➤ Pourquoi le besoin d’estime de soi est nécessaire ?

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Le besoin de reconnaissance

Vous avez un fort besoin de reconnaissance de la part des autres !!

Vous savez que pour vivre, vous avez besoin de manger à votre faim, de boire suffisamment chaque jour ou que vous avez besoin de dormir…

Mais savez vous que vous avez tout autant besoin d’être reconnu(e) en tant qu’être humain ?

Cette particularité, n’ en est en fait pas une, puisque c’est une « exigence » que nous avons tous en commun.

De nombreux sociologues ont essayé de comprendre les origines de ce besoin psychologique d’estime de soi intimement lié au fait de développer sa confiance en soi.

A travers cet article, nous allons justement essayer de parcourir ce que l’on entend précisément par « besoin de reconnaissance« , d’où ce sentiment provient mais surtout, nous allons nous intéresser aux moyens de le satisfaire… ou pas.

Qu’appelle-t-on besoin de reconnaissance ?

Définition générique et définition selon Maslow

En commençant  cet article je prenais le pari de mettre sur un pied d’égalité, des besoins aussi essentiels (et surtout aussi évidents) que manger, boire avec le besoin d’acceptation que l’on peut éprouver.

Si l’on se réfère à la définition du dictionnaire, le besoin de signes de reconnaissance serait à la fois le désir que nous manifestons d’être estimés, la nécessité de légitimité que l’on recherche aux yeux des autres.

Cela renvoie également à la notion de gratitude que les personnes de notre entourage (proches ou pas) nous expriment.

Chaque commentaire, chaque photo posté(e) donne l’occasion de satisfaire notre besoin de reconnaissance et d’estime.

Image symbole de l'estime de soi

Besoin d’appartenance 

La seconde raison pour laquelle selon moi, nous avons ce besoin de considération c’est tout simplement pour se sentir exister sur le plan psychologique

Vous vous souvenez peut-être de cette série dans laquelle le héros n’avait de cesse de chercher à exister pour qui il était vraiment, s’exclamant « je ne suis pas un numéro »

 

Ne pas être un numéro, c’est être reconnu pour qui l’on est avec toutes nos particularités.

Quoi de plus neutre qu’un matricule ? Quel pire manque de reconnaissance ?

Le fait de substituer une identité par un numéro revient à gommer tout ce qui fait la spécificité de la personne.

Or Maslow, encore lui, parle également dans sa théorie de la pyramide des besoins, de celui qui pousse l’homme à se réaliser.

Pour le psychologue, chaque personne pour vivre ressent cette nécessité de s’accomplir par des actions concrètes ou par des enseignements.

Indirectement c’est pour exister aux yeux de la Société, exister aux yeux des autres.

Ici, il s’agit bien de besoin de signes de reconnaissance sociale dont l’individu ressent la nécessité, de considération de la part « du groupe » : des êtres chers, famille et amis, aux personnes plus éloignées gravitant quotidiennement autour de lui.

Voilà le seul cheminement possible si l’on souhaite gagner en estime de soi… du moins c’est ce que croient la majeure partie des gens.

Un besoin d’être considéré

A travers cette recherche de considération on peut également considérer qu’il existe une peur de se sentir incompris une poursuite d’amour.

Chercher la reconnaissance, c’est vouloir attirer les regards sur soi.

Autrement dit c’est tenter d’exister dans le regard d’autrui comme si c’était le moyen d’exister.

« On me voit, donc j’existe.

J’existe donc je suis aimé ».

On peut rapprocher cette démarche de celle des enfants qui font des bêtises pour attirer l’attention de leurs parents.

Pourquoi chercher à se libérer du besoin de considération ?

Développer son estime de soi pour se défaire du regard des autres

Quand on parle de besoin on évoque implicitement l’idée de dépendance.

En ce qui concerne le besoin  d’acceptation, le risque majeur est donc logiquement de devenir dépendant du regard des autres.

La recherche de signes de reconnaissance peut en ce sens conduire un individu à forcer sa nature et à jouer un rôle.

Plutôt que d’apprendre à affirmer sa personnalité, il va tenter de renvoyer à ses interlocuteurs l’image d’un autre.

Ceci est inévitablement voué à l’échec pour 2 raisons.

D’une part, car on ne peut pas adopter un comportement qui n’est pas le nôtre sur la durée, sur le long terme.

Notre nature reprend forcément le dessus à un moment ou à un autre.

D’autre part, car n’ayant pas les qualités qu’il s’invente, l’individu va inévitablement décevoir les personnes auxquelles il souhaite précisément faire de l’effet.

Pour satisfaire son besoin de reconnaissance il ne pourra pas se valoriser artificiellement.

Pyramide de Maslow des besoins : estime, reconnaissance, et appartenance

Se libérer du besoin de considération pour devenir vraiment Libre

Plus encore que de chercher à s’affranchir de la dépendance du regard d’autrui, on peut voir un enjeu supérieur à cette poursuite continue d’égard. 

Il s’agit tout simplement d’un désir profond de LIBERTE.

Le jour où l’on arrive à prendre de la hauteur et ne plus vivre en attendant un avis extérieur on devient vraiment libre.

Que ce soit du besoin de reconnaissance au travail ou dans la vie de tous les jours : on se libère d’un poids.

On n’entend plus cette petite voix qui nous répète :

« mais qu’est ce qu’on va penser de toi ? Qu’est ce que les gens vont dire à ton sujet ? ».

C’est précisément cet automatisme, ou plutôt sa disparition, qui nous ouvre les portes d’une nouvelle vie.

Sur le plan de la spiritualité, on recherche souvent à savoir comment lâcher prise afin d’essayer de se libérer d’une forme de pression que l’on se met volontairement.

En fin de compte se détacher de ce désir d’acceptation, c’est se libérer de la tyrannie du résultat. 

« Peu importe le monde extérieur, seul compte mon avis ».

C’est ne plus être exclave de ce que pense la Société. 

Image symbole d'un oiseau que l'on libére

 

Être soi-même et rester humble

Réussir à se détacher de cette dépendance à l’égard de l’estime de l’autre est aussi le meilleur moyen de rester soi-même.

Nous devons à tout prix éviter de perdre la bataille face au manque de reconnaissance.

En refusant de « corrompre » ses idées, on reste vrai !

C’est en quelque sorte, refuser de courir derrière la carotte qui nous mène inévitablement à changer pour quelqu’un que l’on ne souhaite pas forcément être…

La meilleure illustration de ce danger est celle de personnes qui accèdent à la notoriété brutalement, et que leur entourage dit « ne plus reconnaître ».

Combien de personnes se perdent ainsi ?!

En s’affranchissant de l’opinion d’autrui on s’évite la tentation de céder aux sirènes d’un monde qui n’est pas le nôtre et qui nous ferait vivre à l’envers de qui l’on est vraiment.

L’enjeu au final est de rester authentique, vrai et donc bien dans sa peau !

Comment se libérer de son besoin d’estime ?

Satisfaire le besoin de reconnaissance en prenant conscience de ses forces

Comme nous l’avons vu le besoin de signes de reconnaissance tout comme celui d’estime de soi sont deux sentiments souvent liés à une trop grande importance donnée au regard des autres.

Par là, il faut comprendre que l’individu plutôt que de se centrer sur lui-même va se tourner vers le monde extérieur pour rechercher de la confiance en soi.

Comment se détacher du regard des autres et guérir du besoin de reconnaissance alors ?

La première solution est donc de gagner en assurance tout simplement en étant sûr de ses forces.

Convaincu de son potentiel, n’importe quel être humain sera naturellement plus confiant en ce qu’il dégage et bien plus convaincu d’avoir une bonne image auprès des personnes qu’il côtoie.

C’est donc en réorientant son regard sur lui même et en identifiant ses forces naturelles que l’être humain peut trouver un échappatoire au dictât du regard de l’autre.

Le MBTI est précisément un outil de développement personnel qui permet de prendre conscience de ses forces innées.

Parmi les 16 « types » identifiés par le modèle, chacun se distingue par son fonctionnement spécifique mais aussi par ses facilités.

En deux mots ce que tous les psychologues du MBTI ont mis au jour au cours du XX ème siècle, c’est que comme nous naissons droitier et gaucher, nous venons sur terre avec un câblage neurologique qui nous prédispose à être à l’aise pour certaines activités.

Le cerveau et ses besoins de reconnaissance

 

Même s’il ne faut pas faire de règles de généralités et mettre les gens dans des cases (ce n’est vraiment pas le but), en comprenant notre propre fonctionnement cérébral et nos préférences cognitives, il nous est possible de comprendre le pourquoi de certains traits de notre personnalité.

Dans les grandes lignes (et de manière grossière), nous trouverons :

  • Les personnes du « tempérament NT », très à l’aise dans les sciences

  • Les personnes du « tempérament NF », plutôt disposées au métiers de la création artistique

  • Les personnes du « tempérament SP », remarquables par leur envie d’entreprendre et de mener des projets

  • Et enfin les personnes du « tempérament SJ », dans leur élément dès lors qu’il faut respecter et appliquer des règles, en clair dans l’application des procédures et l’administration.

Il est à noter que ce dernier « tempérament SJ », dit des « gardiens des traditions » est le plus représenté statistiquement dans la population (environ 45%), et que c’est également celui qui regroupe le plus de personnes  attachées au sentiment de gratitude.

Elles ont donc un très très fort besoin de reconnaissance.

Travailler sur la connaissance de soi est la clé qui mène à l’acceptation et à l’adaptation.

Ce sont  bien évidemment des images d’Épinal, une très brève description des 4 grandes familles (qui chacune regroupe encore 4 « types » de profil) mais ce qu’il faut comprendre c’est qu’en se tournant vers l’analyse et la compréhension de ses forces naturelles, un individu peut prendre conscience de son potentiel.

Dès lors, il se détachera naturellement de la dépendance qu’il éprouve envers l’opinion d’autrui. C’est mécanique !

Comprendre l’origine de cette quête d’estime

En cherchant les origines d’un problème on se met généralement dans les meilleures dispositions pour en trouver les solutions.

Un besoin excessif d’estime, une envie permanente d’être sous le feu des projecteurs peut trouver une explication dans l’enfance.

Il suffit que l’un des deux parents n’ait pas joué son rôle au cours de nos premières années de vie, pour que cette lacune rejaillisse à l’âge adulte. Dès lors, il sera plus difficile de redonner confiance à quelqu’un !

D’ailleurs le titre (du Docteur Fitzhugh Dodson) de l’un des plus connu de la littérature à destination des jeunes parents, en disait long sur l’enjeu de la prime enfance: « Tout se joue avant l’âge de 6 ans ! ».

Ainsi le besoin d’épater la galerie peut trouver son origine dans le cycle de notre existence.

Mais En fait un tas de blessures peut justifier ce comportement : abandon, humiliations, jalousies…

En se posant pour réfléchir à son cas personnel, il est possible de faire un grand pas vers l’origine de tout et donc vers une solution, pour se détacher de ce besoin d’égards.

Photo symbolisant l'innocence et la nécessité d'être reconnu

Se détacher du besoin de reconnaissance en passant à l’action

Prendre conscience de son potentiel est une étape indispensable, mais passer à l’action en est une autre.

Pour se libérer pas à pas du besoin de reconnaissance il est indispensable d’agir.

L’action a cette vertu de se prouver à soi-même (en premier lieu) que l’on est capable de réussir,  d’accomplir de grandes choses.

Elle permet de reprendre confiance en soi !

Outre l’autosatisfaction qui gonfle notre amour propre, la concrétisation de nos projets peut également combler le besoin d’admiration.

Encore plus fort que la gratitude et l’engouement, l’admiration perçue de la part d’autrui satisfait notre « ego » et « légitimise » notre place dans le groupe.

Car finalement, le besoin de reconnaissance masque une peur profonde : la peur d’être rejeté !

En agissant, on se donne la possibilité de prouver au monde notre vraie valeur ce qui équivaut à prendre le dessus sur cette dépendance au regard d’autrui.

passer-action

Réaliser sa légende personnelle pour se sentir légitime

Si je devais décrire le plus belle des façons d’échapper à la tyrannie du regard des gens, je ferais volontiers référence, au plus grand succès littéraire de l’écrivain, Paulo Coelho : L’Alchimiste.

Dans ce livre l’auteur nous conte l’histoire d’un jeune berger qui part à la recherche d’un trésor en Egypte.

Son parcours et sa rencontre avec un alchimiste vont donner lieu à une réflexion sur l’importance de grandir (en travaillant sur soi) afin de trouver sa place, découvrir sa mission de vie et surtout afin d’accomplir sa « légende personnelle ».

Cette dernière expression est finalement la meilleure synthèse et la meilleure recommandation que l’on puisse faire à quiconque voudrait dépasser sa dépendance au regard des autres.

Le besoin de reconnaissance à l’égard du monde extérieur n’existe plus dès lors que l’on se réalise pleinement soi-même.

Il ne faut pas se tromper de priorité et toujours vivre pour ses rêves… pas pour les autres ! Cela passe inévitablement par le fait de développer son estime personnelle et l’amour de soi.

En synthèse : pourquoi chercher la considération ?

Finalement, le sentiment de légitimité aux yeux du monde pour un individu est tout aussi essentiel à son épanouissement personnel que le manque de reconnaissance peut être destructeur.

La simple habitude prise par des parents de féliciter leur enfant (considération au sein de la famille), le simple remerciement d’un patron à l’attention de ses employés (reconnaissance au travail) peuvent avoir des effets que l’on ne soupçonne pas.

Ce sont des techniques de développement personnel redoutables qui incitent à sortir de sa zone de confort et indirectement reprendre confiance en soi.

Et pourtant, c’est souvent à ce genre de petits détails que des existences entières peuvent basculer.

Si cet article vous a plu ou si vous pensez qu’il pourrait inspirer des personnes de votre entourage, n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux ! 😉