➤ Comment relativiser quand tout va mal ?

28 min de lecture

Être capable de prendre du recul face aux aléas de la vie n’est pas donné à tout le monde.

Pourtant cette posture vis à vis des évènements que nous rencontrons, est considérée comme la réaction idéale que nous devrions tous être capables d’adopter. Oui mais voilà, comment relativiser et reprendre confiance en soi en toutes circonstances ?

Avant d’aller plus loin dans cet article, il est important de s’entendre sur ce que veut dire prendre du recul précisément ?

Il est en effet crucial d’être capable de répondre à cette question si l’on souhaite réussir durablement à changer son comportement et en tirer des bénéfices.

« J’ai besoin de prendre du recul », est une phrase qui est très souvent prononcée lorsque l’on souhaite reprendre ses esprits.

Cela peut aussi signifier vouloir changer son angle de vue, changer la façon innée que l’on a de concevoir un problème.

Parfois un simple « switch », comme les anglo-saxons disent, de la façon de considérer une situation peut faire toute la différence dans le comportement que l’on va adopter et donc dans nos résultats.

Avant d’aborder « comment » réussir à prendre de la hauteur et se détacher de notre impulsivité, nous allons essayer de comprendre pourquoi c’est une démarche capitale pour satisfaire notre besoin de reconnaissance. Car notre propre estime et notre confiance sont directement liées à notre façon de réagir aux événements de la vie ! 

Dans la troisième partie nous ferons la démonstration que tous les profils psychologiques ne sont pas égaux dès lors qu’il s’agit de relativiser.

Image symbole des capacités cérébrales

Comment prendre de la hauteur, ça veut dire quoi ?

Avant toute chose, il faut s’entendre sur ce que signifie « relativiser« . Si on regarde dans un dictionnaire, on trouve :

« Faire perdre son caractère absolu (à quelque chose), en le mettant en relation avec quelque chose, d’analogue ou avec un ensemble. »

La première dimension à retenir est donc celle de la comparaison, de la mise en rapport.

Pour relativiser, il faut donc un modèle qui servira à une juste évaluation, une évaluation objective rendue possible par le référent.

Dès lors pour savoir relativiser, il est nécessaire de trouver ce modèle comparatif.

Que ce soit pour nuancer son niveau de stress, en amour, pour prendre du recul ans sa vie professionnelle ou tout simplement dans la vie de tous les jours (même pour quelque chose de bénin), il faudra à la personne définir une norme.

Pourquoi faut-il prendre de la hauteur sur une situation difficile ?

Pour relativiser ce qui n’est pas dramatique

Si l’on veut se convaincre que finalement dans la vie peu de choses sont vraiment dramatiques, on peut tout d’abord se rassurer en se référant à la sagesse populaire.

En s’intéressant aux dictons, adages, citations sur la prise de recul, il est possible de mesurer la réelle gravité de ce qu’il nous arrive.

Toutes ces phrases du peuple nous invitent à comparer notre fortune et donc à prendre de la hauteur.

Par exemple le célèbre proverbe :

« Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ».

Exprimant bien l’importance de ne jamais sombrer dans le découragement total, ce proverbe est un appel à prendre de la distance face aux aléas de la vie.

Il peut nous arriver des mésaventures mais après tout, nous sommes encore vivants et avons de ce fait la capacité d’inverser le sens des choses.

On peut également citer dans un domaine plus précis, la fameuse expression :

« Plaie d’argent n’est pas mortelle »

Là encore pour modérer la gravité de soucis financiers, la sagesse populaire a coutume de reconsidérer les problèmes d’argent en comparaison de la chose la plus importante.

Rapporter la préciosité de l’existence permet facilement de tempérer tout type de tracas qu’ils soient pécuniaires ou matériels.

La langue française est riche de nombreuses autres expressions permettant à quiconque d’atténuer, de nuancer une situation délicate ou subie.

« Quand la santé va, tout va »,

« A chaque jour suffit sa peine »,

« Qui peut le plus peut le moins »,

« On a fait 30, on fait 31 »…

Pour faire abstraction de contrariétés finalement secondaires ou pour trouver un supplément d’âme qui permet de relativiser un effort à fournir, la culture de notre pays est riche de belles paroles.

Toute cette morale populaire permet de prendre conscience que ce qui nous tombe dessus, est certainement déjà arrivé à d’autres avant nous et que par conséquent rien n’est insurmontable.

image de sagesse populaire

Image par Tom und Nicki Löschner

Pour voir les choses sous un autre angle

Savoir temporiser dans le feu de l’action est une qualité aux yeux de tous ceux qui vivent trop intensément les épreuves et les surprises de la vie.

Une qualité qu’ils envient souvent et pour cause.

Quand on est emporté par ses émotions dans des jugements excessifs qui nous font prendre de mauvaises décisions, on admire forcément les personnes capables de faire un pas en arrière.

Cette attitude est la clé car elle permet à quiconque de dominer son cœur et d’écouter sa raison.

En réussissant (car ce n’est pas donné à tout le monde) à se détacher du torrent intérieur qui peut très facilement nous amener à prendre de mauvaises décisions, on change d’angle de vue.

On aborde une même situation différemment, et ça fait toute la différence !

Forcément, en réussissant à se détacher de notre impulsivité on parvient à une forme de relativisation du moment présent.

Mine de rien ce détachement, cet éloignement de l’aspect terre à terre de la réalité que l’on vit peut nous permettre de mieux juger les événements.

Pour juger appréhender une situation l’idéal est et sera toujours d’avoir une vue d’ensemble, une vision globale de la situation et pour cela nous avons besoin de prendre du recul.

Concrètement, cette attitude pourra ainsi nous conduire à vivre la même situation dans la peau d’un autre intervenant, à voir les mêmes événements en considérant le point de vue d’une personne tierce.

Ainsi nous serons naturellement amenés à comprendre les tenants et les aboutissants de manière générale et plus uniquement selon notre seul point de vue.

image de fragilité

Pour gagner en objectivité et faire les bons choix

Le bénéfice qui est le plus précieux selon moi, quand on prend du recul, est donc bien de réussir à se détacher de son émotivité.

Car qui dit se détacher de son émotivité, dit gagner en objectivité.

En apprenant à s’éloigner du cœur de l’action et du côté ingérable de notre sensibilité, nos jugements deviennent forcément plus justes.

Ce constat, il nous est impossible de le faire à chaud.

Quand nous agissons à froid, nous agissons d’une manière bien moins excessive et souvent très différente de ce que notre agitation passagère nous aurait conduit à faire.

D’ailleurs, il est coutume de considérer que la colère est mauvaise conseillère. En voici la définition du Larousse :

« un état affectif violent et passager, résultant du sentiment d’une agression, d’un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales »

Les mots « violent », « vif » et « réactions brutales », renvoient bien à cette notion d’impulsivité !

A ce moment de l’article, je ne peux que vous inviter à faire le test pour déterminer quel est votre profil psychologique selon les travaux de Carl Jung.

En effet toutes les personnalités décrites par le modèle MBTI n’ont pas le même rapport aux émotions et donc les mêmes schémas de prise de décisions.

L’objectivité n’est pas donnée à tout le monde … et c’est ce que nous verrons dans la deuxième partie.

Savoir faire les bons choix en fonction de sa personnalité

Prendre du recul et oser son développement personnel

Prendre du recul vis-à-vis d’une situation ne signifie pas se détourner de son but.

Comme si l’on désirait mieux franchir un obstacle ou passer une situation difficile, il peut s’agir de prendre son élan pour l’affronter avec plus de conviction.

Être trop près du mur ne vous assure pas le fait de mieux distinguer votre but.

Parfois faire un pas ou deux en arrière est une attitude contre-intuitive et pourtant c’est la meilleure que l’on puisse adopter. C’est un paradoxe de la confiance en soi. Apprendre à reculer pour gagner en assurance !

Moins la vision de l’objectif est nette et plus hésitante est notre démarche.

C’est une attitude parfaitement humaine et normale.

Dans le milieu de la vente on dit qu’un objectif bien défini est déjà à moitié atteint…

C’est dire si le fait de prendre du recul sur une situation, partant du principe que cela nous permet de mieux distinguer notre objectif, peut être un comportement bénéfique.

Tout l’enjeu est d’avoir la sagesse d’accepter de s’éloigner pour mieux prendre notre envol vers notre objectif final.

Prendre ses distances pour mieux viser ses buts

Image par 3D Animation Production Company 

Pour être capable de relativiser dans son boulot

Si il y a bien un domaine dans lequel il est fréquemment nécessaire de savoir prendre du recul, c’est dans celui du travail.

La raison la plus évidente est tout simplement, que le monde de l’entreprise est celui du stress et de la pression par excellence.

Dès lors la pression des timings à respecter, des objectifs à atteindre ou simplement de son image à contrôler en permanence, vont venir perturber la sérénité de l’employé.

Si l’on sent que notre environnement est en train de prendre le dessus sur notre calme intérieur, il peut être salvateur de tout couper (dans la limite du possible) pendant un instant.

Couper le téléphone, sortir du cycle infernal de l’entreprise qui agit comme une lessiveuse ne nous laissant plus le temps de reprendre nos esprits.

C’est dans ces moments-là qu’il est nécessaire de savoir faire un pas de côté.

Image symbole du rythme du boulot

Image par Mohamed Hassan 

En étant un lieu très souvent associé au stress, l’entreprise favorise par là même l’émergence des angoisses et la perte de quiétude.

La conséquence plus ou moins marquée en fonction des personnalités est l’incapacité à agir à froid et avec distance.

Pourquoi donc ne pas fonctionner naturellement de façon instinctive pour se sentir mieux en agissant conformément à ses préférences psychologiques.

De toute façon, si ce n’est pas fait consciemment, notre subconscient nous y poussera tôt ou tard.

Les individus sensitifs, se sentant bien dans l’action auront besoin de se réfugier dans des tâches répétitives quand les intuitifs prendront naturellement un temps de pause (presque en avançant au ralenti).

Pour prendre de la distance face au stress en vivant l’instant présent

La méditation du fait qu’elle incite à se recentrer sur soi est une excellente pratique si l’on désire se détacher de la tyrannie du mental.

Parce qu’elle permet de se détacher de la spirale infernale dans laquelle notre quotidien nous plonge, elle est comme une parenthèse.

C’est une parenthèse pendant laquelle chaque individu peut s’autoriser à ne plus rien penser.

Plus qu’un simple loisir occasionnel, l’attitude visant à vivre l’instant présent représente une véritable philosophie de l’existence.

Le livre best seller d’Eckhart Tolle, « Le pouvoir de l’instant présent », a permis depuis des années, à ses lecteurs de véritablement transformer leur vie en se sentant plus épanouis et en réussissant à trouver une forme de paix intérieure.

Dit di cela on voit bien à quel point marquer un temps d’arrêt, réussir à se concentrer sur une autre réalité et percevoir notre existence différemment, sont importants.

Plus que cela, ce changement de posture physique et mentale amène inévitablement quiconque entame la démarche à gagner en sérénité.

Plus que jamais il est bon d’affirmer haut et fort qu’il est urgent de ne rien faire… si ce n’est un pas de côté.

image sur la relaxation

Prendre de la hauteur face à une situation difficile pour entretenir une pensée positive

Toujours sur le plan du travail de l’esprit, il est une autre technique qui permet de prendre du recul versus son quotidien : la pensée positive.

Cette dernière permet véritablement de prendre de la distance face aux événements de la vie, pour mieux avancer, avec plus de confiance en soi et sortir de sa zone de confort.

Concrètement elle se traduit par le fait de répéter régulièrement des phrases optimistes, que le subconscient emmagasine sans qu’il n’y paraisse.

A travers cet exercice on cherche avant tout à exploiter l’incroyable pouvoir du cerveau, et plus précisément de la partie inconsciente de celui-ci.

On considère que l’être humain n’utiliserait qu’une faible part du potentiel de son cerveau. Une vieille croyance (semble-t-il fausse cependant) avancerait le chiffre de 10 %…

Quoi qu’il en soit la matière grise de l’être humain constitue véritablement une mine d’or cachée que nous avons toutes et tous la possibilité d’exploiter.

Et c’est bien là le principal obstacle… cette capacité immense n’est pas visible et pas connue.

Du coup, nous ne sommes pas en mesure d’en profiter et de l’exploiter à des fins d’amélioration de notre quotidien.

Pour en revenir avec la puissance et la qualité de nos intentions, il est nécessaire de filtrer.

Il faut avant tout veiller à ne pas laisser les pensées négatives s’installer.

Certes cela suppose d’être vigilant(e).

Au début la démarche sera difficile car non naturelle, et progressivement elle deviendra de plus en plus naturelle…

On peut commencer par veillez à la qualité de ses pensées, à ne pas se juger trop sévèrement.

Il est nécessaire d’être fier de soi, de ce que l’on fait et d’apprendre à s’aimer.

image symbolisant la lute contre ses peurs

Plus simple encore à mettre en place : s’exposer le moins possible aux flux d’informations des médias, qui nous abreuvent de négativité et de mauvaises nouvelles.

Les effets sont immédiats !

Bref, parfois il s’agit de savoir prendre du recul sur nos habitudes du quotidien pour mieux avancer.

Remettre en question ce que nous avons toujours fait, pour tester de nouvelles pratiques.

Pour apprendre à se détacher du regard des autres

Le regard des autres est quelque chose de plus ou moins difficile à gérer…

Pour illustrer les raisons de cette difficulté je vais évoquer le conte du père, de l’enfant et de l’âne :

« L’histoire est celle d’un enfant qui demande à son père quel était le secret du bonheur ? Plutôt que de lui répondre directement, son père l’emmena dans la ville avec leur vieil âne.

Le premier jour, le père monta sur le dos de la vieille bête suivi à pied par son fils. Devant cette scène les habitants du village dirent :

Que le père était indigne de laisser son enfant marcher.

Le lendemain, le père installa son fils sur l’âne et l’accompagna en marchant à côté de la bête. En voyant cela les villageois critiquèrent :

Ce fils devrait avoir honte de manquer de respect à son père, obligé de suivre à pied .

Le jour suivant, le père et son fils montèrent sur le vieil âne et les commentaires des habitants furent alors :

Ni ce fils, ni son père n’ont de pitié pour la pauvre bête.

Le quatrième jour, ils portèrent eux-mêmes toutes leurs affaires, laissant l’âne trotter à côté d’eux. Les habitants voyant cette scène ne purent s’empêcher de commenter :

A quoi bon avoir un âne et porter soi-même toutes ses affaires ?

Finalement le père résume la morale de l’expérience à son fils en lui expliquant que le secret du bonheur était de toujours faire ce que l’on aime… car il y aura toujours des gens pour critiquer ».

Morale d'une histoire sur l'opinion d'autrui

La trop grande importance accordée à l’opinion des autres dépend de multiples facteurs : notre histoire personnelle, notre niveau de confiance, ou même de notre profil psychologique.

Savoir prendre du recul face au regard d’autrui nécessite donc de s’interroger sur sa personnalité, de faire une véritable introspection.

L’enjeu n’est pas des moindres puisque que d’une telle démarche il est possible d’apprendre à dire, « Non ».

« Non » à ce que l’on veut nous imposer contre notre volonté.

« Non » à ce que nous n’avons pas choisi.

« Non », à ce que l’on ne veut pas vraiment !

Croire au destin pour relâcher la pression

Enfin, une autre motivation personnelle pour m’inciter à prendre du recul face aux événements de la vie, c’est de croire que bon nombre de choses sont écrites.

Croire au destin ne signifie pas être résigné.

Être convaincu que ce qui doit arriver, arrive ne veut pas dire être fataliste.

Je reste persuadé que chaque être humain écrit son histoire, mais en parallèle la vie nous fait passer par des étapes qui forgent notre personnalité.

Pour chaque épisode de notre existence nous avons la possibilité de décider de la façon dont nous réagissons. Lâcher prise ou non ?

De l’attitude que nous adoptons et des enseignements que nous tirons dépend notre futur.

Le fait de considérer que les épreuves que nous sommes amenés à traverser sont inévitables nous donne de la force.

Si on ajoute à cette vision le fait que chaque difficulté est l’occasion de se transformer, on peut considérer que prendre du recul face à la vie devient une formidable occasion de se développer !

Pour cela il est possible de se trouver un mentor et il est nécessaire d’adopter le bon état d’esprit !

« Les destins conduisent celui qui accepte, et traînent celui qui refuse. »

Sénèque

citation de Sénèque sur la destinée

Prendre de la hauteur grâce à la psychologie

Si vous êtes habitué(e) à lire ce blog, vous savez à quel point il est important de comprendre que si tous les êtres ont un vrai potentiel (sans exception), ce potentiel diffère d’une personne à l’autre.

Ainsi, tous les profils psychologiques ne sont pas égaux dès lors qu’il faut prendre du recul.

Nous allons essayer de déterminer quelles particularités de votre personnalité peuvent être des indices.

La fonction Sensation a du mal à prendre de la hauteur

La fonction cognitive de recueil de l’information est une première piste à suivre.

En effet, Carl Jung avait différencié le mode Intuitif basé sur le sixième sens, de celui Sensitif qui s’appuie sur l’utilisation prioritaire par l’individu de ses 5 sens.

Là où cette différenciation peut nous apporter des éléments de réponse quant à notre rapport au relativisme, c’est quant aux particularités associées à l’utilisation de tel ou tel canal.

Les individus « Sensitifs » représentent environ 70 % de la population et ils ont une approche très terre à terre des événements.

N’étant pas conceptuels pour un sou, ils aiment le pratique et le concret.

Cette tendance est très marquée chez 4 profils psychologiques tout particulièrement :

  • l’ESTP, dit l’entrepreneur ou l’homme (ou la femme) d’action,
  • l’ESFP, surnommé l’interprète, l’acteur,
  • l’ISTJ aussi appelé le logisticien ou l’homme (ou la femme) à tout faire,
  • et l’ISFJ dénommé le protecteur, l’infirmier(e)

Le point commun des profils psychologiques « sensitifs » est qu’ils sont tous résolument tournés vers l’action.

Image des hommes d'action

Image par Peggy und Marco Lachmann-Anke

Ils ont besoin d’agir pour se sentir bien ce qui les amène souvent à faire, puis défaire ce qu’ils ont réalisé pour mieux recommencer.

Mais cela n’est pas grave, car c’est comme cela qu’ils avancent vers leur solution.

Si vous désirez savoir si vous faites partie des 8 profils psychologiques privilégiant leurs 5 sens, je ne peux que vous inviter à faire le test « maison » que je propose.

La fonction Feeling s’emballe vite et peut empêcher le lâcher prise

« Mieux vaut 5 secondes de réflexion plutôt que des années de regrets ».

Le seconde fonction psychologique intéressante vis à vis de la capacité qu’a un être humain à prendre de la hauteur face aux aléas de la vie est la fonction Feeling.

Cette fonction n’est pas une fonction de recueil de l’information mais une fonction de décision.

C’est celle par laquelle l’individu va trancher. On estime que 50 % de la population utilisera prioritairement son cœur, son affect, et que les autres 50 % privilégieront leur logique, leur raison pour prendre leurs décisions.

Là où il est intéressant de se pencher sur cette différence de fonctionnement, c’est que les individus s’appuyant en premier sur l’écoute de leurs émotions pour décider auront plus facilement tendance à réagir à chaud.

Leur émotivité pouvant les déborder, ils ont moins le réflexe de mesurer les tenants et les aboutissants de leurs actes avant de se lancer.

Cela peut même jouer sur l’estime de soi, ce qu’il faut prendre en compte si l’on souhaite être heureux !

Pour eux, réussir à calmer l’intensité de leurs pulsions affectives représente un enjeu de taille pour réussir à prendre du recul dans leur vie.

image sur l'importance des sentiments

Le tempérament des profils dits « rationnels », champion pour prendre du recul !

Le 3ème éclairage lié au profil psychologique qui peut nous donner des indications quant à la faculté d’une personne à prendre de la distance face aux événements de la vie est son « tempérament ».

Le psychologue David Keirsey, avait distingué 4 groupes de profils psychologiques qui se distinguaient par leurs comportements.

Le groupe des 4 personnalités psychologiques dits des « rationnels » est celui que l’on peut considérer être un modèle pour ce qui est de prendre du recul face aux accidents de la vie.

Ce « tempérament » se distingue par son sang froid et sa capacité à relativiser les surprises de la vie.

Les 4 profils le composant ont tous en commun d’être intuitifs quand ils recueillent les informations pour prendre leurs décisions et logique dans leur processus de choix.

Ils se caractérisent par leur quête de perfection et de maîtrise des concepts.

Contrôlant parfaitement l’intensité de leurs émotions ils représentent le modèle de comportement à adopter si l’on souhaite en permanence garder ses distances avec l’emballement émotionnel.

Pour illustrer des exemples de personnalités du « tempérament » rationnel on peut citer Margaret Thatcher, Bill Gates ou encore Steve Jobs.

image photo de Steve Jobs refléchissant

Comment relativiser ? 7 Astuces efficaces

Maintenant que nous sommes au clair sur la définition et sur l’enjeu de savoir relativiser, je vais vous livrer 7 astuces simples et rapides qui peuvent vous aider dans cette démarche.

Plus qu’un mode d’emploi pour savoir comment être efficace, vous devez intégrer ces astuces dans votre philosophie de vie.

Ce sont des réflexes à avoir pour systématiquement appréhender les événements de la vie comme des faits sans importance, ou plutôt sans plus d’importance qu’il ne faut.

relativiser-contrebalancer

Prendre de la hauteur en se situant sur la planète

Quand j’écris « se situer sur la planète », je veux exprimer l’idée que vous devez commencer par resituer vos ennuis à l’échelle du monde, changer de point de vue.

Prendre de la hauteur par rapport à ce qui vous arrive peut se faire sur deux plans :

  • tout d’abord, sur le plan démographique : en vous imaginant au sein de la population mondiale, au cœur des 7,9 milliards d’individus qui peuplent notre terre, vous allez forcément être amené(e) à devoir accepter qu’il y ait au même instant des situations bien plus graves que la vôtre.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, fonctionner ainsi n’est pas « simpliste ». Si l’on y pense bien, nos soucis du quotidien prennent forcément une importance moindre si on les met en rapport :

  • du nombre de personnes vivant dans un pays en guerre : on estime que plus de 70 millions de personnes fuient des conflits armés chaque année
  • du taux de pauvreté dans le monde : selon les Nations Unies, 780 millions de personnes (soit 11% de la population mondiale), vivent en dessous du seuil international de pauvreté
  • du nombre de personnes atteintes par le virus du VIH : en 2015 plus de 36 millions de personnes étaient infectées par le virus !
  • du nombre de personnes ne mangeant pas à leur faim tous les jours dans le monde : 800 millions, comme l’indique ce rapport de l’Oragnisation des Nations Unies 

La seconde dimension est l’échelle du temps.

Alors certes, il est fort possible que l’on vive mieux sur terre dans 300 ans que l’on ne vit aujourd’hui, mais si l’on fait des bonds dans le passé on constate assez facilement que nous avons de la chance de vivre à notre époque :

  • du temps des hommes de Néandertal, l’espérance de vie n’excédait pas les 30 ans pour 80% de la population ! Le quotidien était concentré sur la satisfaction des besoins primaires :
    • les besoins physiologiques (manger, boire, se reproduire…)
    • et les besoins de sécurité (échapper aux prédateurs) et pas encore le besoin de reconnaissance ou celui d’estime.
  • au Moyen-Âge, la majeure partie de la population ne vivait pas dans les châteaux, mais bien dans les champs comme paysans (souvent très pauvres) ou pire en tant que serfs !
  • et même au XXème siècle, vous pouvez vous estimer plus chanceux(ses) que toutes les personnes ayant connu l’une des deux guerres mondiales !

 

Comment relativiser en adoptant un état d’esprit positif ?

Après avoir pris de la hauteur sur le plan de la planète et sur l’échelle de l’Histoire, je vais vous présenter maintenant le second réflexe à avoir pour contrebalancer vos « malheurs » et vaincre cette peur d’échouer qui vous enferme dans des pensées négatives.

Tout d’abord il faut se mettre en tête de fuir comme la peste le pessimisme, le défaitisme de notre entourage.

La nature humaine recherchant toujours à accroître son niveau de bien-être ou de plaisir, nous avons généralement la fâcheuse tendance à voir tout ce qui nous manque (avant tout ce que nous avons).

De même si on y réfléchit bien, le plaisir et la satisfaction d’avoir obtenu ce que l’on espérait (une nouvelle voiture, un nouveau travail, le dernier Iphone…) ne dure généralement pas plus de 24 heures !

Très vite la nature humaine, considère ce « nouvel acquis » comme quelque chose de normal.

Ce n’est que si on nous le retire, que l’on se rendra compte à nouveau de sa valeur.

Là où je veux en venir, c’est que grâce aux prises de conscience de la chance et de la nécessité de prendre du recul, en considérant systématiquement que rien n’est jamais acquis… on apprécie plus les choses !

Une étude d’une université de Belgique, s’était intéressée à la corrélation qui existe entre le niveau de salaire et le niveau de bonheur.

Elle montre précisément qu’au-delà d’un certain seuil de revenu mensuel, le niveau de satisfaction de l’être humain ne croît plus du tout, voire même peut diminuer !

relation-rapport-richesse-argent

*source Université de Gand, blog de Paul Jorion

 

En suivant la même logique, la même philosophie, on n’apprécie jamais plus le fait d’être en bonne santé, qu’après avoir connu la maladie, jamais plus le fait de prendre une douche chaude quand on était « condamné » à se laver à l’eau froide !

La prise de conscience au quotidien de notre chance et la lutte contre le processus normal (car il l’est) de notre mental, est une gymnastique de l’esprit qui peut jouer énormément sur notre niveau d’appréciation de la vie.

Cela relève donc d’une attitude positive et volontaire !

On sous-estime trop le pouvoir de la pensée positive !

C’est prouver par la science : le positivisme est un état d’esprit qui se travaille et s’entretient.

On ne naît pas optimiste on le devient !

Si le but est identique pour tout le monde, il existe des tas de voies possibles et le meilleur chemin pour y parvenir est propre à chacun.

Pour certains les meilleurs conditions seront de trouver leurs repères, pour d’autres ce sera d’entreprendre, quand pour d’autre il s’agira d’innover…

Tout dépend en fait de notre profil psychologique.

Vous êtes vous déjà demandé quel était le vôtre ? Faire le test pour le savoir !

Mieux vaut « mal fait » que « pas fait »

Cette phrase très inspirante, je la tiens d’un blogueur formateur, qui incite ses élèves à passer à l’action.

Trop souvent nous nous complaisons dans la passivité, nous restons immobiles par peur de mal faire… Or, c’est justement en exécutant les tâches, que l’on apprend !

Personne ne fait bien du premier coup, et ne serait-ce que le fait de pondérer notre avis peut nous aider à nous convaincre de ne pas redouter le regard des autres ou même le sien (quand on a l’impression de ne pas être au niveau).

Raisonner de cette façon, équivaut à comparer les notions de remords et de regrets.

En d’autres termes, le sentiment de repentir d’avoir fait quelque chose qu’après coup on aurait préféré n’avoir jamais fait, et la « douleur » identique provoquée par la non-réalisation d’un désir.

Ce qui est drôle c’est que si l’on y pense bien, nous avons tous une préférence pour l’un ou pour l’autre.

Dans une même situation, certaines personnes préfèrent agir pour rechercher les compliments et la fierté personnelle, quand d’autres préfèrent s’abstenir pour éviter la critique.

D’ailleurs, cette réflexion peut vous aider en particulier à savoir comment prendre du recul au travail !

S’il y a bien un domaine dans lequel nous sommes amenés à régulièrement devoir prendre des décisions et à faire des choix impliquants c’est dans le monde professionnel.

L’entreprise est par essence LE lieu où les différences de performances ressortent entre d’un côté les employés qui manquent d’assurance et manquent de confiance en eux, et de l’autre ceux qui savent s’affirmer et imposer leurs idées.

Ne plus idéaliser les célébrités et nuancer leur succès

La quatrième astuce que je souhaite évoquer dans cet article, nécessite un certain entraînement car elle n’est pas si innée que cela.

Par contre, si elle n’est pas aussi immédiate elle permet de tempérer de manière excessivement efficace certaines pensées.

Quand on évoque Albert Einstein, John Lennon, Barrack Obama, on a forcément une image de perfection et de modèle dans leur domaine.

Einstein, comme étant le plus grand physicien de l’Histoire, Lennon probablement le plus talentueux membres du groupe des « Beatles » et Obama comme le président le plus charismatique que les Etats-Unis n’aient jamais eu.

Et pourtant si je vous disais que même sans les connaître personnellement :

  • le premier, du fait de son profil psychologique d’INTP, était très mal à l’aise avec la gestion des émotions.
  • du fait de son « type » INFP, John Lennon n’avait aucun sens pratique (pouvant se perdre dans ses pensées)
  • Et que le premier président noir des Etats-Unis, malgré sa personnalité si sûre d’elle, n’avait pas une nature propice à mener ses projets jusqu’au bout et n’était pas doté d’un grand tact.

 

Ce que je veux mettre en évidence à travers cette petite démonstration, c’est qu’en redescendant de leur piédestal tous les modèles que la Société idéalise, on se sent moins « anormalement banal ».

Il est donc également question ici, de ne plus être aussi sévère avec soi-même et de s’accorder le droit à l’erreur et finalement de s’accepter tel que l’on est.

Même Napoléon, Gandhi et Sœur Emmanuelle avaient des zones d’inconfort.

Toutes les personnalités sur terre appartenant à un des 16 « types », ont un domaine dans lequel elle ne sont pas dans leur élément.

Que ce soit dans sa gestion des émotions, pour sa capacité à prendre de la hauteur et à se projeter, pour son aisance dans les tâches purement fonctionnelles et pratiques ou pour baser ses actions sur des faits logiques, nous avons tous un bât qui blesse.

En somme, en relativisant la personnalité (dans son ensemble) de certains modèles, en les considérant comme des êtres humains avant tout, on tempère inévitablement nos imperfections, c’est inévitable.

piedestal-abattre-exemple

Comment relativiser en croyant au destin et à la loi d’attraction ?

Alors je sais que ce n’est pas très rationnel, je sais qu’on peut y croire ou pas du tout, mais la 5ème astuce qui personnellement m’aide particulièrement à relativiser est ma croyance dans le destin.

Pour moi, croire au destin ce n’est pas croire qu’on ne peut rien changer à sa vie. Non, croire au destin c’est être convaincu que ce qui arrive devait arriver…

En quelque sorte c’est une fatalité mais pas forcément négative ! Et c’est un peu différent.

En considérant finalement, « qu’à toute chose malheur est bon », on peut toujours tempérer une déception.

Il est facile pour n’importe qui de refaire l’histoire de sa propre existence.

Vous n’auriez jamais connu la femme ou l’homme de votre vie si vous n’aviez pas été contraint(e) de changer de région ; vous n’auriez jamais entamé cette reconversion professionnelle si vous n’aviez pas perdu votre emploi etc…

Alors certes cette vision peut paraître un peu naïve ou angélique, mais elle ne date pas d’hier. Après tout elle était déjà très en vogue au siècle des lumières.

Si vous ne connaissez pas je ne peux que vous inviter à lire le comte philosophique de Voltaire, « Zadig ou la destinée ».

En deux mots, dans son ouvrage l’auteur nous décrit la vie de son personnage, Zadig, à qui il arrive les pires drames.

Et à chaque fois que le lecteur pense que le héros a touché le fond, Voltaire trouve encore le moyen d’aggraver sa situation.

Mais là où ce roman est dit philosophique, c’est qu’il enseigne la vérité que l’on peut tous constater dans sa propre vie : il est parfois nécessaire de passer par des épreuves pour se rendre copte après qu’elles étaient salvatrices.

Je suis d’accord pour reconnaître que croire que nous avons tous une destinée toute tracée dès notre enfance dépend énormément de notre sensibilité.

Pour certaines personnes rationnelles, nous sommes tous la conséquence de nos actes… ce qui sous-entend que ce qui nous arrive ne dépend que de nous.

Mais quand les conséquences sur notre vie proviennent d’un événement étranger à nos propres agissements, il est possible de croire à une part de fatalité.

Que ce soit positif ou négatif ce qui doit arriver arrivera !

Tel est le résumé de la notion de destin.

On peut d’ailleurs la lier à celle pas si éloignée, du karma. Très présente dans les cultures hindouistes et bouddhistes, il considère ce qui nous arrive dans notre vie présente, est le fruit de nos actions passées, dans nos vies antérieures.

Donc en fin de compte, en pensant que même si nous connaissons des déconvenues, nous avançons sur « notre chemin » et que cela n’augure en rien des journées à venir. Nous vivons en paix !

Croire en son destin est donc finalement plus une philosophie de la vie fondée sur la confiance et l’optimisme, plutôt qu’une croyance spirituelle permettant d’apaiser nos inquiétudes et de dédramatiser nos vies.

La théorie de la loi de l’attraction est également un concept qui s’inscrit dans la même philosophie… Par la force et la qualité de nos pensées on attire à soi du positif ou du négatif. 

Cela laisse entendre que nous gardons le contrôle de ce qui nous arrive !

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Vivre pleinement l’instant présent et être heureux

Vivre l’instant présent est quelque chose que ne parle pas à tout le monde. Les esprits les plus cartésiens ont naturellement plus de mal avec ce concept.

Pourtant c’est une expression de plus en plus dans l’air du temps.

L’ouvrage référence en la matière est le livre d’Eckhart Tolle, « Le pouvoir du moment présent« . A travers lui, l’auteur nous explique tous les bienfaits que chacun peut tirer d’entamer une démarche visant à se recentrer sur soi-même.

Vivre l’instant présent est une démarche d’éveil spirituel, une philosophie du bonheur menant l’être à la sérénité mais qui n’induit pas forcément de réagir au quart de tour à ce qui nous arrive… au contraire même.

Cette quête de bien-être et de paix intérieure est un formidable chemin vers la prise de recul, la prise de hauteur et donc au détachement.

Dans le même esprit que la méditation, réussir à vivre dans l’instant présent est l’assurance de réussir à lâcher prise, à observer une situation de façon détachée en désamorçant notre subconscient de la tyrannie du mental.

Oser remettre en question ses certitudes

Pour finir, le meilleur conseil que je puisse vous donner est tout simplement de changer de lunettes ! Changez votre angle de vue pour essayer de voir les choses différemment.

Parfois nous sommes convaincu(e)s de certaines hypothèses, qu’il ne nous viendrait même pas à l’esprit de remettre en cause.

Et pourtant, ce sont souvent ce genre de remises en question qui sont à l’origine de  révolutions !

Et si « oser changer » ses certitudes nous ouvrait un champs de possibilités infinies et surtout inexplorées jusque là ? Et si adopter une psychologie positive et s’autoriser à oser rêver étaient un levier ?

Et si au lieu de se demander « pourquoi », nous nous demandions « pourquoi pas » ?

 

« Comment serait votre vie si vous n’aviez pas le courage de tenter des choses ? »

Vincent Van Gogh

Il est nécessaire d'oser changer, et prendre des risques

Là encore nous ne sommes pas tous égaux pour réussir à adopter un tel comportement basé sur le bouleversement.

Les profils des « gardiens des traditions » sont ceux qui ont naturellement le plus de mal avec une telle approche tandis que les personnes dites « intuitives », elles n’ont généralement aucun mal avec la nouveauté.

A Retenir

Comme nous venons de le voir, apprendre à savoir comment lâcher prise et faire un pas de côté est une posture qui se travaille.

Si cela concerne un de ses proches, il peut être utile de se demander comment lui redonner assez confiance pour l’inviter à oser prendre du recul en toute sérénité.

En effet, une telle attitude n’est certes pas forcément naturelle mais elle peut vraiment faire de grosses différences dans des tas de domaines notamment pour atténuer le fait de se sentir incompris et trouver sa place.

Que ce soit pour agir sur un éventuel manque de confiance en soi en s’appuyant sur son expérience passée, ou en limitant la casse en prenant garde à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, savoir temporiser est une grande qualité.

Que ce soit par des exercices de méditation, en apprenant à écouter son corps ou en développant une certaine philosophie de la vie, il existe aujourd’hui de nombreux outils pour réussir à affirmer sa personnalité et se détacher de la pression de la vie moderne.

En somme il s’agit d’essayer de prendre du recul pour mieux avancer. Cela peut véritablement changer la façon d’aborder les épreuves de la vie. Une sorte de définition de la prise de recul.

« Je ne perds jamais. Sois je gagne, sois j’apprends. »

Nelson Mandela

Citation de Nelson Mandela pour apprendre dans l'échec

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