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Introduction
Qu’est ce que la zone de confort ? Répondre à cette question n’est pas si anodin et si simple qu’on pourrait le croire. L’enjeu de comprendre ce « concept » est la première étape pour qui veut grandir, réaliser ses rêves voire se donner la possibilité de dépasser ses croyances limitantes.
En fonction de la nature de l’individu, cette sortir de sa zone de confort peut avoir différentes significations. Ce qui me paraîtra difficile ne le sera pas pour mon voisin, et ce qui ne me pose aucune difficulté sera peut-être une zone d’inconfort pour lui.
Qu’est ce que la zone de confort ? Définition
De manière générale, la définition classique du dictionnaire renvoie à un état dans lequel l’individu se sent bien. Dans cette zone de confort, la personne est à l’aise, en forme et en pleine capacité de ses moyens.
On peut la distinguer également au niveau de stress que ressent l’individu. C’est même un excellent baromètre puisque plus il ressentira du stress (envoyé par son cerveau) plus cela voudra dire que son cerveau ressent une forme de danger car ressentant l’incapacité d’exploiter son plein potentiel, pour une raison ou une autre.
Ces raisons peuvent renvoyer directement à la pyramide des besoins et à la satisfactions des besoins dits primaires :
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les besoins physiologiques (manger, boire, dormir, respirer etc…)
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et les besoins de sécurité (ne pas se sentir en danger)
Sur ce blog j’essaie de faire connaître l’outil psychologique de connaissance de soi qu’est le MBTI et il est possible de faire un parallèle.
Le modèle inspiré des travaux de Carl Jung, considère une hiérarchie des fonctions chez tous les individus allant de fonction dite « dominante », à celle dite « inférieure ».
Pour faire simple, la première est celle que nous maitrisons très bien (sans aucun effort), pour laquelle nous sommes performants, et la fonction « inférieure » est celle au contraire qui représente notre talon d’Achille.
Et bien pour faire le parallèle, il est possible d’affirmer que lorsque nous devons utiliser (par la force des choses) notre fonction inférieure, nous sortons de notre zone de confort.
Richard Aubé, ou comment sortir de sa zone de confort pour se réaliser
Oser sortir « de ses pantoufles en béton »
J’ai découvert Richard Aubé, au travers d’une interview de David Laroche, à ses débuts. J’avais été fasciné par le positivisme de cet homme, à tel point que j’avais acheté son livre expliquant comment sortir de son espace de bien-être.
Richard Aubé est un conférencier canadien, se définissant lui-même comme un agent de changement.
Ce terme en dit long puisque il décrit sa « mission » comme le fait d’aider les gens à grandir et à se réaliser pleinement. Une sorte de coach de l’épanouissement personnel pourrait-on dire.
Dans cet entretien, il nous parle de ses origines modestes et de l’environnement familial compliqué dans lequel il a grandi.
Outre la situation sociale précaire de ses parents, Richard a du faire face à la violence de son père.
Malgré ces bases compliquées, le conférencier nous explique dans sa discussion avec David Laroche, qu’il avait délibérément décidé de « casser le moule » et de ne pas reproduire le modèle familial.
Dès lors, dès cette décision prise il commença par prendre en main son avenir, sa destinée.
Cette prise de conscience et cette farouche volonté lui vient à 26 ans, âge auquel il décide de « sortir de ses pantoufles en béton » comme il le dit.
Il s’oriente alors vers ce qui le passionne vraiment, le dessin en 3 dimensions… Même si ce n’était pas la voie la plus sûre, il décide de suivre son envie, ce qui le prend aux tripes.
Il ne faut pas oublier que le Canada, est un pays qui reste très influencé par la culture américaine sur le plan économique. Les mythes (ou réalités chacun jugera) du « tout le monde peut réussir s’il le désire vraiment » et du « no pain, no gain » (que l’on traduirait par « pas de sueur pas de récompense »), imprègnent en profondeur les mentalités.
A ce moment de l’interview, Richard Aubé insiste surtout sur le fait qu’on lui a martelé cette philosophie au cours de ses débuts.
D’ailleurs on peut dire qu’il est la preuve vivante que tout est possible puisque, parti du bas de l’échelle, il s’est hissé au poste de Directeur National de l’entreprise en seulement 12 années.
Par la suite, pour continuer sur sa lancée, il décida d’écrire des livres pour impacter le monde différemment et aider les gens à changer d’état d’esprit et sortir de leur espace de bien-être (les fameuses pantoufles en béton).
Le résultat atteint dépassa toutes ses espérances puisque, outre donner des conférences sur le sujet, son livre, expliquant comment sortir de son espace de bien-être, est aujourd’hui devenu un « best-seller » en Amérique du Nord et plus généralement dans tout le monde francophone !
Quels enseignements tirer du fait de se mettre dans l’inconfort ?
Finalement, les grands enseignements des propos de Richard Aubé que l’on peut retenir sont les suivants :
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affronter ses peurs vaut la peine, c’est une démarche contre-nature mais toujours bénéfique.
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même si l’on a eu un passé compliqué, il est possible, voire nécessaire, de prendre la décision d’être heureux : l’état d’esprit fait toute la différence.
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nous avons le devoir de choisir notre environnement et de bien nous entourer ; il est même nécessaire d’éliminer de notre cercle proche les personnes « nous tirant » vers le bas : il en va de notre responsabilité.
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tout part de l’estime que l’on a de soi-même ; il ne faut pas confondre estime de soi et confiance en soi, mais le regard que l’on porte sur la personne que l’on est joue un rôle majeur dans notre bien-être. Avant 12 ans l’estime de soi dépend fortement de l’environnement familial, et après nous pouvons nous-mêmes y travailler.
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Mieux, Richard Aubé insiste sur le fait que le point majeur dans cette quête se situe au niveau de la prise de conscience de notre état. Une fois que nous acceptons qui nous sommes, nous pouvons commencer à travailler sur notre accomplissement personnel.
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De même, nous devons travailler sur le dépassement de notre dépendance au regard des autres. C’est justement un sujet que j’ai récemment abordé sur le blog, dans un article, où je montrais à quel point nous avions tout à gagner à nous détacher de l’opinion des autres. Nous devons accepter que l’on ne peut pas plaire à tout le monde !
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la dernière grande réflexion que le conférencier aborde lors de cet entretien porte sur la responsabilité de chaque être dans sa propre réalisation.
« Ce que tu vis, ce que tu apprends on s’en moque… c’est ce que tu en fais qui importe ».
Avec ces mots très forts, il souligne l’importance de ne pas chercher à se trouver d’excuses… pour satisfaire notre besoin de reconnaissance, être fier de soi et pour notre propre bien finalement !

A Retenir
Pourquoi sortir de sa zone de confort ? La réponse à cette question, nécessite de comprendre avant toute chose la signification du concept de zone de bien-être de l’individu.
Cerner les subtilités qui font que nous sommes à notre aise dans telle ou telle situation est une étape très importante. La nature étant bien faite, notre inconscient va progressivement nous l’inculquer.
Cependant, chercher de façon consciente à en déterminer les particularités est une démarche qui permet d’accélérer notre maîtrise du bonheur.
Nous devons donc prendre conscience de ce qu’est notre propre zone de confort ainsi que notre zone d’inconfort. Cette prise de conscience est également une phase qui permet plus rapidement de comprendre ses croyances limitantes, en travaillant sur ses peurs, sur ses points faibles.