3 raisons de développer sa flexibilité et 1 outil parfait pour y parvenir

Introduction

Derrière l’expression « capacité d’adaptation », se trouve beaucoup plus qu’on ne pense ! Elle renvoie généralement, à une qualité recherchée notamment par les entreprises : la faculté d’adaptation à toutes les circonstances (tel un Mac-Gyver) ; le fait de ne jamais s’affoler, l’attitude de toujours entrevoir des solutions sans jamais baisser les bras ou plus généralement la compétence de savoir s’acclimater aux changements !

Si cette caractéristique plaît tant dans le monde de l’entreprise, c’est qu’elle est généralement associée à la notion de survie. Mais ce qui vaut pour une société est tout aussi valable pour un individu… Plus qu’une compétence, nous pouvons parler, d’un état d’esprit, d’une psychologie de l’adaptation. A travers cet article, nous allons tâcher de voir pourquoi il est crucial de travailler cette « caractéristique » et surtout je vous dévoilerai ma méthode pour accélérer votre transformation.

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Qu’entend t on par capacité d’adaptation ?

Définition la capacité d’adaptation

Avant d’aller plus loin, il est important de s’entendre sur ce que l’on entend par « capacité d’adaptation ». Selon la définition même de l’expression, il s’agirait de :

« l’aptitude avec laquelle une personne va comprendre et évaluer des points de vue différents ou adapter son approche en fonction des changements qui surviennent ».

Cela renvoie donc dans un premier temps au fait par la personne, d’avoir la faculté, le talent même, de cerner ce qu’elle ne connaît pas dans un temps réduit (nous verrons ensuite pourquoi la notion de temps est également essentielle).

Néanmoins, il est important de noter que tout le monde possède une « capacité d’adaptation »… Cependant, cette dernière sera plus ou moins grande en fonction de :

  • si la personne est confortable dans les changements,
  • si elle est à l’aise dans la compréhension et rapide dans la mise en place de nouvelles habitudes.

C’est sur ces trois critères que nous sommes tous différents.

Si dans l’Histoire de l’être humain la capacité d’adaptation a joué un rôle déterminant dans la survie de l’espèce (comme nous le verrons juste après), dans le monde moderne, l’expression « capacité d’adaptation » fait généralement référence au monde de l’entreprise.

Parmi les compétences recherchées par les cabinets de Ressources Humaines, cette qualité fait partie des plus scrutées, des plus attendues. Tout l’enjeu pour un recruteur sera de trouver le moyen de savoir comment évaluer la capacité d’adaptation d’un candidat.

Car s’il est bien une compétence commune à tous les secteurs d’activité, à tous les niveaux de poste, à tous les types de métiers même, c’est la faculté d’une personne à changer d’environnement, tout en restant efficace.

Du point de vue des candidats, il s’agira donc de se demander perpétuellement, comment améliorer sa capacité d’adaptation ?

Le monde moderne (disons depuis 1945) se distingue par l’avènement de changements majeurs, ayant un impact gigantesque sur nos existences. Que ce soit via la démocratisation de la voiture,

graphique-production-voitures

source* : https://www.auto-forever.com/production-automobile-depuis-1900/

 

ou via le nombre d’utilisateurs d’internet dans le monde,

graphique-utilisation-internet

*source https://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1071539-nombre-d-internautes-dans-le-monde/

 

il est très facile de constater qu’une homme ou une femme en 2020, réalise énormément de fois plus de choses dans une journée qu’un individu au début du XXème siècle. C’est indéniable, nos vies s’accélèrent, tout va de plus en plus vite !

Ce contexte que l’on peut qualifier d’extrêmement changeant, nous oblige à développer notre capacité d’adaptation. Pour moi, l’apparition de l’informatique et d’internet à partir de 1970, constitue un tournant de l’Histoire comme le furent les 2 premières « révolutions industrielles » :

  • la première, liée à l’extraction de masse du charbon à la fin du XVIIIème siècle, en Angleterre, qui permit le développement des industries liées à la machine à vapeur

  • la seconde, que l’on corrèle à l’extraction du pétrole et à l’invention de l’électricité, au début du XXème siècle, qui aboutirent au développement de l’automobile

Bref, l’homme moderne évolue dans un univers en perpétuel changement et cette tendance n’est pas prête de s’inverser. Je pense qu’elle va continuer à s’accélérer même… De ce constat indiscutable, on peut s’accorder à considérer que la capacité d’adaptation sera une compétence et un atout de plus en plus précieux.

L’influence de Darwin

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Si vous suivez ce blog depuis le début, vous savez que j’aime particulièrement faire référence à Charles Darwin. Notamment, à l’origine de la théorie de la sélection naturelle et de celle de l’évolution des espèces, ce naturaliste a précisément construit toute « son œuvre », sur la faculté d’adaptation des êtres vivants.

Selon lui, et au risque d’être caricatural, il part du principe que ce ne sont pas les espèces les plus fortes qui survivent mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.

Effectivement, si les mammouths ne font plus partie des animaux vivants de nos jours, c’est parce qu’ils n’ont pas été capables de s’adapter assez rapidement au changement climatique (déjà à l’époque).

On estime qu’en l’espace de 1000 ans, la planète s’est réchauffée entraînant la disparition de leur écosystème fait de steppes d’herbe et d’arbustes, au profit de forêts de conifères.

Selon la même logique, si les girafes ont un si long cou, ce n’est pas par hasard. Ses ancêtres avaient déjà un cou leur permettant de manger les feuilles tout en haut des arbres que les autres ruminants ne pouvaient atteindre. La logique « darwinienne » veut que les représentants de l’espèce qui avaient précisément un plus long cou, se nourrissaient plus facilement et donc survivaient plus aisément. En se reproduisant, ils transmettaient leurs gènes et une partie de leurs caractéristiques physiques… C’est pourquoi les girafes ont un si long cou.

On le voit donc, évoluer n’est pas une option, c’est une nécessité !

D’ailleurs, si l’être humain est encore présent (pour le moment du moins) sur cette planète, c’est parce qu’il s’est lui aussi accommodé des changements de son environnement. Perdant progressivement ses poils, apprenant à marcher sur ses deux pieds, etc…

L’adaptation au niveau économique

 Ayant appris l’économie au cours de mes études supérieures, je veux faire un parallèle avec les grandes théories fondatrices de cette science, car je le trouve très intéressant.

Pour faire simple, les 2 plus grands modèles de pensée en économie, opposent l’école des économistes libéraux, à celle du Keynésianisme (du nom de son fondateur John Maynard Keynes).

Alors que la première prône le fait de laisser “le marché” s’auto-réguler, la seconde défend la nécessité d’une intervention étatique au niveau de l’économie.

Quel rapport avec le sujet de cet article ? Et bien, même au niveau économique la capacité d’adaptation des entreprises, est au cœur des débats. Tel le mammouth qui n’a pas su s’adapter , pour les économistes libéraux, une entreprise incapable de se transformer est vouée à disparaître… et il n’y a rien de choquant à cela.

Le meilleur exemple à l’heure actuelle est peut-être celui de La Poste. Consciente que nous utilisons de moins en moins la voie postale pour communiquer (du fait de l’émergence des mails), La Poste cherche actuellement à procéder à un virage historique.

A l’heure où j’écris ces lignes,  elle communique sur le fait qu’elle propose de rendre régulièrement visite aux personnes isolées. Un moyen comme un autre d’utiliser les effectifs de facteurs qui ont de moins en moins de lettres à distribuer…

Bref, c’est un fait, la capacité d’adaptation est, et a toujours été, liée à la notion de survie.

Pourquoi est-il nécessaire de développer sa capacité d’adaptation ?

Pour être en mesure de quitter sa zone de confort

Donc comme nous venons de l’écrire, l’habileté à assimiler les évolutions de son environnement est l’élément clé de la vie, et même de la survie.

Cause et conséquence, cette capacité d’adaptation permet à tout être vivant de grandir et de s’épanouir ! C’est parce qu’il a besoin d’évoluer sur le plan physique que le homard quitte sa carapace à de nombreuses reprises. Mais c’est également, parce qu’il s’y sent de plus en plus à l’étroit… Bref sa transformation est rendue possible mais aussi, nécessaire, parce qu’il est capable de s’adapter.

 

En fait on peut en tant qu’humain, considérer que nous ne sommes pas tous égaux dès lors que nous devons sortir de notre zone de confort.

Pour les « aventuriers » c’est un exercice aisé… A force de se mettre dans l’inconfort, ils domptent leurs réticences et gomment en partie le côté déplaisant de l’inconnu.

A l’inverse pour les personnes casanières, le moindre changement d’habitude peut bouleverser totalement leur sérénité.

Quoi qu’il en soit, tous les chemins de croissance passent par le fait d’apprendre à faire de nouvelles choses. Des choses que nous ne maîtrisons pas déjà.

Plaire et améliorer ses relations sociales

L’homme se distingue de la majorité des espèces animales notamment par le fait de ses interactions sociales. Cette caractéristique fait qu’il a naturellement (et instinctivement) besoin de plaire à ses congénères. Abraham Maslow, est célèbre pour avoir inventé la Pyramide des besoins qui porte son nom.

En deux mots, il y répertorie l’ensemble des besoins de l’homme, en considérant différents niveaux d’importance. Les besoins physiologiques (tel que manger, boire ou dormir) sont placés à la base de cette Pyramide de telle sorte que, selon Maslow, l’homme ne cherchera à satisfaire les besoins secondaires (se sentir en sécurité), qu’une fois les besoins primaires assouvis.

Si cette théorie a été depuis, quelque peu remise en question, elle n’en demeure pas moins vraie dans ses grandes lignes.

pyramide-besoins-Maslow

 

Les besoins liés aux liens sociaux que l’individu entretient avec ses semblables ne sont donc pas les premiers nécessaires à l’homme, mais ils n’en demeurent pas moins essentiels à l’épanouissement, que ce soient le « besoin d’estime », ou le « besoin d’appartenance ».

C’est précisément pour cela, que les personnes ayant une capacité d’adaptation très développée ont un atout naturel indéniable. Savoir s’adapter en restant soi-même, et donc paraître naturel, confère ce pouvoir d’interagir et de nouer des liens en Société.

On peut considérer ce « talent » comme superficiel, mais il est au contraire de plus en plus valorisé dans notre Société. Il n’y a qu’à voir le nombre de réseaux sociaux qui existent : Facebook, Instagram, Twitter… Sans parler des réseaux sociaux professionnels ! Se créer une communauté virtuelle, un cercle social, est aujourd’hui devenu quasiment indispensable.

Dans le domaine du développement personnel, un des grands classiques est l’ouvrage de Dale Carnégie, « Comment se faire des amis ». Même si le titre est quelque peu trompeur, l’auteur y détaille un tas d’habitudes que l’individu du XXème siècle se doit d’adopter s’il souhaite :

  • bien passer en société,

  • être agréable aux yeux des autres,

  • obtenir leurs faveurs et leur aide,

  • être même capable d’émettre des critiques sans se faire détester pour autant.

Bref, cet ouvrage vendu à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde est la meilleure preuve de l’importance de plaire, et donc de l’aspect crucial d’être capable de s’adapter aux autres.

On pourrait d’ailleurs également lier cette qualité indispensable, à la séduction. Le besoin de se reproduire est un besoin fondamental à toute espèce. En tant qu’espèce animale à part entière, l’être humain a en lui de façon instinctive donc (comme le zèbre, la mouche ou le cochon d’Inde) ce besoin de charmer. Il en va de la reproduction de l’espèce !

Améliorer ses résultats, grandir dans le monde de l’entreprise

Comme nous l’avons dit précédemment, la Société joue un rôle majeur dans la nécessité que nous avons tous à être capables de nous adapter. Si l’on veut s’intégrer nous devons faire des efforts.

Mais s’il y a un domaine de cette Société dans lequel cette exigence est la plus capitale c’est sans aucun doute, en entreprise.

En effet quel univers est plus changeant que celui des sociétés ? Que ce soit au niveau des lois, de la concurrence, des habitudes des clients, des partenariats avec des fournisseurs… Rien n’est plus instable que le milieu dans lequel vit une entreprise.

De ce fait, dans le monde professionnel, avoir fait preuve d’une grande capacité d’adaptation dans ses expériences passées, est une compétence forcément recherchée car rassurante.

Elle est synonyme aux yeux des recruteurs d’esprit d’initiatives. Un candidat qui en sera doté, laissera entrevoir un talent pour trouver des solutions dans les situations de blocage ou pire même, dans les situations de crise.

Bref, l’adaptabilité d’un candidat est une compétence très appréciée dans l’univers professionnel.

D’ailleurs, toujours dans le milieu professionnel, un employé qui fera preuve d’une grande capacité d’adaptation au quotidien, se verra confier beaucoup plus facilement des postes à responsabilités et de nouvelles missions.

La capacité d’adaptation et la confiance sont des valeurs intimement liées aux yeux des employeurs.

Comment développer mieux s’adapter à l’autre ?

Dans cette dernière partie, après avoir abordé les motivations qui peuvent et doivent nous pousser à développer notre capacité d’adaptation, nous allons donc voir comment y parvenir.

De manière générale on pourrait considérer que la clé est de commencer par s’intéresser aux autres. En cernant leurs aspirations, motivations, attentes, fonctionnements préférentiels, on est plus à même de délibérément mettre en place des actions pour y répondre au mieux.

Ma méthode pour y parvenir s’appuie en particulier sur l’identification du profil psychologique de l’individu. Même en restant dans les grandes lignes des personnalités, il est possible consciemment de cerner les désirs de l’autre. C’est ce que nous allons voir maintenant pour chacun des 4 Tempéraments du modèle (je vous invite d’ailleurs à lire les 4 grandes descriptions que je fais ici sur le blog).

Comment s’adapter au tempérament des NF (les idéalistes)

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Quand on est face à une personne faisant partie de l’un des 4 profils définis par le MBTI appartenant au tempérament des « idéalistes », il sera préférable de communiquer de manière imagée. Les NF ont peut-être le mode de pensée naturel le plus conceptuel qui soit.

Pour eux une image vaut mieux qu’un long discours. En évitant les descriptions trop détaillées on améliorera notre communication avec eux.

Du fait qu’ils placent le rapport humain au cœur de leurs relations, il est très important d’y prêter attention et de faire de même. Ceci sera plus naturel et facile chez les personnes ayant comme fonction de décision naturelle, la fonction « Feeling ». Pour les autres, il s’agira de veiller à ne pas froisser cet aspect très important de la personnalité de leur interlocuteur.

N’étant vraiment pas à l’aise dans les situations de conflit, il est indispensable de veiller à entretenir un climat d’harmonie et d’entente cordiale. Cela ne les fera se sentir que plus à l’aise et donc ouverts.

Ayant comme fonction dominante ou secondaire le fait de recueillir l’information via leur intuition, leur sixième sens, il faut éviter de se perdre dans les détails et plutôt donner aux « idéalistes » une vision sur le long terme. Ils se projettent naturellement dans les possibilités à venir, autant éviter de tomber dans un discours pratico-pratique et trop terre à terre.

Comment s’adapter au tempérament des NT (les rationnels)

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Si les NT ont en commun avec les « idéalistes » le fait de privilégier leur intuition à leurs cinq sens pour recueillir les informations dans leur vie du quotidien, ils n’en demeurent pas moins radicalement différents.

Si l’on désire s’adapter à une personne que l’on aurait identifiée comme appartenant à l’un des 4 « types » composants ce « tempérament », il est préférable de respecter certains codes.

Tout d’abord, il sera inutile (voire contre-productif) d’être trop démonstratif en terme de sentiments. Les personnes dites « rationnelles » n’accordant que peu d’importance aux émotions, préférant se focaliser sur des critères mesurables et indiscutables, il sera bien vu d’adapter sa communication.

En évoquant des chiffres, des faits avérés, des arguments scientifiques on se placera sur un terrain qui trouvera grâce à leurs yeux. Plus vous adoptez ce mode de communication plus ils vous portent de l’estime. Et si vous obtenez de la considération, vos messages ou demandes auront plus de chance d’aboutir, c’est indéniable.

Vous pouvez même, pour continuer à marquer des points de leur point de vue, vous montrer critique. Tant que votre démarche est argumentée et objective, elle leur paraîtra pertinente ou du moins cohérente quant à leur fonctionnement personnel. C’est encore le meilleur moyen de communiquer efficacement avec eux.

Tout comme avec un individu du « tempérament idéaliste », il est primordial de tenir un discours dans les grandes lignes sans se perdre dans les détails. Sinon, vous pouvez les perdre et les agacer par des précisons qu’ils ne prendront de toutes façons pas en considération.

En d’autres termes vous ne devez surtout pas détailler étape par étape les processus ou explications, mais au contraire vous focaliser sur but final, sur l’aboutissement !

Comment s’adapter au tempérament des SP (les artisans de projets)

Winston-Churchill

Si l’on souhaite s’habituer au comportement du plus entreprenant des « tempéraments », il est impératif de parler, dans ce cas aussi, le même langage qu’eux. Mais cette fois il faudra parler de manière concrète et pragmatique.

Les individus de ce groupe, ont un fonctionnement particulièrement tourné vers l’action et la théorie n’est pas vraiment leur tasse de thé. Quand on s’adresse à eux, en décrivant des actions détaillées et réelles on est plus en mesure de se faire comprendre et donc d’obtenir gain de cause.

Plus on laissera transparaître un sens pratique développé plus on se positionnera sur la même longueur d’ondes qu’eux.

De même, à leurs yeux le fait de prendre des initiatives et de ne pas forcément respecter le plan de marche établi au départ est une vraie qualité. C’est peut-être celui des 4 groupes de profils, le plus apte à avoir une capacité d’adaptation développée. Le changement, ils en ont même besoin sinon, ils s’ennuient !

Le fait que par nature, les SP ont du mal à planifier leurs activités, il faudra faire excessivement attention à ne pas trop leur imposer de règles, de timings, en un mot de cadre, car ils ne s’y sentent pas à l’aise du tout. Il vaudra mieux laisser le champ des possibles systématiquement ouvert !

Comment s’adapter au tempérament des SJ (les gardiens des traditions)

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Enfin, le dernier des 4 groupes que nous abordons maintenant est celui des gardiens des traditions. Celui ci est à l’inverse de celui des SP, celui qui aura le plus de difficultés à s’adapter aux autres, car il est particulièrement à l’aise quand il évolue dans un univers qu’il connaît et est très facilement déstabilisé par les changements brusques.

Si l’on souhaite se conformer à une personne de ce tempérament, il est préférable de respecter certains aspects de sa psychologie comportementale.

Tout d’abord, il faut veiller à respecter les engagements pris. La parole donnée et le code d’honneur étant des valeurs très importantes à leurs yeux, il est essentiel de les rassurer sur ce plan en se montrant respectueux.

De même, il est inutile et contre-productif de chercher à brusquer les choses. Les personnes du tempérament SJ, réfractaires par nature au changement, aiment prendre leur temps quand on leur propose de changer, qu’on leur suggère de nouvelles idées. Vouloir aller trop vite, c’est courir à l’échec à coup sûr !

Le discours qu’ils aiment entendre étant celui de la simplicité, il vaut mieux énoncer clairement et sincèrement ses idées. Les personnes de ce « tempérament » ayant du mal à se projeter il vaut mieux leur décrire les faits étape par étape de manière très concrète et pragmatique. Cela les rassurera !

Enfin, comme évoqué précédemment les individus SJ sont très à cheval sur le respect des règles et de la morale. Il faut donc aller dans ce sens en essayant de partager les valeurs qui leur sont chères.

L’enjeu de la capacité d’adaptation

Pour conclure cette dernière partie, nous pouvons affirmer qu’en développant notre capacité d’adaptation, nous gagnons inévitablement en tolérance. Grâce au fait de mieux percevoir la réalité de l’autre, son fonctionnement, nous appréhendons de manière plus fine les situations de notre vie.

Une des solutions que j’avance ici est donc d’essayer de cerner le profil psychologique des personnes que l’on côtoie. Cependant, il est nécessaire de rappeler que 45 % de la population appartient au « tempérament » des « gardiens des traditions ». Ce sont donc eux qui, influencent le plus la construction de la Société selon leur mode de fonctionnement.

Les 3 autres « groupes » sont ceux qui ont donc le plus d’efforts à faire, et pour lesquels cette compétence d’adaptabilité est la plus cruciale s’ils désirent s’épanouir dans un monde bâti pour d’autres.

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En synthèse

 Comme nous venons de le voir dans cet article, la capacité d’adaptation peut être considérée comme une qualité aussi importante que le perfectionnisme, la persévérance, l’esprit d’équipe voir même que l’intelligence !

Je considère aussi que cette compétence est directement liée à une certaine ouverture d’esprit, que les personnes les plus remarquables partagent toutes.

Dans un univers de plus en plus changeant, je pense que développer l’aptitude à s’accommoder tout en restant efficace sera un vrai atout dans les années à venir.

En ce sens les différents outils de développement personnel, tel le MBTI, peuvent apparaître comme des instruments indispensables.

Et vous ? Quelle est votre capacité d’adaptation au changement ? Comment vous sentez vous face à de brusques évolutions de votre univers ? Dites le moi en commentaire…

Si cet article vous a plu ou si vous pensez qu’il pourrait inspirer des personnes de votre entourage, n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux, cela me fera énormément plaisir 😉😉

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52 réflexions au sujet de “3 raisons de développer sa flexibilité et 1 outil parfait pour y parvenir”

  1. Merci Nico pour ce nouvel article très complet.
    Pour ma part, je considère la capacité d’adaptation absolument essentielle pour avancer dans ce monde qui bouge en permanence. Au sein d’une entreprise qui doit s’adapter sans cesse à ses marchés, ses équipes et ses salariés doivent avoir une grande faculté d’adaptation. Chacun aura sa perception de adaptation à l’autre, comme du l’explique très bien, mais chacun doit surtout comprendre l’intérêt de s’adapter

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  2. Merci pour cet article très intéressant et qui met en avant une qualité indispensable! Que l’on soit entrepreneur ou salarié s’adapter est indispensable, car cela permet comme tu l’as évoqué de s’intégrer et créer une communauté, pour aller plus loin. Pour moi, qui n’aime pas à la base les changements non « programmés » 😆, je me dit à présent que c’est une opportunité pour découvrir autre chose ! Cela me permet d’aborder le changement sur une note moins « stressante » et de l’associé à une découverte, un nouveau challenge !

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    • Tu prends la chose avec philosophie et tu as raison, selon moi, Irène ! Il faut voir cela comme une opportunité de grandir et de développer de nouvelles compétences 😊. Merci pour ton commentaire !

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    • Article très intéressant. J’apprécie vraiment la patrie où tu expliques comment se faire comprendre par les différents profiles !

      Cela me fait penser au DISC ou à Process Com si ça peut te donner des idées d’articles 😊 (je me sers du DISC au quotidien en clientèle).
      Merci pour tes recherches et la qualité de tes articles.

      Perso, je pense qu’avec la période actuelle, nous devons d’autant plus être souple et apprendre à nous adapter pour « survivre » et grandir.

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  3. Hello Nicolas,
    L’adaptation est en effet nécessaire et d’autant plus à notre ère de développements technologiques fulgurants. Ton approche de l’adaptation en fonction des caractères et des tempéraments est très juste. Il faut tenir compte de ces catégories pour soi (savoir comment on fonctionne) et aussi pour mieux collaborer avec d’autres tempéraments.

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    • Merci pour vote retour ! J’en suis convaincu ! La capacité d’adaptation va devenir une compétence de plus en plus valorisée et recherchée avec l’émergence des nouvelles technologie toujours plus changeantes 😊. Merci pour votre retour !

      Répondre
  4. Hello Nicolas. Merci pour cet article. Selon moi, difficile de “survivre” sans cette capacité car le monde est mouvant par essence. J’ai une chance, celle de ne pas être attachée aux traditions. Quant aux règles, je considère qu’il en faut un minimum, tout comme de l’ouverture, pour pouvoir vivre ensemble. Par contre, je suis incapable de me contenter d’un “c’est comme ça et puis c’est tout, on n’a toujours fait ainsi”. Cela me frustre. C’est grave, docteur ? 😉

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  5. Merci pour cet article nécessaire dans la société d’aujourd’hui. S’adapter tout en gardant la maîtrise de son navire.
    J’aime bien l’introduction avec l’évolution des organismes vivants, de l’industrie et de la technologie.
    Moins de lettres à distribuer mais malheureusement beaucoup moins de facteurs.
    La vidéo sur le homard est intéressante et m’a rappelé un film-fable “The lobster”: le personnage principal choisit d’être transformé en homard (il devra être transformé en un animal s’il ne trouve pas de compagne rapidement).

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    • Merci pour ton commentaire Bénédicte ! Je ne connais pas du tout ce film, je vais essayer de le trouver… tu m’intrigues avec ce pitch 😊

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  6. Article toujours très instructif et agréable à lire ! J’adore les liens que tu peux faire, même si à la base on n’y aurait pas pensé, ils semblent finalement bien logique ! Tant pour l’entreprise qui ne s’adapte pas que pour le mammouth. Personnellement je pense que c’est la capacité d’adaptation qui fait la différence entre 2 personnes qui veulent évoluer. C’est primordial ! J’aime me comparer à un caméléon qui passe d’une couleur à une autre pour réussir à franchir chaque épreuve de la vie

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    • C’est drôle que tu évoques le caméléon car j’ai hésité à utiliser cette métaphore avant d’écrire mon article 😊😊. Merci Maéva pour ton partage !!

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  7. Des articles toujours intéressants, recherchés et détaillés. J’aime beaucoup l’idée de sortir régulièrement de sa zone de confort pour entraîner ses capacités d’adaptation. Cela n’a pas besoin d’être difficile finalement, il suffit de se fixer de petits défis régulièrement.

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    • Exactement Mélissa ! C’est aussi la technique que j’utilise pour grandir… La technique des petits pas (le Kaizen, disent les japonais). Merci pour ton partage !

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  8. Je n’avais jamais pensé à la capacité d’adaptation de cette façon là. C’est très intéressant et très instructif. Effectivement. Je pense que de nos jours et bien plus qu’autrefois, cette capacité est essentielle car notre société progresse très vite !

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  9. Encore une fois super article Nicolas.

    2 réflexions me sont venues durant la lecture :

    1/ Certaines personnes (dont je fais partie) s’adaptent à outrance à l’autre pour se faire accepter (ce qui n’est pas une bonne solution au final mais bon j’en suis juste à le constater pour le moment avant de déconstruire). Cela peut mener à nier sa propre personnalité et à se perdre soi-même. Est-ce que tu as des astuces pour ces personnes ?

    2/ La capacité d’adaptation tant recherchée par les entreprises me semble aller à l’encontre des motivations de la plupart des salariés, à savoir la sécurité (à travers le graal du CDI par exemple ou la complémentaire santé…). Et oui la société créé selon moi elle-même une tension de moins en moins soutenable : demander de l’adaptation en tout temps et en toute chose et en même temps instiller des impératif de sécurisation : assurances en tout genre, alarmes pour protéger son logement et j’en passe. Je trouve cela très étrange.

    Aller un peu de temps pour une 3ème réflexion : après les 2 premières, je suis persuadée moi-aussi que nous sommes armés et faits pour nous adapter. C’est d’ailleurs la définition des processus de gestion du stress qu’a décrit Hans Seylie dans les années cinquante. On a ça en nous.

    A bientôt
    Carole

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    • Très belles réflexions Carole, Merci beaucoup pour ce partage ! Une chose est sûre l’adaptabilité est une vraie qualité à cultiver ! Merci Pour ton partage 🙂. Je ne connais pas Hans Seylie… Je m’en vais de ce pas demander à mon ami Google 🙂🙂

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  10. Dans ma vie, j’ai dû souvent m’adapter et ce fut parfois par choix et parfois parce que je n’avais pas le choix. Quand les gens me disaient, je ne sais pas comment tu fais, je leur répondais, c’est simple, je ne me pose pas la question. Avoir le choix est un luxe que beaucoup de personnes n’ont pas. En tant qu’auto-entrepreneur et formatrice en langues, je fais de mon mieux pour m’adapter à la période que nous traversons, je donne des cours en ligne, auxquels j’ai dû me former et avec les aléas desquels je dois m’adapter et je crée maintenant des formations en ligne. Les petits commerçants lancent le “click and collect” et leur site en ligne, pour essayer de survivre eux aussi donc cela montre la résilience et la capacité de tous de s’adapter à nos circonstances. Dans le vie, tu as deux choix, tu te plains ou tu fais quelque chose à ce sujet. Le premier ne sert à rien, le deuxième est productif et peut aboutir à quelque chose de positif 😊

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    • Je suis admiratif des gens comme vous Lara ! Effectivement quand on a pas le choix s’adapter est une question de survie. Du coup on se pose moins de question mais on grandit beaucoup plus vite aussi 😊😊. Merci pour ce partage très juste !

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  11. Bonjour Nicolas et un grand merci pour cet article très fourni, que je vais insérer dans les liens-ressources de ma future formation!!! Cela fait totalement écho aux fondamentaux de la pédagogie par la nature : plus les enseignants-accompagnateurs font preuve d’une flexibilité communicative et actionnelle, plus ils s’adaptent à l’environnement, aux découvertes des enfants et à ses envies, plus les enfants font preuve de capacité d’adaptation. C’est l’une des raisons pour lesquels les personnes ayant été éduquées dans ce type d’école sont très appréciées par les grandes entreprises : leur adaptabilité renforce leur créativité et leur leadership!

    Répondre
  12. Je vais aller dans le sens du commentaire de Carole : je suis persuadé que la capacité d’adaptation est importante, mais lorsqu’elle est trop fortement et trop régulièrement sollicitée, ne court-on pas le risque de “s’adapter” en permanence, quitte à se perdre soi-même et à ne plus avoir de direction dans sa vie ? En cela, elle est pour moi différente de la “prise d’initiative”, qui suppose un côté plus “proactif”.
    Je suis de tempérament SJ et je confirme que si je ne suis pas opposé au changement (que je sais incontournable. Et puis ce serait un comble vu ma mission ! 😉), j’ai besoin de temps pour l’assimiler et rebondir. Par contre, je ne ressens pas de difficulté particulière à m’adapter aux autres. J’ai assez vite tendance à adopter leurs codes et à finir par “parler comme eux” !

    Répondre
  13. Article super complet, Nico !
    Il est indéniable que la capacité d’adaptation est un atout majeur.
    On le constate tous les jours en cette période de crise. Tout le monde doit s’adapter pour avancer (voire survivre pour certains), développer de nouvelles idées, de nouveaux modes d’organisation, de nouvelles façons de travailler…
    Comme tu le précises, tout va de plus en plus vite et nous réalisons plus de choses qu’avant. J’ai le sentiment que nous devons souvent nous adapter pour faire face à du “plus” : il faut travailler PLUS vite, être PLUS efficace, PLUS rentable, PLUS beau, posséder le téléphone le PLUS récent/cher. Est-ce que notre capacité d’adaptation ne pourrait pas aussi nous être utile, voire même valorisée, pour aller vers du “moins” ou du “slow”? Dans ce sens-là, j’imagine qu’elle nous permettrait de nous recentrer sur nos vraies priorités, de nous focaliser sur l’essentiel, sans s’épuiser à en vouloir toujours plus !

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    • Merci pour ce retour Julie ! Personnellement, mais ce n’est que mon avis, je crois énormément aux cycles. Tout est cycle car il y aura un moment où ce que tu décris “plus vite”, “plus efficace”… sera remplacé par “plus en phase” : en phase par rapport à ce qu’attendent les gens. Je pense que l’on vit actuellement un vrai virage vers de nouvelles formes de commerce mais également vers une nouvelle façon de vivre. Merci pour ton retour 😊😊

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  14. Très bel article comme d’habitude ! Cela résonne avec la définition de l’intelligence par le Larousse : “Aptitude d’un être humain à s’adapter à une situation, à choisir des moyens d’action en fonction des circonstances”. L’adaptation est clé pour évoluer… et cela passe entre autres par écouter autrui, pour comprendre son fonctionnement, et s’y adapter !
    Bonne journée

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  15. Très bel article Nicolas qui rassemble un élément important dans le temps que nous vivons. Notre capacité de s’adapter aux situations et autres est primordiales pour notre réussite professionnelle et sociale. Et je dirai même plus … la capacité de nous découvrir au plus profond de soi-même et savoir adapter notre essence primordiale à la réalité extérieure pour pouvoir vivre Zen & Relax est un chemin que nous ne pouvons éviter 😉

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  16. Merci pour cet article Nico, toujours aussi complet. Pour moi, la capacité d’adaptation est fondamentale, peu importe notre statut social ou notre parcours. Et en particulier en ce moment d’ailleurs… Et sortir de sa zone de confort est évidemment indispensable pour pouvoir évoluer, apprendre, développer de nouvelles compétences…
    Un article encore très impactant !

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  17. Merci Nicolas, pour cet article très complet qui est tout à fait de circonstance. C’est vrai que dans le contexte actuel, il vaut mieux travailler sa flexibilité et sa capacité d’adaptation. Merci pour toutes les pistes que tu nous donnes.

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  18. Une trop grande capacité d’adaptation peut amener au risque de “suradaptation” et à l’effacement de soi. Mais à un bon dosage, comme tu dis c’est une nécessité, surtout quand on voit la vitesse à laquelle tous les contextes évoluent depuis le Covid.
    J’ai bien aimé les pistes que tu proposes pour s’adapter aux differents profils. Vraiment interessant ! 🙂

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  19. Merci Nico pour ce petit voyage historique. J’avais jamais réalisé la manière dont la faune et la flore avaient dû s’adapter au changement.
    Pour réussir à s’adapter face au différents profiles, il faudrait connaître les profiles des personnes qui nous entourent (conjoint, collègues,…). Ce n’est pas toujours le cas.
    Pour ma part, j’ai parfois du mal à m’adapter, mais depuis que j’ai des enfants, j’ai appris à beaucoup plus m’adapter aux circonstances de la vie. He oui, avec des enfants rien ne se passe comme prévu !!!

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  20. Bonjour Nicolas, merci beaucoup pour cet article plus que complet. Votre style d’écriture est très agréable et comme toujours vous nous offrez de véritables pépites. Très belle journée. Sarah

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