initiatives.

L’aplomb qu’il développe est ainsi ancrée dans une responsabilisation par rapport à ses actes.

La pédagogie par la nature, développement de la confiance en soi

Comme tout sentiment et toute action, la confiance en soi se renforce au fur et à mesure que l’individu l’évalue comme bénéfique pour lui.

La confiance en soi grandit ainsi à chaque fois que l’individu a le sentiment d’avoir réussi une action. Dans un cercle vertueux, le succès entraîne généralement le succès.

Pourquoi ? Parce que, parmi les nombreuses lois qui orientent le fonctionnement du cerveau humain, se trouve celle de la statistique.

« Si j’ai réussi A, il y a X chances que je je réussisse B », se dit-on inconsciemment.

Je peux témoigner moi-même de ce fonctionnement : ayant beaucoup « baroudé » à l’étranger, je me suis régulièrement trouvée dans des situations risquées, voire dangereuses, dans lesquelles – me trouvant loin de mon cercle social (amis, famille, collègues, etc.) – je ne pouvais compter que sur moi-même.

Ayant toujours réussi à m’en sortir positivement, toutes ces expériences ont forgé un sentiment de certitude qui ressurgit à chaque fois que je suis confrontée à un défi ou à un événement conflictuel ou qui me fait peur au premier abord.

Ce que mon cerveau me dit, c’est : « j’ai bien réussi à m’en tirer lorsque j’ai vécu A, je vais donc m’en tirer maintenant, face à B ».

Or, l’ensemble des éléments constitutifs de la pédagogie par la nature concourent à multiplier, chez les enfants, les expériences de succès auxquelles ils pourront se référer tout au long de leur vie.

Via une forme d’« empowerment » continuel, elle instaure toutes les conditions de développement et de renforcement de la confiance en soi des élèves.

Une mise en autonomie progressive

La pédagogie par la nature postule que la confiance en soi des enfants s’acquiert à partir du moment où on leur en laisse l’opportunité, c’est-à-dire seulement si l’adulte (l’animateur, l’enseignant, le parent) laisse à l’enfant l’occasion et le temps de faire par lui-même.

Cela suppose, chez les adultes, la patience d’attendre – tout en l’observant – que l’enfant fasse par lui-même.

C’est la raison pour laquelle les écoles en nature, même si certaines partagent le même programme que celui de l’Education nationale, ne fonctionnent pas sur les mêmes temporalités.

La priorité est donnée à l’expérimentation directe : s’il faut deux heures à un enfant pour qu’il mette une plante en pot, il mettra deux heures s’il souhaite le faire par lui-même. Cette mise en autonomie fait que la gestion du groupe d’enfants est forcément hétérogène, tous les enfants n’apprenant pas au même rythme.

L’un des aspects les plus importants en termes de développement de la confiance en soi est celui de la motivation.

On ne peut pas « obliger » un enfant à acquérir de la confiance en lui.

S’il se sent forcé, il stressera. S’il stresse, il perdra sa confiance en ses capacités de faire ce qu’on l’oblige à faire.

L’envie qu’un enfant a, à un moment précis, de tenter une expérience, sera donc intégralement encouragée.

S’il est motivé, l’enfant va se sentir suffisamment sûr de lui pour tenter l’expérience qui l’attire. Et c’est là que va se construire son autonomie. Dans une dynamique d’aller-retour, on voit donc que sont liées autonomie et transmission de l’assurance aux enfants.

Un apprentissage de la collaboration

La socialisation est reconnue par l’entière communauté scientifique, psychologues et pédagogues en premier lieu, comme étant l’une des bases d’un développement positif de l’enfant.

C’est à travers le contact avec ses pairs que l’enfant se construit, en miroir de ce que lui renvoient ses camarades.

La confiance dans le « soi » de l’enfant – en train de construire son identité propre – s’ancre ainsi dans la socialisation avec « autrui ».

Dans une perspective dite « socio-constructiviste », qui prône, entre autre l’entraide entre pairs comme étant la base du développement (voir les travaux de Vygotski et Bruner), c’est la collaboration qui fait que l’enfant s’affirme tout en développant des relations harmonieuses avec le monde qui l’entoure.

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Je l’ai déjà souligné plus haut : se fier à soi-même relève du même processus que se fier aux autres.

Très concrètement, un enfant suffisamment sûr de lui-même peut tenter une expérience (grimper à un arbre, par exemple).

S’il atteint ses limites et que ses certitudes vis à vis de ses capacités s’étiolent, il demandera de l’aide à un camarade, pour deux raisons :

  • non seulement parce qu’il aura confiance en la capacité qu’aura ce camarade à le rattraper ou l’empêcher de tomber,
  • mais surtout parce qu’il a suffisamment confiance en ce camarade pour se montrer tel qu’il est dans ce moment où « il n’arrive pas à faire seul ».

Savoir demander de l’aide est également un signe d’estime de soi car on se montre en état dit « de faiblesse ».

On a suffisamment d’assurance pour ne pas avoir peur de se montrer en posture de difficulté face à autrui. La collaboration et la socialisation sont ainsi des moments au sein desquels se négocie la progression de la confiance en soi.

Une pratique de la bienveillance

Je voudrais terminer en précisant le rôle d’un environnement bienveillant – tel qu’il est pratiqué en pédagogie par la nature – dans le rôle du développement des convictions chez l’enfant.

J’entends par bienveillance un état d’esprit qui permet l’acceptation de toute chose telle qu’elle survient (une acceptation radicale de la réalité) accompagnée par un sentiment d’amour vis-à-vis des personnes et éléments qui nous entourent.

Je ne la confonds pas avec le sentiment d’empathie – qui peut également intervenir – mais qui suppose une « projection mentale » vers les ressentis d’autrui.

La bienveillance ne contient pas forcément de compréhension affective de ce que vit autrui mais elle l’accepte avec bonté.

La nature de la relation entre bienveillance et confiance en soi est que la première permet le développement de l’autre.

En effet, comme l’écrit Bellenger

« La crispation sur le pouvoir amenuise le moi et interdit toute forme de confiance en soi. »

Toute pratique tournant autour de la compétition pour une forme de pouvoir (prendre le pouvoir sur l’autre par ego, montrer qu’on sait mieux faire que l’autre, etc…) met en péril le sentiment de confiance en soi.

Ce dernier est fragile, surtout s’il est en pleine évolution comme c’est le cas chez les enfants.

S’ils ressentent du jugement ou des enjeux de pouvoir autour de leurs actions ou décisions, ils risquent de perdre leurs moyens.

Là encore, on rejoint le fait que l’assurance se construit dans la dynamique « extériorité-intériorité » : les autres sont le miroir de nous-mêmes.

Si l’on perçoit chez eux une attitude malveillante ou jugeante, nos « neurones-miroir » s’activent et notre cerveau nous dit que nous ne sommes pas capables (puisque les autres semblent nous juger comme tel).

Un environnement sain, sécurisant et bienveillant encourage la prise de confiance en soi.

En bref : nature et confiance en soi

Cet article avait pour but d’établir des liens entre l’éducation dite « en nature » et le développement de la confiance en soi chez les enfants.

Les liens sont nombreux :

  • la baisse du stress,
  • la rencontre avec un environnement différent,
  • la comparaison avec le monde végétal et animal,
  • la prise de risques,
  • la mise en autonomie,
  • les pratiques collaboratives
  • et un contexte d’apprentissage bienveillant

…et ont tous pour effet de développer chez les enfants une meilleure connaissance d’eux-mêmes et de leurs limites.

De ces connaissances expérientielles, ils forgent en eux-mêmes une personnalité forte, confiante, en eux-mêmes et – de manière indissociable – en autrui.

 

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48 réflexions au sujet de “Pourquoi nature et confiance en soi sont-elles liées ?”

  1. Article très intéressant, en Allemagne il existe depuis longtemps déjà des écoles en forêt, la prise de risques est aussi encouragée sur les places de jeux notamment, espérons qu’en France de telles écoles voient le jour, pour le plus grand bien des enfants! Merci d’avoir largement évoqué tous les bienfaits que cela pourrait procurer aux écoliers.

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  2. Passionnant !
    J’ai pu expérimenté un an en voyages pendant lequel nous avons beaucoup vécu dans la nature. Et je confirme que la confiance en soi augmente, ainsi que son ouverture d’esprit, son autonomie, la prise de conscience du plaisir d’apprendre… en fait de découvrir, d’expérimenter et grandir avec ses propres expériences.
    Et pour aller plus loin, je trouve que nous (les adultes) avons pu également profiter de cette mise au vert.
    Nous avons l’impression de ne plus avoir à “prouver” quelque chose, mais agissons avec des fondements plus solides dans la vie.

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  3. Génial cet article !
    J’adore particulièrement la façon de partir de la définition de la confiance en l’autre pour établir la confiance en soi. C’est percutant (pour moi en tout cas !).

    Je m’interroge cependant sur l’avenir de notre société où la majorité des enfants sont des petits citadins aujourd’hui et du coup j’espère que cette confiance peut aussi être atteinte par d’autres moyens.
    Même si je prône le retour à la nature !

    Belle journée
    Carole

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  4. J’aime beaucoup le concept de l’école forêt, j’avais déjà entendu parler de ce concept en Allemagne, je pense aussi que l’enfant qui est ainsi baigné dans son élément naturel va être plus enclin à vouloir protéger la nature quand il grandit plutôt qu’un enfant qui a grandi dans la ville avec peu d’exposition à son milieu naturel. Donc c’est très bénéfique pour l’enfant et la nature. 😊

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  5. Merci pour cet article que je trouve très intéressant !
    Après réflexion je suis 100% d’accord, et encore plus pour certains enfants. J’ai pu l’observer pendant le 1er confinement que mes enfants (qui ont la chance d’avoir à leur disposition un grand jardin avec des arbres magnifiques), ont pu développer beaucoup de nouvelles capacités : grimper aux arbres, construire des objets avec les branches, faire de l’art floral etc… Ils l’ont fait spontanément en utilisant ce qui était à leur disposition. J’ajouterai que le fait d’être “seuls” dans le sens autonome dans l’utilisation de leur imagination et non dirigés par les adultes a apporté un plus dans la variété des activités choisies. Car je pense que l’adulte qui prépare des activités limite finalement la créativité de l’enfant et le met en position de “suiveur”.

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  6. Salut Nicolas!
    Merci pour cet article éclairant sur les relations entre la nature et notre confiance.
    Notre maison est placée à côté d’un grand arbre avec lequel nous vivons toute l’année. Et rien que de l’observer, les tensions à la maison disparaissent. La pleine conscience est bien présente quand nous sommes dehors aussi.
    Rien que pour grimper aux arbres, les “petits” apprennent la patience et la frustration tout naturellement quand seuls les “grands” y sont. Ils trouvent d’autres moyens et gardent confiance en eux et jouent avec des branches ou autres.
    De mon côté, je suis très triste de voir toutes les cours de récré des enfants goudronnées! Ce qui fait que même lorsque les enfants “urbains” sortent de chez eux, ils n’ont plus aucun contact avec la terre! Et cela, c’est vraiment non apaisant à long terme.
    Merci pour ton article !

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    • Effectivement les écoles d’aujourd’hui ne sont plus celles de notre enfance… Merci Alice en tous cas pour ce témoignage et vous avez bien de la chance d’avoir un jardin (et vos enfants aussi 😊).

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  7. J’adore l’idée de l’école Forêt ! Ça me parle énormément, moi qui ait grandi dans une vallée entourée de nature… Je passais mes journées à pêcher des petits poissons dans la rivière, construire des cabanes avec des branchages et des fougères, chercher des trésors… Je crois que cette éducation au contact de la nature m’a permis d’être plus autonome et indépendante dans la vie, de comprendre d’où viennent les choses et surtout, de mieux me connaître… Le respect de la nature et des hommes. On peut dire que ça m’a vraiment influencé dans ma vie actuelle, dans mon travail de photographe de mise en valeur des femmes et de blogueuse zéro déchet…
    J’encourage tous les parents à permettre à leur enfant d’avoir une éducation comme celle-ci. Par contre j’aimerais bien savoir si elle est compatible avec la vie en ville ?
    Merci pour ta réponse

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  8. Rien de tel que les expériences holistiques pour favoriser les apprentissages et le confiance en soi. Je n’habite malheureusement pas en campagne, mais avec ma fille, on reste dans les parcs après l’école jusqu’au coup de sifflet du gardien. Je t’avoue que je redoute l’arrivée de l’école primaire avec ses rangées d’enfants assis à leur petite table toute la journée 🙁 Tu as un annuaire où il y ce type d’école peut-être?

    Répondre
  9. Un article très bien détaillé comme toujours. J’adore ce sujet de “forêt école”, je suis convaincue des bienfaits pour les enfants. Au lieu de trop gâter ses enfants à Noel donnez leur la chance de sortir régulièrement avec vous dans la nature…

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  10. Passionnant. J’ai eu l’occasion de pratiquer la méditation en forêt par exemple, et c’est aussi en forêt que je suis devenue une super joggeuse ! Au-delà du fait que la nature est un super terrain de jeu pour booster sa confiance en soi, l’environnement est ultra stimulant ! Les sensations n’ont rien à voir avec une méditation à la maison ou un jogging sur un tapis de course.

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  11. bravo pour cet article très complet. En effet, l’apaisement qu’une ballade en forêt procure est indispensable au bien-être de nos enfants. J’aime beaucoup l’idée de développer sa confiance en soi et aux autres au contact de la nature en développant sa capacité de collaboration. S’inspirer du langage des arbres, s’entraider tout en respectant la nature de l’autre.

    Répondre
  12. Genial de lire ici Laura. C’est très pertinent d’aborder ce thème passionnant ici sur ton blog.
    Toujours aussi fan des thèmes abordés par toi Laura. En ce moment c’est hyper nécessaire d’envisager le contact avec la nature.

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  13. Très bon article! Ici au Danemark, de 3ans à 6ans, certains børnehave jardin d’enfants fonctionnent sur ce système (et quand ils sont en ville, un bus vient les chercher pour les emmener en forêt). Et c’est vraiment quelque chose d’extrèmement bénéfique pour les enfants. “la capacité à se considérer soi-même comme un autre, en qui l’on confierait notre bien le plus précieux ” quelle belle phrase et tellement juste!
    Merci

    Répondre
  14. J’ai adoré lire cet article. Je suis totalement d’accord avec le fait que la nature peu apprendre beaucoup de chose à nos enfants, dont la confiance en soi. En Suisse, nous avons de plus en plus d’école en forêt qui voient le jour et également des journées forêt 1x/ semaines dans beaucoup d’écoles traditionnelles.

    Personnellement nous avons opté pour l’apprentissage à la maison et adorons partir en forêt se balader ou partir en week-end avec notre camping-car. C’est d’une richesse pour les enfants.

    Répondre
  15. Bonjour Laura et Nico. Je suis moi-même convaincue de l’impact positif de la nature sur nous. Ainsi, quand je suis sous le coup d’une émotion, il me suffit d’aller marcher pour aller mieux et relativiser. Quant aux méthodes d’éducation alternatives, elles permettent effectivement, selon moi, de donner confiance en soi aux enfants pour qui la méthode traditionnelle ne fonctionne pas toujours. On voit alors que chacun a des compétences, des talents et que nous avons tous besoin les uns des autres. Merci pour cette présentation de ce mode d’éducation que je ne connaissais pas. Belle journée.

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  16. Notre grande fille est un peu casse-cou. Cela nous stresse vraiment mais nous avons compris que c’était sa confiance en elle qui la poussait à prendre des risques.
    Sans l’encourager à faire des sauts périlleux, nous ne réprimons plus ces “prises de risques” car, en effet, c’est grâce à ces expériences qu’elle grandit.
    Le point sur la nature est très intéressant également. C’est fou de constater, chez nos filles, la différence entre une journée “coincées à l’intérieur” et une journée active (jeux dans les bois, sport, vélo,…)
    Merci pour cet article très intéressant Nicolas

    Répondre
  17. Lorsque j’étais enfant il y avait les “classes de mer” et les “classes de montagne”. Partir un groupe en exploration, rencontrer autre chose que ce qu’il y au bout de la rue, renforcer les liens du groupe… Que des bienfaits. La nature est aussi un lieu de ressourcement pareil à nul autre, à condition de s’y initier de bonne heure, ce que permettent les écoles du dehors. Il existe en effet des enfants qui, n’ayant connu qu’un environnement urbain sont effrayés dès qu’ils en sont privés.

    Répondre
  18. En lisant ton article, je m’interroge de plus en plus sur la cohérence entre tous les connaissances déjà démontrées en matière d’éducation et ce que le système éducatif classique continue à proposer pour nos enfants :
    – les bienfaits du contact de la nature, pourtant la grande majorité des cours de récréation sont bétonnées (pour ne pas que les enfants se salissent!) ;
    – l’effet néfaste des écrans, pourtant de plus en plus de tableaux sont maintenant numériques (ce qui implique une hausse de la facture d’électricité, mais aussi volets/rideaux mi-fermés pour voir le tableau dès qu’il y a un peu de luminosité dehors) ;
    – l’impact des bonbons sur la santé, pourtant certaines écoles offrent régulièrement des sucreries aux enfants “pour les récompenser” de leur comportement ;
    – etc.
    C’est incompréhensible pour moi !

    Concernant la confiance en soi, je partage grandement le fait qu’il faut laisser les enfants faire leurs propres expériences, sans les orienter. Ils gagnent ainsi en autonomie et en confiance en eux. Et quel meilleur terrain que la nature pour tester, expérimenter, apprendre ?

    Merci beaucoup pour cet article !

    Répondre
  19. Je trouve ce concept de l’école-forêt super intéressant!
    L’inconvénient c’est que comme ces écoles (en tous cas celle que je connais ici à Bruxelles) doivent sortir du cadre “normal” et donc trouver d’autres financements. Ce qui rend ces écoles parfois chères et non accessibles à tous. C’est dommage.
    Malgré ça, j’adorerais voir de plus en plus de projets de ce genre apparaître. Le retour à la nature me paraît tellement important. J’ai beaucoup aimé le lien avec la confiance en soi.
    Merci pour cet article!

    Répondre
  20. Entièrement d’accord avec ça “Dans le domaine éducatif, l’apprentissage des limites par l’enfant passe en grande partie par celui de l’évaluation des risques. C’est la raison pour laquelle élever un enfant dans un environnement totalement aseptisé en termes de confrontation avec les risques de la vie (microbes, maladie, accidents, etc.) ne permet pas de « solidifier » l’enfant. Ni de le préparer au réel.”

    L’approche pédagogique par le risque développe l’autonomie et l’adaptabilité aux situations. L’enfant est en constante recherche de limites. Plus il en découvre plus il les maitrisera avec le temps et consolidera son expérience.

    A l’inverse les gens qui ont peu d’expériences de vie seront plus anxiogènes pour leur environnement et leur entourage.

    Merci pour cet article très complet.

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  21. Très bel article ! L’école (alternative) dans laquelle sont mes garçons a décidé d’instaurer des temps “nature”. Tous les lundis matin, c’est permaculture et tous les vendredi après midi, randonnées. On est encore éloigné de l’apprentissage en autonomie mais c’est déjà un grand pas et ils sont ravis ! La liste de rentrée était composé de râteau, binette et gants de jardinage ;)))

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  22. Merci pour ce superbe article. Je suis vraiment convaincue que la nature est l’une des meilleures écoles pour les enfants. Elle développe la confiance, la créativité, les connaissances, la curiosité… Bref l’école de la Vie 😉

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