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▷ Coronavirus : Comment travailler de chez soi efficacement pendant le confinement ou en période de crise ? 🏡

Introduction

Will Smith, Tom Cruise, Bruce Willis… ils ont bien réussi à survivre à la fin du monde ! Alors pourquoi pas nous ? Oui mais eux n’avaient qu’à trouver un vaccin, détourner la trajectoire d’un astéroïde ou désamorcer une bombe nucléaire. Ils ne devaient pas adopter une toute nouvelle façon de travailler en période de crise, qu’ils n’avaient jamais testée auparavant !

Dans cet article, je vais vous parler de ma méthode pour essayer de maintenir mon efficacité voire l’accroître alors que je suis en télétravail depuis 2 semaines (et pour encore un moment je pense).

“Encouragez l’innovation. Le changement est notre force vitale, la stagnation notre glas.”

David Ogilvy

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Cet article participe à l’événement “Coronavirus : Comment travailler de chez soi efficacement pendant le confinement ?du blog Blogueur Pro. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci.

C’est la crise, c’est la guerre ?! Et alors ?

Un contexte de crise hors normes

Pour la majeure partie d’entre nous , et je ne parle pas que des travailleurs, la situation que la France et le monde connaissent depuis début 2020, est exceptionnelle. Exceptionnelle par la soudaineté avec laquelle elle est apparue ; Exceptionnelle par le nombre de personnes qu’elle concerne ; Mais surtout exceptionnelle par la menace qu’elle fait peser sur l’espèce humaine.

Excepté les « anciens » qui ont connu la seconde guerre mondiale, il est évident que personne n’a jamais vécu une telle situation ! Et c’est bien cela qui nous déstabilise…

Chaque jour, les médias nous évoquent de plus en plus de personnes décédées ; on nous annonce une crise économique mondiale d’une ampleur jamais vue (et qui ne fait que commencer)… Bref un phénomène planétaire déferle et nous devons changer toutes nos habitudes.

Alors que jusque là on ne s’intéressait qu’à la situation franco-française, les médias se mettent tout d’un coup à nous parler des mêmes soucis mais à l’échelle du monde. Le chômage, le nombre de malades, le nombre d’entreprises qui disparaissent… Bref, on change de braquet dans les JT et ça c’est aussi le signe que les événements actuels sont hors du commun.

“Les défis sont ce qui rend la vie intéressante et les surmonter est ce qui lui donne du sens.”

Joshua Marine

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Une crise et des changements dans nos habitudes

Là où l’on peut considérer que cet épisode est une « crise », c’est que ce virus a littéralement bouleversé toutes nos habitudes et que nous devons nous y adapter.

“La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat.”

Friedrich Nietzsche

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A commencer par les actions les plus basiques, comme la façon de faire nos courses. Les magasins limitent le nombre de consommateurs dans la surface de ventes, les caisses sont munies de vitres protectrices pour le personnel, les commandes via les services de « drive » explosent. Bref, on fuit la cohue, on fait tout pour éviter ses congénères.

Mais même sans aller jusqu’à cette simple action hebdomadaire qu’est le rituel du supermarché, on peut trouver des changements dans le geste quotidien que nous faisons le plus fréquemment, tous, et même plusieurs fois par jour : se dire bonjour.

Quand on y pense c’est tout de même incroyable qu’un virus ait pu contraindre l’humanité à ne plus se faire la bise ou se serrer la main tous les matins ! L’habitude la plus répandue sur la planète du Japon aux États-Unis, du Chili à la Russie… Les gens ne se disent plus bonjour, ou en tous cas, plus de la même façon.

D’autre part, il existe un domaine majeur sur lequel le « coronavirus » a eu, et aura encore pour un petit moment un impact, c’est sur notre façon de travailler. Avant toute chose, je suis conscient d’être un privilégié du fait de pouvoir exercer mon métier de mon domicile. Nombre de salariés vont se retrouver en congés forcés ou au chômage technique uniquement du fait de leur profession.

Fini le métro, boulot, dodo… J’entends par là, fini la routine passée. Enfin pas tout à fait, car nous verrons dans la 3ème partie que le maintien de certaines habitudes, fait partie de la méthode que j’utilise pour conserver une efficacité maximum dans mon activité professionnelle.

“Autant le succès que l’échec sont en grande partie les résultats d’habitudes.”

Napoleon Hill

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Et si cette crise était une chance ?

Et si cette crise nous permettait malgré tout d’acquérir de nouvelles compétences ?

Je ne veux surtout pas faire de la provocation gratuite, ou minimiser les effets évoqués plus haut car je sais que selon les experts, les répercutions vont être terribles. Mais, malgré tout, je reste persuadé qu’il est possible de trouver du positif dans cette crise sans précédent.

Tout d’abord, cette situation va nous « forcer » à grandir. Sortir de sa zone de confort, est par nature ce qui est à l’origine de l’évolution. En ce sens je rejoins en quelque sortes la théorie de l’évolution de Darwin, qui, à une plus grande échelle, avait expliqué en son temps pourquoi et comment les espèces animales changent. En d’autres termes c’est notre instinct de survie qui va nous faire dépasser cette crise en révélant chez chacun d’entre nous, des ressources insoupçonnées, car jusque là non-nécessaires.

“Les espèces qui survivent ne sont pas celles les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.”

Charles Darwin

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En d’autres termes, ces circonstances exceptionnelles vont nous obliger à développer au maximum nos capacités d’adaptation.

Si on analyse la situation sur le plan du développement personnel, des événements comme une épidémie mondiale, nous offrent la possibilité d’apprendre, à mieux nous connaître…. Transition parfaite avec le modèle MBTI fondé sur les travaux de Carl Jung (disciple de Freud) au cours du XXème siècle, qui analyse en détail le fonctionnement cérébral inné, de chaque être humain.

Pourquoi ne pas profiter de cet « épisode » pour prendre le temps d’analyser nos réactions propres ? Pourquoi certains membres de votre entourage restent impassibles, quand d’autres sont débordés par leurs émotions ? Pourquoi, certains s’affairent à régler les questions pratiques du moment (stocker de la nourriture, organiser ses futurs déplacements, organiser la vie dans un appartement…) quand d’autres, beaucoup moins terre à terre se projettent déjà sur l’après ?

Les réponses à ces questions se trouvent en grande partie dans les travaux du Myers Briggs Type Indicator, qui nous en apprennent énormément sur les raisons de notre propre fonctionnement. En cartographiant, la population mondiale en 16 profils tous spécifiques du fait de leurs préférences neurologiques de fonctionnement, les auteurs ont abouti à déterminer les forces et point d’amélioration de chaque type d’individu.

En comprenant le modèle on peut tout d’abord travailler sur soi mais également gagner en tolérance vis à vis des personnes qui ne fonctionnent pas comme nous. Ce n’est pas qu’elles ne veulent pas, c’est qu’elles ont d’autres préférences instinctives. Pour illustrer cette idée, si votre voisin écrit de la main gauche pour rédiger son courrier, ce n’est que parce qu’il se sent plus à l’aise avec cette main. En temps que droitier vous devez le prendre en considération.

Et bien le modèle développé par les psychologues ayant repris l’œuvre de Carl Jung, suit la même logique pour justifier le fait que certains individus :

  • trouvent leur énergie en s’isolant ou à l’inverse par le grand nombre d’interactions sociales qu’ils ont
  • recueillent l’information avec leurs 5 sens quand d’autres privilégient leur intuition (6ème sens)
  • prennent leurs décisions en accordant plus d’importance à leur cœur plutôt qu’à leur logique
  • ont plutôt tendance à voir « ce qui est » (la réalité), quand d’autres voient « ce qui pourrait être » (les possibilités)

Bref, malgré toutes les difficultés de ces mois de « guerre » (contre un virus), il est fort possible que nous franchissions un pallier dans notre connaissance de nous-mêmes. Comme dans chaque crise, au cours de l’histoire, la civilisation peut en sortir grandie.

“La qualité d’un homme se calcule à sa démesure. Tentez, essayez, échouez même ce sera votre réussite.”

Jacques Brel

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Mes solutions pour s’adapter à cette crise

Instaurer des routines du matin

La première des techniques qui m’est naturellement venue dès lors que j’ai été informé que j’allais devoir travailler de chez moi, a été l’instauration de routines. OUI, oui de routines !

J’ai la chance de très bien me connaître grâce à ce que j’évoquais un peu plus haut, le MBTI. Pour être transparent, mon profil MBTI appartient à la catégorie des « Gardiens ». En clair, la famille la plus répandue dans la société mais aussi celle qui est la moins à l’aise avec le changement.

Dès lors, et sachant cela, j’ai tout de suite instauré des sortes de rituels dans ma « nouvelle vie confinée ». Bien que le fait de ne plus avoir à prendre la voiture pour me rendre à mon entreprise allait me faire gagner environ 1 heure de temps dans la journée (tout de même), j’ai décidé de maintenir mon heure de réveil et de profiter de cette opportunité que représentent 60 minutes « d’extra time », pour m’investir encore plus dans ce que j’appelle mes activités « passions ».

En d’autres termes, comme un grand nombre de personnes aiment établir une liste de courses à cocher avant de passer au supermarché, j’ai établi le programme de ma journée « type », avec des horaires et des timings à respecter.

Ainsi, j’ai pu depuis le confinement, travailler efficacement certes mais également mettre à profit la partie « opportunité » dont je parlais précédemment.

En maintenant ma séance de méditation matinale, 1 heure de travail sur mon blog personnel et prendre un bon petit déjeuner avant d’attaquer la journée, je me mets dans les meilleures conditions pour travailler efficacement.

Mettre du cadre partout dans sa vie

Quand on travaille au bureau, on a des journées organisées autour de réunions, de points d’informations, de pauses repas, de rendez-vous… Bref nos journées sont structurées autour d’impératifs qui rythment notre agenda.

Quand on travaille de la maison, tout est différent : plus de point avec son chef (ou du moins pas autant), plus d’échange entre services, plus même de pause café avec son collègue du 2ème étage… En clair on est libre comme l’air.

Mais là où on pourrait n’y voir que des avantages, pour les gens comme moi cela peut devenir contre-productif si l’on n’y prend pas garde. Par « les gens comme moi », j’entends les personnes appartenant au même tempérament MBTI que moi (pour rappel les « SJ »). Pour revenir sur cette notion, David Keirsey, un psychologue américain, avait regroupé les 16 profils MBTI en 4 grandes familles, les « tempéraments ». Celui des « SJ », des « gardiens », est le tempérament majoritaire dans la population puisque 45 % de la population en fait partie. Certes, nous sommes de fervents défenseurs des traditions, des habitudes, mais nous sommes également en permanence à la recherche d’un cadre. Le pendant c’est que nous sommes particulièrement mal à l’aise lorsque cette structure vole en éclats.

Autant, dire que lorsque l’on bouleverse notre environnement de travail comme c’est le cas avec un passage brutal au télétravail, on peut se trouver désorganisé et donc improductif. Il est donc primordial, de chercher à recréer à son propre domicile un cadre dans lequel on trouvera nos repères comme on les trouvait un mois auparavant en allant travailler au bureau.

Mon truc ? Instaurer des tas de « rituels » allant du simple fait de s’habiller convenablement, ou de marquer les limites de son bureau (une pièce séparée idéalement), au fait de se fixer des impératifs (avec dates butoirs pour réaliser un travail), jusqu’à s’obliger à garder contact avec toute son équipe en instaurant des coups de fil quotidiens à ses collègues.

Bref, pour faire simple, recréer un environnement de « contraintes » afin de rester sous-pression et donc efficace. Il est important de savoir que ceci ne s’applique pas pour tout le monde. Néanmoins, en cernant son propre profil psychologique il est possible de « manipuler » son cerveau pour le rendre efficace. En ce sens le MBTI est un outil de productivité redoutable.

Mais l’efficacité du travail à domicile ne dépend pas que d’une bonne gestion de son « mindset », de son état d’esprit personnel. L’INSEE estime que la taille moyenne d’un ménage en France est de 2,2 personnes et que les 2/3 d’entre eux sont constitués de plus d’un individu*. Si j’évoque, cette donnée démographique c’est pour souligner que la productivité du travail à domicile va également passer par une bonne gestion de son environnement. Il est impératif sur ce plan de trouver le meilleur fonctionnement avec son conjoint et/ou ses enfants, pour se garantir un cadre serein.

Certes, au bureau, à l’heure des « open space », on évolue de moins en moins souvent dans des pièces cloisonnées. Mais il est crucial de comprendre que pour rester focalisé et concentré sur sa tâche il est nécessaire de se couper de toutes les distractions visuelles et idéalement sonores qui pourraient venir nous perturber. C’est pourquoi, idéalement, si la configuration de votre domicile le permet il serait opportun de consacrer une pièce à son bureau, et de travailler par exemple avec un casque. Le fait de maintenir cet isolement vous maintiendra naturellement focalisé sur votre travail.

Se recentrer sur soi pendant la crise

Après s’être occupé de son environnement physique et temporel, la troisième astuce que je mets en place pour travailler de manière efficace de mon domicile, est de me recentrer sur moi.

“Le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur.”

Tom Peters

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Encore plus que d’habitude, cette situation de confinement peut vous permettre de vous offrir la possibilité de découvrir la méditation. Certes, cette activité peut également être pratiquée en dehors des périodes de confinement. Mais le simple fait de commencer sa journée ne serait-ce que par un quart d’heure de travail sur sa respiration, sur le contrôle de ses pensées, peut changer radicalement votre niveau d’efficacité dans la journée de travail qui se profile.

Tout d’abord, balayons la première excuse que l’on se trouve pour ne pas pratiquer cette activité : « je n’ai pas le temps ». Par un simple raisonnement mathématique, si vous pensez à tout le temps que vous « économisez » à ne plus avoir à vous rendre à votre entreprise, il est facile de se trouver un créneau pour « pratiquer ».

A ce sujet, l’INSEE estimait il y a quelques années que l’on passait en moyenne 1 heure par jour en déplacements entre son lieu de travail et son domicile**. Autant de temps que l’on peut investir sur cette activité ultra bénéfique pour le mental.

De plus, comme rapidement évoqué, méditer ne demande aucun matériel, peut se faire partout et est une activité totalement gratuite ! Et si cette crise était l’occasion de tester ?

Cette étape s ‘inscrit parfaitement dans une logique dont le confinement à notre domicile n’est qu’une étape : la prise de conscience que l’on a l’occasion unique de se dégager de la spirale infernale dans laquelle on évolue habituellement. Si l’on y pense, le fait d’être sans cesse interrompu par le téléphone, par les collègues, par notre chef, ou par cette fameuse maladie connue sous le nom de « réunionite » visant à organiser réunions sur réunions sans véritable but clair, n’est franchement pas l’idéal pour être efficace.

“Très souvent un changement de soi, est plus nécessaire qu’un changement de situation.”

Théodore Monod

changer-évoluer-grandir

Conclusion

En fin de compte, même si cette crise est exceptionnelle de par les répercussions qu’elle aura à tous les niveaux et probablement encore pendant plusieurs années, il est possible d’entrevoir quelques effets positifs.

Nous allons « contraints forcés », apprendre à fonctionner différemment. Nos habitudes au travail vont changer et ce sera aussi l’occasion de tester des solutions nouvelles (visio-conférences etc.) qui bouleverseront la vie en entreprise du XXI siècle.

Comme je l’ai écrit dans cet article je suis convaincu de la formidable capacité de résilience de l’être humain. Nous devons apprendre, sans cesse à nous adapter. Le confinement forcé, le télétravail, toutes ces nouvelles contraintes vont soit nous entraver dans notre parcours soit nous offrir des opportunités que nous ne soupçonnions pas.

“N’essayez pas juste pour essayer, essayez pour réussir. Soyez audacieux.”

Théodore Roosevelt

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* Source INSEE https://www.insee.fr/fr/statistiques/3047266

** Source INSEE https://www.insee.fr/fr/statistiques/2019656

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13 réflexions au sujet de “▷ Coronavirus : Comment travailler de chez soi efficacement pendant le confinement ou en période de crise ? 🏡”

  1. Bonsoir,
    Merci pour cet article bien intéressant. Je fais du télé-travail depuis 2 semaines et je suis tout à fait d’accord avec ce qui est dit dans l’article : nous sommes obligés de sortir de notre zone de confort avec cette crise sanitaire. Mais on se rend vite compte que finalement on s’en sort très bien et on y trouve même une sorte de plaisir ou de satisfaction à travailler différemment, ça casse la routine ! Enfin peut-être parce qu’on sait que cette situation ne durera pas éternellement aussi…. Il faudrait avoir du recul sur la situation. Pour l’instant, je suis motivée et performante mais qui me dit que dans 2, 3 semaines ou plus je le serai encore ? C’est peut-être la nouveauté qui nous plaît ! Le manque de vrais contacts humains risque de nous jouer des tours d’ici peu peut-être…A voir !

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  2. Bonjour

    Pour un informaticien, le télétravail n’a rien de nouveau…Là ce qui est nouveau c’est que tout le monde est en télétravail et en plus à à gérer les enfants…d’où beaucoup de problèmes d’organisation au sein des projets et une baisse d’environ 30% de la productivité…Et je suis désolé mais la “réunionite” a augmenté malheureusement car il faut sans arrêt synchroniser tout le monde…c’est terrible…
    Concernant les “héros” cités en début d’article….je serais plus Will Smith 😉
    Encore merci pour cet article bien intéressant !

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  3. Merci Nicolas… du point de vue projet, cette période compliquée m’a permis d’avancer sur ma seconde activité qu’est le blogin, mais je me rends compte que mes collègues et mes clients me manquent beaucoup….

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