Comment affronter le regard des autres ? Comment se moquer du regard des gens ? Si vous vous posez ce genre de questions c’est que vous souffrez peut-être de blemmophobie…
Car oui, la science donne un nom à cette douleur qui concerne plus de gens que vous ne pensez. D’ailleurs, le fait d’avoir qualifié cette souffrance par un terme spécifique est sans doute la meilleure preuve que ce mal est très répandu dans notre Société.
Il faut bien le reconnaître, la dictature du paraître régit de plus en plus nos comportements, nos faits et gestes du quotidien. Mais même si nous sommes de plus en plus influencés par le regard des autres, la peur d’être jugé, de se sentir incompris et ce besoin de reconnaissance, il existe des moyens de s’en défaire.
Dans cet article, je vais vous présenter 3 raisons essentielles, à mes yeux, qui doivent vous motiver à vous détacher de ces influences néfastes à votre épanouissement. Car inévitablement, de la peur du regard des autres découle un manque de confiance en soi inévitable.
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Cultiver l’indifférence pour oublier le regard des autres
Susciter une réaction c’est capter le regard des autres
Récemment j’ai vu une vidéo d’un blogueur que je suis, dans laquelle il expliquait quelque chose de très juste… En tant que personne très suivie sur les réseaux sociaux, il expliquait comment il vivait les inévitables critiques qu’il recevait.
Car une chose est certaine, plus vous vous montrez, plus vous vous exposez aux jugements des autres (désagréables ou pas).
De nos jours, avec la place de plus en plus centrale que prennent les réseaux sociaux dans notre quotidien, il faut avoir le cuir bien épais pour encaisser les commentaires trop facilement malveillants.

Ce blogueur, donc, expliquait tout simplement que le contraire de l’amour n’était n’est pas la haine mais l’indifférence. Cette remarque anodine est lourde de signification.
Cela veut tout simplement dire que la meilleure des réactions à avoir face à une critique gratuite et méchante ne doit surtout pas être de laisser parler notre cœur. La meilleure des attitudes à adopter est le détachement. Feindre l’insensibilité doit devenir un réflexe.
Et après tout, si on suscite une réaction par nos propos, nos écrits ou par notre attitude c’est déjà que l’on existe. Nous le verrons un peu plus tard dans cet article mais plaire à 100% des gens est un exercice plus que difficile.
Jean-Jacques Goldman avait raison
Quand je me suis décidé à écrire cet article et mis en tête de parler de l’influence que le regard des autres peut avoir sur nous, j’ai immédiatement pensé à Jean-Jacques Goldman.
Pourquoi ? Et bien pour deux raisons.
La première, bien entendu, pour l’une de ses chansons du début de sa carrière. Pour expliquer ce titre Goldman raconta dans une interview que pour lui l’indifférence était l’un des pires sentiments que l’on pouvait éprouver à l’égard d’un autre être.
Même si l’intention de son titre était plus de condamner cette attitude, il explique bien qu’à ses yeux l’indifférence est une réaction bien plus puissante que le mépris ou la violence.
La seconde raison, est la pochette d’un de ses disques… Le grand Jean-Jacques Goldman, que tout le monde reconnaît aujourd’hui comme un monument de la chanson française, avait connu des débuts difficiles.
Lors de ses premiers concerts, il fut littéralement lynché par certains critiques… De quoi décourager plus d’un artiste. Et lorsqu’en 1996 il sortit un « best of », je me souviens du petit livret qui accompagnait les deux CD…

Autour d’une synthèse de toutes les critiques assassines ne lui prédisant aucun avenir, ces quelques mots : « Merci d’être venus quand même… ». Il s’adresse en fait à son public, qu’il remercie d’avoir préféré juger par lui même plutôt que de suivre les avis très négatifs de la presse.
A travers cette anecdote, je veux montrer à quel point le fait de savoir pourquoi, pour qui, ont fait les choses est une motivation suffisamment puissante pour permettre de se libérer du regard des autres et de poursuivre malgré la critique.
Au final, quelques années se seront passées et JJG a pu répondre de la meilleure des manières qui soit.
NB : sous chaque critique était bien précisé le nom de l’auteur et du journal.
Vous êtes unique (donc peu importe le regard des autres)
Il faut de tout pour faire un monde
« Il faut de tout pour faire un monde »
Autrement dit, que cela plaise ou non, le monde se compose de toutes sortes de gens.
Et heureusement !
En ayant conscience que chacun sur cette terre a sa place, que comme l’éléphant et la fourmi ont leur importance, vous avez également votre rôle à jouer. Accepter ce constat permet à l’évidence de se détacher du regard des autres.
Sans rentrer dans le détail des concepts du MBTI, simplement en restant au niveau des travaux de David Keirsey, il est possible d’en faire la parfaite démonstration.
David Keirsey, était un psychologue américain, qui s’intéressa aux « 16 types MBTI » décrits par Isabel Briggs Myers et sa mère Katerine Cook Briggs (à l’origine de l’outil d’évaluation psychologique). Son énorme apport, fut le constat des liens qui existaient entre certains profils et le fait d’aboutir à des regroupements pertinents.
Il décrit au final 4 « tempéraments » :
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Celui des « Idéalistes« , comme l’était Marcel Proust
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Celui des « Rationnels« , comme peut l’être Bill Gates le fondateur de Microsoft
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celui des « Artisans » (de projets), dont l’un des représentants est l’acteur et réalisateur Sylvester Stallone
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et celui des « Gardiens » (des traditions), comme par exemple le Pape François.
Bref, chacun de ces 4 « tempéraments » se caractérise par un fonctionnement neurologique qui lui est propre, et même si chacun d’eux se re-subdivise en 4 sous-groupes, il n’en demeure pas moins que des grandes tendances se dégagent.
Sans rentrer dans le détail, des individus d’un groupe auront forcément du mal à comprendre que l’on puisse avoir un mode d’agissement différent du leur.
Un conservateur du tempérament des « Gardiens » aura du mal à concevoir le côté « dans la lune » et jamais les pieds sur terre que peut avoir une personne du « tempérament des « Idéalistes » sans un minimum de prise de recul.

Chaque être a des qualités et des faiblesses
Les travaux du MBTI montrent bien que chacun des 16 « types » a ses propres préférences neurologiques, ce qui explique qu’il fonde ses prises de décisions sur sa logique avant d’écouter son cœur ou l’inverse…
Chacun a également ses propres facilités (ses talents), et c’est peut-être là, la meilleure façon de comprendre que chacun a sa place.
Un bon parallèle peut être fait avec le rugby. Pourquoi le rugby ? Parce que c’est le sport des complémentarités par excellence.
Dans une équipe de rugby, il y a aussi bien des joueurs trapus et costauds nécessaires dans les mêlées, que des grands pour récupérer les ballons en touche. Il y a aussi ceux qui courent vite et ceux qui bottent les coups de pieds de pénalité…
Certes vous avez des faiblesses, comme tout le monde ! Mais comme au rugby, le MBTI met en évidence que chacun a aussi des qualités spécifiques qui le rendent nécessaire.
En sachant que vous êtes unique, pour aurez déjà plus confiance en vous ; et c’est prouvé, plus un individu a confiance en lui, moins il existera pour le regard des autres.
C’est bon aussi de relativiser et de se dire que chacun a la possibilité de travailler à sortir de sa zone de confort !
Acceptez que l’on ne puisse pas plaire à tout le monde
Vivre SA vie et se réaliser pas pour le regard des autres mais pour soi
Comment se moquer du regard des gens ? Et bien en étant heureux !
En prenant conscience que vous êtes le seul maître de votre vie et que vous avez pour responsabilité de « vous réaliser » avant tout, vous allez naturellement oublier le regard des autres.
Partant du principe que l’on ne peut pas plaire à tout le monde ; considérant que le bien le plus précieux, que nous avons tous, est le temps car on ne peut le racheter…
Comment ne pas se détacher de l’opinion des gens ? Comment ne pas voir la vie comme un compte à rebours qui nous incite à tout faire pour concrétiser nos rêves ?
Pour dépasser la peur du regard des autres, le secret est de se concentrer sur soi, sur qui l’on est vraiment. Le cœur ne ment pas !
Car après tout qui sait ce que vous désirez intimement mieux que vous ? Comment sans savoir ce qui l’anime, pourrait-on juger un être ?
Être aligné à votre vraie nature est la meilleure garantie, le meilleur bouclier que vous puissiez avoir contre le regard des autres. Et puis, comme le chante le rappeur Youssoupha
« Plaire à tout le monde c’est plaire à n’importe qui. » Youssoupha
Être fier de la personne que l’on est
La fierté est un sentiment qui existe en chaque être humain. A l’origine du besoin de reconnaissance il distingue l’homme de l’animal. Comme évoqué précédemment, quelle que soit votre personnalité vous devez savoir que vous êtes unique.
Au sein du MBTI il existe 16 profils, mais chaque être humain n’en demeure pas moins unique. Les nuances font que sur les 8 milliards d’individus sur terre il n’existe pas deux êtres semblables. Se savoir singulier rend n’importe quelle personne forcément incomparable…
La clé de la fierté, est de prendre conscience de cet aspect incomparable et unique. Le MBTI, permet en plus, de mettre des qualificatifs sur cette spécificité. C’est là que quiconque peut apprécier la personne qu’il est.
Sachant cela, pourquoi surestimer le regard des autres ?
D’ailleurs, dans le best seller de Don Miguel Ruiz, « Les 4 accords toltèques« , le second des 4 accords, « ne prends rien personnellement », insiste bien sur le fait que ce que disent les gens n’est en fait « qu’une projection de leur propre réalité »… en aucun cas de LA réalité.

En considérant que le point de vue d’autrui n’est pas forcément notre vérité, il est possible de prendre de la distance avec le stress et la pression que le regard des autres peut mettre sur notre comportement.
Ne plus se sentir différent, incompris et vivre pour soi, devraient définitivement être la philosophie de vie de qui veut être heureux.
En Deux Mots
Tout au long de cet article, nous avons vu qu’il était fréquent de subir le jugement de l’œil extérieur. Comment ne plus avoir peur du regard des gens ? Comment se libérer du jugement des autres et retrouver l’estime de soi ? Et bien tout d’abord par la gratitude, la reconnaissance et la prise de conscience.
Il est nécessaire d’admettre que le regard de l’autre influence l’image de soi inévitablement. Certes, si l’on ne peut pas vivre en faisant abstraction de ce phénomène naturel et en admettant nos qualités innées (grâce à l’acceptation de soi), il est tout à fait possible de mieux se connaître pour limiter l’influence du regard d’autrui et trouver son chemin de vie.