➤ Comment développer sa confiance en soi avec une meilleure communication ?

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Cet article a été écrit par Luc du blog Capsurvous.com

Avant Propos

La confiance en soi peut être abordée sous différents aspects et il y a autant de leviers pour l’activer que de personnalités.

Certes, on y retrouve les fondamentaux comme se défaire d’une croyance limitante, dépasser ses limites, ne plus culpabiliser, s’auto-congratuler, s’aimer, affronter ses peurs, etc…

Mais quand on y réfléchit, le manque de confiance en soi vient souvent du regard des autres et des pensées négatives que l’on a de soi-même vis-à-vis des autres.

Tout repose sur notre capacité à nous exprimer pour créer du lien avec les autres sans se dévaloriser. Ne vous inquiétez pas il y aura toujours des gens qui chercheront à le faire à votre place.

On ne peut pas plaire à tout le monde et j’allais dire heureusement. Cela dit, il s’agit tout de même de la crédibilité que l’on s’accorde.

Comment accueillir la perception qu’ont les autres de vous concernant votre apparence, votre façon de vous exprimer etc…

On parle donc bien de communications non verbale et verbale. A partir de là il est juste nécessaire d’en prendre conscience pour s’accepter tel que l’on est et de créer une distance avec les personnes qui ont une perception négative de vous.

D’ailleurs, elles ne le font pas forcément exprès mais simplement en fonction de leur propre cadre de référence qui ne correspond pas au vôtre.

Partant de ce constat, il ne s’agit pas de changer sa personnalité mais d’améliorer sa communication verbale et non verbale et surtout d’en canaliser l’adéquation.

Un peu comme un musicien qui maîtrise ses gammes. Son style ne plaira pas à tout le monde mais sa justesse technique le rendra crédible aux yeux des autres ce qui modifiera leur perception à son sujet.

Pour vous c’est la même chose. L’idée est de développer votre satisfaction personnelle en maîtrisant mieux votre expression orale que ce soit en communication interpersonnelle ou devant un auditoire.

Confiance en soi

Quand on parle de confiance en soi on fait souvent référence à la capacité à se réaliser par le contrôle de tâches ou de situations.

Par déclinaison ça nous renvoie à la notion de compétences et ou d’expériences qui nous permettent d’atteindre nos objectifs.

Mais la confiance en soi c’est aussi un état d’esprit qui s’entretient par la pensée positive en reconnaissant ses points forts.

C’est ne pas se laisser dévaloriser par les autres par manque d’assurance justement. C’est aussi savoir accepter les compliments.

Ce n’est pas toujours évident pour les personnes timides qui rencontrent certaines difficultés à avoir confiance en elles notamment devant un public.

Comment être confiant et aller de l’avant quand tout ne fonctionne pas comme on le souhaiterait ?

Il est important de croire en soi.

La communication – une compétence

Image de deux personnes qui échangent, parlent, communiquent

Photo de Bruce Mars – Unsplash

S’il existe de nombreux leviers pour développer sa confiance en soi, il en est un qui est incontournable pour captiver son interlocuteur ou un auditoire. Il s’agit de la communication et plus particulièrement de la prise de parole en public.

Bien plus qu’une compétence, l’exercice oratoire peut même être considéré comme un art à certain niveau de maîtrise.

La maîtrise du verbe et de l’élocution est sans conteste une compétence technique mais également comportementale.

D’ailleurs les gens qui ont une aisance en prenant la parole en public dégagent une confiance en eux sur la forme. Cette perception sera d’autant plus forte si le fond est cohérent et crédible.

Mais la communication est un concept complexe qui implique plusieurs dimensions qu’elles soient verbales ou non verbales. Et tout l’art consiste à en contrôler la synchronisation.

On ne devient pas un bon orateur du jour au lendemain. Comme tout débutant, il faut tout simplement oser se lancer pour prendre confiance en soi.

La Communication non-verbale

La communication verbale repose sur plusieurs critères que sont les mots, les registres lexicaux, l’élocution, la tonalité, le volume, le rythme et la respiration.

Les Mots

Ils ont un sens originel mais peuvent avoir plusieurs significations selon le contexte de la phrase et du champ lexical utilisé. Leur association avec d’autres termes peut changer leur interprétation.

C’est pour cette raison qu’en communication lorsque l’on parle de « canal de communication » cela nous renvoie à un code de langage usuel utilisé par notre ou nos interlocuteurs. On parlera de registre de langage.

Les différents types de registre de langage

Ils correspondent à l’utilisation de mots avec une certaine signification liée à des milieux socio-professionnels et ou culturels.

Or le langage est la traduction de la pensée. Même si nous parlons la même langue nous ne parlons pas obligatoirement le même langage.

  • Registre verbal

Chacun d’entre nous utilise un langage verbal qui s’est construit au fil des années en fonction de notre environnement familial, culturel et ou professionnel. Nous utilisons un champ lexical avec nos mots pour exprimer nos idées.

Ce registre verbal n’est pas figé et sera d’autant plus riche si nous le développons par la lecture par exemple. De cette manière on se constitue une base de données de plus en plus étendue que notre cerveau enregistre.

Ainsi nous multiplions également les combinaisons de syntaxes que notre mémoire tient à notre disposition.

  • Registre familier

Le registre familier c’est le langage populaire qui utilise des expressions particulières et locales comme l’argot. C’est le langage aussi utilisé dans le cercle familial ou dans une communauté. Les mots et les expressions ont une signification qui peut s’apparenter à un codage verbal dont seuls les initiés comprennent le sens.

  • Registre courant

C’est le mode de langage quotidien qui utilise un champ lexical compris par tous. Les mots et les expressions font appel au sens commun. Il est perçu et intégré par le plus grand nombre.

  • Registre professionnel

Photo d'un échange dans le cadre du travail

Image par Anastasia Gepp de Pixabay

C’est le langage utilisé dans un contexte socioprofessionnel. Il utilise des mots et des expressions propres à un domaine d’activité ou à un métier. A ce niveau le registre professionnel est même utilisé comme langage courant. Cela ne pose pas de problème tant qu’il est appliqué dans son microcosme, en revanche, utilisé dans un environnement de registre courant ou familier cela peut susciter de l’incompréhension voire un sentiment de rejet.

On retrouvera ce type de registre chez les informaticiens, les médecins, les marketeurs du web et toutes les professions avec un champ lexical typé.

C’est d’ailleurs le reproche que l’on peut souvent faire aux experts qui s’expriment à un public de non-initiés sans adapter leur champ lexical en langage courant pour être compris aisément.

La tonalité

C’est le ton utilisé qu’il soit grave ou aigu. A ne pas confondre avec le volume.

Pour ce critère c’est la nature qui nous a doté d’une voix avec sa tonalité.

Cela dit, si cela représente un gène voire un complexe il est tout à fait possible de travailler sa tonalité pour la modifier.

Les coachs vocaux sont là pour vous accompagner. Nombreux sont les chanteurs et comédiens qui se font accompagner pour travailler et améliorer leur tonalité vocale.

Cette pratique se répand de plus en plus dans le milieu de l’entreprise pour les personnes amenées à faire de la prise de parole en public régulièrement.

Le volume

Si la communication verbale a pour objectif de se faire comprendre c’est aussi d’être audible.

Il ne suffit pas d’avoir un discours cohérent et intelligible si personne ne l’entend.

Le volume de la voix est très important et doit être adapté à la taille de l’auditoire. Même avec l’utilisation d’un micro le volume doit être adapté.

Image d'un microphone

Image par Free-Photos de Pixabay

Ça à l’air évident mais n’avez-vous jamais été confronté à un formateur, enseignant ou conférencier qui s’adressait à son public avec un volume de voix trop faible.

D’ailleurs lorsque l’on parle de volume de voix on pense souvent à l’idée de parler fort.

Il n’en est rien. Paradoxalement l’utilisation du silence peut s’avérer très efficace pour récupérer l’attention d’un auditoire. C’est une technique bien connue des formateurs et des enseignants.

Le rythme

Le rythme de la voix aura un impact direct sur le côté soporifique ou stressant d’une présentation.

Un discours lu trop rapidement pourra fatiguer un public ou à l’inverse, trop lent, pourra devenir ennuyeux. Le tout étant de trouver l’équilibre entre les deux.

En sachant que le rythme de la voix est directement lié à la respiration.

La respiration

Ça à l’air anodin mais même si nous gérons naturellement notre respiration lorsque nous parlons, en situation de prise de parole l’exercice peut s’avérer plus difficile qu’il n’y parait.

La capacité de gérer sa respiration influencera la longueur de nos phrases et leur compréhension. Le fait de faire des phrases courtes rend la tâche plus aisée pour reprendre sa respiration. Il n’y a rien de pire que des phrases entrecoupées qui nous font perdre le fil en tant qu’auditeur.

L’élocution

C’est l’équilibre entre tous les points précédents. Une bonne élocution c’est la fluidité et la clarté avec lesquelles on va transmettre un message. Les phrases sont limpides, le rythme et la respiration sont bons. Le volume et la tonalité sont raccords.

Développer une bonne élocution permet d’avoir une certaine agilité dans l’utilisation des mots pour exprimer des idées. Ce n’est pas une aptitude innée chez beaucoup de personnes mais la bonne nouvelle c’est qu’elle peut se travailler pour être améliorée. Et pour ça, rien de tel que la pratique.

Les bons communicants ont très bonne élocution. Ils savent utiliser un registre de langage compréhensible par le plus grand nombre. Et lorsqu’ils utilisent des termes techniques ils en expliquent le sens.

La communication non-verbale

La communication non verbale c’est ce que notre inconscient décode. Elle est beaucoup plus importante que la communication verbale surtout si les deux modes de communication ne sont pas en adéquation.

Elle passe par la gestuelle notamment des mains, la posture, l’apparence, les mimiques du visage, le regard et de manière plus générale par le langage corporel.

La gestuelle

Elle représente autant d’indices que de gestes que l’on produit. Et même le fait de ne pas faire de geste envoie un message à son interlocuteur. Elle se manifeste par les mouvements avec les mains, les jambes, la tête, les épaules, les bras, etc.

La gestuelle appuie ou pas notre discours. Elle traduit une intention ou une volonté. Elle souligne des mots, des expressions et des émotions si elle est bien utilisée. A l’inverse elle perturbe et brouille le message.

Que ce soit le positionnement des mains par exemple ou des jambes, votre interlocuteur en aura une certaine interprétation.

Scène d'une discussion avec les mains

Image par Gerd Altmann de Pixabay 

L’apparence

Quoi qu’on en dise, l’apparence vestimentaire joue un rôle prépondérant dans notre communication non verbale.

Il ne s’agit pas de considérer qu’il y a une bonne ou une mauvaise apparence vestimentaire mais de prendre en compte que selon l’environnement cela représente un code.

Et qu’en fonction de votre prise en compte de ce code vous serez considéré ou pas.

Pour être plus clair, si vous vous « pointez » en costume dans une réunion ou tout le monde est en short vous allez être en décalage avec les autres.

Si vous arrivez en short à une réunion où tout le monde est en costume vous prenez le risque de ne pas être crédible.

On a tous vu Steve Jobs faire ses présentations très sérieuses en jean et en sweat devant des milliers de personnes lors du lancement de ses produits « apple ». Ce n’était pas un problème dans la mesure où sa tenue était aussi un code vestimentaire dans le milieu des nouvelles technologies.

L’apparence vestimentaire est un code d’appartenance à un groupe, un milieu, un statut ou un événement socioprofessionnel.

Le nier peut parfois entrainer certaines déconvenues même si aujourd’hui les pratiques vestimentaires se sont largement démocratisées.

Il suffit juste d’en avoir conscience. Après chacun fait ses choix.

Les mimiques du visage

Elles renvoient de précieuses informations en termes de communication. Là aussi, elles peuvent confirmer ou infirmer la communication verbale.

Que ce soit un froncement de sourcils ou un sourire pincé, ces mimiques traduisent un ressenti et des émotions qui en disent long sur ce que vous pensez vraiment.

Inconsciemment vos interlocuteurs les interprètent comme autant de messages positifs ou négatifs.

Image du langage corporel

Image par Ryan McGuire de Pixabay

Le langage corporel

Le langage corporel est l’ensemble de vos mouvements et gestes qui traduisent votre état et votre comportement. Le langage corporel peut transpirer la confiance en vous comme l’absence totale d’assurance. Il en dit long sur qui vous êtes.

La manière dont vous marchez et votre façon de vous déplacer sont autant d’indicateurs concernant votre personnalité.

Le regard

Quoi de plus parlant que le regard ? A lui seul il peut faire passer un message sans que l’on ait besoin de prononcer un seul mot. Il n’y a rien de plus expressif que le regard. En communication non verbale c’est un levier très puissant.

On connaît tous l’expression « il m’a fusillé du regard ».

image d'un chien qui regarde en coin

La posture 

La posture fait partie du langage corporel. Elle appuie et souligne également une intention et un état d’esprit.

Si l’on reprend l’exemple de l’élève avachi sur sa chaise en cours il donnera l’impression à son enseignant ou formateur qu’il porte peu d’intérêt à son discours.

Imaginez avoir cette posture lors d’un entretien d’embauche. Pas terrible, non !

En revanche si l’élève est assis normalement avec le corps légèrement en avant et les coudes appuyés sur le bureau avec un regard orienté vers l’enseignant, ce dernier aura le sentiment d’avoir en face de lui un élève à l’écoute.

Bref, les exemples pourraient être nombreux et vos avez bien compris de quoi il s’agit et de l’impact que cela peut avoir aussi bien en positif qu’en négatif.

Adéquation entre communication verbale et non verbale

Image de personnes qui s'expriment sans la parole

Comme on vient de le voir dans les chapitres précédents la communication verbale et non verbale sont indissociables.

Le tout étant qu’elles soient le plus synchronisées entre elles. C’est ce que l’on appelle joindre le geste à la parole. Cette expression qui nous semble familière veut bien dire que l’un ne va pas sans l’autre.

Alors bien sûr, lorsque l’on s’exprime on utilise tous des gestes plus ou moins appuyés. On le fait naturellement et on ne se pose pas de questions.

Mais alors qu’est ce qui change lorsque l’on est amené à prendre la parole en public et qu’on commence à se gratter la tête ou faire des gestes qui ne semblent pas naturels.

C’est tout simplement la sensation de se sentir observé et jugé qui met en panique notre cerveau et notre perception. On commence à se demander si l’on est bien, si ce que l’on dit est correct et bien dit, etc.

En fait on se pose plein de questions qu’on ne se pose pas en discussion avec des proches ou des amis.

Alors que dans le fond il suffit juste d’être naturel et de faire comme d’habitude sans se soucier de ce que vont penser les autres.

C’est au fil du temps avec la pratique qu’on améliorera son élocution et sa gestuelle et que les deux seront de plus en plus synchronisées de manière naturelle.

On améliore ses présentations et le trac disparait un peu plus à chaque prestation orale.

L’art de s’exprimer

Donc oui, la communication est une technique que l’on peut travailler et maitriser de mieux en mieux.

Cependant, s’exprimer de manière fluide pendant longtemps en utilisant différentes tonalités, différents rythmes, jouant avec le volume de la voix tout en utilisant une gestuelle marquée, c’est un art qui s’acquiert avec de l’expérience et de la pratique.

C’est comme si chaque point évoqué avant était un curseur que l’on savait réguler en fonction de l’intensité et de l’émotion que l’on souhaite donner à notre discours.

Comme un musicien qui maitrise la technique de son instrument et en joue avec de plus en plus d’agilité en le domptant avec les années.

A un moment donné on en vient à être capable d’improvisation.

Développer sa confiance en soi en maîtrisant sa communication

Quand on communique on dit qui on est. On dévoile une partie de sa personnalité à travers son mode de pensée.

Une communication contrôlée va augmenter positivement la perception des autres à votre encontre. La maîtrise du schéma de communication que vous soyez émetteur ou récepteur du message va vous permettre de vous caler plus facilement sur le canal de communication de vos interlocuteurs.

Vous identifierez plus facilement leurs champs lexicaux et leurs codes de langage qu’ils soient verbaux ou corporels.

En apprenant à mieux communiquer vous apprendrez à mieux vous connaître, à mieux gérer votre gestuelle et à dompter votre élocution et tous les curseurs qui la composent.

Vous serez plus à l’aise. Vous allez créer des automatismes qui deviendront naturels dans votre façon de vous exprimer. Vos interlocuteurs vous comprendront mieux et auront une meilleure perception de vous.

Vous passerez du stade de l’incompétent inconscient au stade de compétent inconscient. C’est-à-dire que vous ne vous rendrez plus compte que vous gérez parfaitement votre communication.

Vos relations avec les autres s’amélioreront et l’effet miroir sera positif. Et à votre tour, vous percevrez ceux qui manquent de confiance en eux car ils ne savent pas comment s’exprimer.

En Résumé

Un individu se développe et se réalise pleinement en étant en relation avec les autres. Pour cela, il a besoin de créer du lien avec son environnement en communicant.

Il est donc nécessaire d’avoir confiance en soi et de persévérer dans son travail sur soi pour oser aller vers les autres.

Comme nous venons de le voir, il existe plusieurs clés pour développer une communication simple et efficace pour savoir comment retrouver de l’assurance.

Savoir communiquer c’est aussi savoir identifier ses interlocuteurs afin de continuer ses progrès malgré les difficultés, mieux les choisir pour sortir de sa zone de confort, dépasser ses peurs et maîtriser sa zone d’influence.

Présentation de l’auteur :

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Je suis Luc Levasseur, infopreneur, blogueur et formateur.

Depuis 20 ans dans la formation tout d’abord comme conseiller, formateur et responsable formation. J’ai créé mon blog Cap Sur Vous pour partager avec vous toutes mes expériences dans les domaines de l’organisation, la communication, le management et la pédagogie. Je me suis aperçu avec les années que ces compétences avaient largement participé à mon propre développement personnel en termes d’estime, de confiance et d’affirmation de soi.

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