➤ Comment Réussir à profiter du Syndrome de l’Imposteur ?

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Aujourd’hui, j’accueille, l’article de Paul du blog connectthedots, sur un concept bien connu en psychologie, et que vous avez certainement déjà ressenti : le syndrome de l’imposteur.

Il est possible que vous ayez déjà eu le sentiment de ne pas mériter vos succès, de douter de vos capacités, de dévaloriser vos résultats ou d’avoir l’impression que quelqu’un allait découvrir que vous n’êtes qu’une duperie.

C’est tout à fait normal, et ça s’appelle le syndrome de l’imposteur.

Le manque d’estime de soi ? La peur d’échouer ? Sachez que vous êtes loin d’être le (la) seul(e) à en être victime.

Dans la continuité de l’article pour être en mesure d’affirmer sa personnalité pour ne plus se sentir incompris, nous allons aujourd’hui chercher à utiliser ce syndrome de l’imposteur à notre avantage (car oui, c’est possible).

Mais avant de comprendre comment l’utiliser pour notre bien, il faut comprendre de quoi il s’agit.

La première partie de cet article nous permettra donc d’appréhender au mieux ce syndrome.

La seconde donnera des axes à explorer pour en trouver des avantages et reprendre confiance en soi.

Une petite présentation de l’auteur :

Hello ! Moi, c’est Paul. Je sors de longues années d’études en commerce international qui m’ont amené à quelques années d’expérience en management et événementiel et à la création d’une société. Ce que j’aime le plus, c’est expérimenter et tester de nouvelles choses, comprendre ce qu’il se passe. J’ai donc toujours été très curieux, je lis et j’apprends beaucoup. Afin de vous faire partager ma passion pour le développement personnel, j’ai décidé de créer Connect The Dots.

C’est quoi le syndrome de l’imposteur ?

Nous allons donc tout d’abord essayer de comprendre plus précisément ce qu’est le syndrome de l’imposteur.

Pour cela, nous allons commencer par une définition du terme accompagné d’un exemple concret.

Ensuite nous regarderons les différentes stratégies de défense que les victimes mettent en place, ainsi que deux chiffres importants à retenir sur le phénomène.

Définition

Le syndrome de l’imposteur est aussi appelé syndrome de l’autodidacte.

Les personnes qui en sont atteintes mettent constamment en doute leurs apports dans les résultats obtenus.

Elles rejettent toujours le mérite qu’elles devraient avoir sur leur travail. En quelques sortes, elles ont du mal à avoir confiance et à aller de l’avant

Généralement, le succès est donc attribué à la chance, à quelqu’un d’autre, à des éléments extérieurs…

Bref, à n’importe quoi mais pas elles. Elles ont l’impression de tromper leurs amis, leurs collègues, ou tout leur entourage.

En effet, elles ont l’impression qu’elles ne méritent pas la place (ou le poste) qu’elles ont.

Pour simplifier, la victime du syndrome de l’imposteur ne se sentira pas à sa place peu importe ce qu’elle fait.

Elle aura l’impression que tout ce qu’elle accomplit ne vient pas d’elle, qu’elle ment à son entourage sur ses capacités réelles.

Ainsi, comme elle a l’impression de ne pas être à sa place, elle va sans cesse avoir peur de se faire démasquer.

Le « problème » peut d’ailleurs souvent venir d’un manque de confiance en soi.

Exemple

Mike Cannon-Brookes est le PDG de Atlassian. Son nom ne vous dit peut-être rien. Cependant, son entreprise produit de nombreux logiciels utilisés partout dans le monde (comme Trello par exemple).

En 2017, il a donné une conférence durant laquelle il s’exprime sur le syndrome de l’imposteur auquel il fait face.

En fait, il a créé son entreprise avec un ami à la sortie de leurs études. Mais leur but était plutôt de ne jamais avoir à réellement trouver de travail. Au final, leur idée a marché et ils ont petit à petit eu beaucoup de succès.

Du coup il ne se sent pas à sa place. Il a l’impression que les bons résultats de l’entreprise ne sont pas atteints grâce à lui.

Après tout, c’est juste un geek qui a eu une idée ! Il a l’impression qu’à chaque instant quelqu’un va venir lui dire de retourner à sa place.

Qu’un « vrai » patron va prendre les rênes de son entreprise. Un peu comme un enfant à qui on enlèverait un jouet parce qu’il n’a pas encore l’âge de jouer avec.

Il s’agit donc bien là d’un exemple concret du syndrome de l’imposteur. Une personne a l’impression que ses résultats ne sont pas obtenus grâce à elle.

Or, dans notre exemple c’est bien lui qui a eu l’idée de départ. C’est bien lui qui a monté le projet, étape par étape pour arriver là où il est aujourd’hui.

Stratégie de défense

À cause de sa peur continue de se faire démasquer et de son manque de confiance en lui, le sujet au syndrome de l’imposteur va mettre en place des stratégies pour se défendre.

Le but est de masquer la mascarade dont elle se sent coupable. Il existe deux stratégies principales : « l’overdoing » et « l’underdoing ».

Dans les deux cas, elles renforcent le syndrome et ne sont donc finalement pas bénéfiques pour la victime.

  1. « Overdoing » : la personne va investir trop d’énergie dans la tâche à accomplir. Ainsi, elle se protège en cas de réussite de la mission. Si jamais elle la réussit, elle pourra l’attribuer à sa (trop) grosse quantité de travail. En faisant cela, elle ne l’attribue pas à ses réelles compétences. On remarque donc que la victime du syndrome de l’imposteur n’a absolument pas confiance en ses compétences.

  2. « Underdoing » : la personne va investir trop peu d’énergie dans la tâche à accomplir. Ainsi, elle se prépare à l’échec avec une explication toute simple : elle n’a pas travaillé assez. Et en cas de réussite (grâce à ses compétences), elle pourra plus facilement l’attribuer à des causes extérieures comme la chance.

 

Quelques chiffres

1978 : première utilisation du terme « syndrome de l’imposteur » par deux psychologues cliniques : Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes. Initialement, les deux psychologues pensaient que le syndrome atteignait principalement les femmes. On sait aujourd’hui que les hommes sont tout aussi bien touchés.

60 à 70% : c’est le pourcentage d’individus qui devraient l’expérimenter au moins une fois dans leur vie (toujours selon Pauline Rose Clance, dans son livre sur le sujet). Heureusement, nous arrivons généralement à nous raisonner et nous nous rendons compte de la réalité des choses. Cependant, certaines personnes restent enfermées dans cette idée qu’elles n’en sont pas capables. Elles finissent par développer le syndrome de l’imposteur.

« J’ai parfaitement conscience d’avoir là l’impression d’être un imposteur, en étant ici, une sorte de pseudo expert sur une impression pour laquelle je n’avais pas de mots il y a peu, quand j’ai accepté cette intervention. Si vous y réfléchissez, c’est tout l’intérêt, non ? »

En gros, il explique qu’il est victime du syndrome de l’imposteur. En effet, il fait une conférence sur le sujet, alors qu’il n’y connaissait rien il y a quelques temps. Pourquoi serait-il donc un expert ? Eh bien en ayant conscience de cette sensation, il s’est donc renseigné et a beaucoup appris sur le sujet. Ainsi, il a remis en question ses idées et a acquis de nouvelles compétences.

Tirer des avantages du syndrome de l’imposteur

Le syndrome de l’imposteur permet de demander conseils

Ceci est la suite logique du point précédent. Si l’on a conscience du fait que l’on est victime du syndrome de l’imposteur, on peut saisir l’opportunité pour demander conseils à d’autres, et/ou demander un avis.

Par exemple, si vous n’avez pas confiance, si vous estimez que vous ne méritez pas une récompense que vous venez d’avoir, si le regard des autres vous semble accusateur, allez demander à vos collègues ce qu’ils en pensent.

Vous aurez ainsi un avis extérieur.

Dans tous les cas, il ne faut pas avoir peur d’exprimer le fait que l’on a le syndrome de l’imposteur.

Et on pourrait croire qu’il disparaît avec « l’habitude du succès »… c’est faux ! Belmiro de Azevedo (mort en 2017) était la 121ème fortune du monde (avec une fortune estimée à pas moins de 2,3 milliards d’euros, rien que ça).

Il a exprimé plusieurs fois le fait qu’il était victime du syndrome. Il ne méritait pas, selon lui, sa place au sommet de ses entreprises de plus de 30 000 salariés dans le monde, et dans le classement de Forbes.

A Retenir

Pour conclure, le syndrome de l’imposteur peut être très handicapant pour ses victimes.

En effet, elles estiment ne pas mériter les bienfaits de leurs actions. De plus, elles ont constamment l’impression de mentir, de tromper leur entourage et souffrent du regard des autres.

Par peur d’être démasquées, elles peuvent mettre en place des stratégies qui ne font au final qu’aggraver le problème (accentuer leur timidité, accroître le sentiment d’angoisse, manquer de confiance…).

Cependant, il est possible de tirer des avantages du syndrome de l’imposteur.

Il faut en effet essayer de le voir comme un signal que certaines compétences nous manquent.

C’est donc l’occasion de les approfondir. Il est pour cela possible de se renseigner via des livres de développement personnel, internet, en demandant des conseils, ou tout autre moyen que vous jugerez approprié pour au final changer d’état d’esprit, enfin être sûr de soi, trouver sa place, prendre confiance et accepter des compliments.

Si cet article vous a plu ou si vous pensez qu’il pourrait inspirer des personnes de votre entourage, n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux, cela me fera énormément plaisir 😉😉