Apprendre a se connaitre, se découvrir, devrait être la première des matières enseignées à l’école avant même de savoir lire et écrire !
Pour certains individus (qui représentent entre 13 % et 17 % de la population) partageant les mêmes préférences psychologiques que des célébrités comme David Bowie, Lady Diana, John Lennon ou Oscar Wilde par exemple, approfondir la compréhension de sa personnalité devrait même être obligatoire !!
Ces personnes ont toutes pour points communs qu’elles se distinguent par leur très grande sensibilité et qu’elles sont des sources d’inspiration.
Mais, la question logique qui se pose, est de savoir comment se connaître soi-même ? Comment découvrir son ikigaï ? Comment découvrir les ressorts de notre fonctionnement cérébral propre ?
Car là est tout l’enjeu : se connaître pour éveiller notre potentiel et vivre ce rapport aux sentiments comme une chance, enfin avoir confiance et renforcer son estime de soi.
Dans cet article, je vous propose de nous intéresser aux « types psychologiques » qui se révèlent être les plus perméables aux émotions (positives comme négatives), pour mieux comprendre. Comprendre le pourquoi de cette affectivité et surtout comprendre comment mieux vivre avec.

Table of Contents
Qui sont les idéalistes et les hypersensibles ?
Définition
Quel genre de personne êtes vous ?
Vous ressentez toutes vos émotions puissance 10.000 ? Vous vous sentez souvent débordé(e) par un trop plein d’affect et vous avez du mal à contrôler vos réactions ? Vous vous considérez comme une personne de réservée, voire timide ?
Il est fort à parier que vous fassiez partie de ce que David Keirsey avait défini comme le tempérament des « idéalistes », des personnes sensibles.
Dans le langage commun le qualificatif d’idéaliste renvoie à un comportement, une attitude d’esprit qui accorde une large place au sentiment.
Ce trait de caractère peut parfois être considéré comme péjoratif dans notre société matérialiste qui accorde tant de place au résultat et à la performance.
Une grande partie des gens l’associent trop facilement et trop rapidement à l’image de « bisounours » et au trait de caractère de naïveté.
S’il y a un fond de vrai, c’est une description bien trop simpliste.
Points communs des « idéalistes »
Si l’on se place sur le plan du modèle hérité de Jung, on peut appréhender la définition différemment, en se basant sur la psychologie de l’individu, notamment toute la partie liée à l’inconscient.
Cet outil de développement personnel considère que 4 sous-groupes sur 16, forment le « tempérament des idéalistes ». Si ces 4 profils ont des spécificités, les personnes en faisant partie partagent toutes un socle commun.
Ce tronc commun, c’est le fait d’une part, de recueillir les informations dans la vie de tous les jours grâce à leur sixième sens, l’intuition, et d’autre part de réagir prioritairement en utilisant leur cœur et leurs émotions.
Mai le modèle fondé sur les travaux de Carl Jung, associe de nombreuses autres caractéristiques cognitives communes à ces êtres.

Ils ont une soif permanente de comprendre le sens des choses. Naturellement aimants et bienveillants (leur fameux côté « bisounours »), ils ont une tendance à faire confiance très facilement (n’imaginant pas le mal partout).
Enthousiastes et romantiques ils partagent cette quête de développement personnel pour grandir, aller vers le bonheur et s’épanouir.
Ils aiment la spiritualité, sont plus conceptuels que concrets et peuvent prendre des risques de manière inconsidérée… n’ayant pas toujours les pieds sur terre.
Si vous pensez vous reconnaître, le mieux est encore de passer le test de personnalité sur ce blog. Dites moi en commentaire quel est votre profil, quelles sont vos qualités, vos aptitudes et pourquoi pas vos défauts.
De nombreuses références dans le milieu artistique
L’intérêt de ce travail d’introspection est d’abord, de prendre conscience de ses traits de caractères saillants c’est à dire de ses points faibles et de ses points forts. Arrêter de se dévaloriser, s’affirmer, prendre la parole, être confiant et aller de l’avant… Voilà l’enjeu !
En se connaissant mieux, on s’accepte mieux ! On vit plus sereinement. Mais d’un point de vue concret, on peut savoir quel type de métier nous correspond et quel environnement n’est pas propice à notre épanouissement.

Si on s’intéresse aux belles personnes, dites célèbres, de ce tempérament, on constate qu’une grande majorité n’évolue pas dans le domaine de la politique, ou dans celui du sport de haut niveau, mais dans le milieu des arts.
INFP (« l’idéaliste ») :
- L’écrivain, Marcel Proust
- La femme de président, Jackie Kennedy
- Le peintre, Vincent Van Gogh
- William Shakespeare
- le personnage d’Amélie Poulain

ENFP (le « charismatique »):
- Le chanteur, John Lennon
- Le dessinateur, Walt Disney
- L’acteur, Will Smith
- L’écrivain, Oscar Wilde
- L’acteur, Robin Williams

INFJ (le « conciliateur »):
- Le guide zen et spirituel, Gandhi
- L’homme politique, Nelson Mandela
- Le pasteur, Martin Luther King
- L’écrivaine, Agatha Christie
- L’actrice, Nicole Kidman

ENFJ (le « professeur »):
- Le chanteur de Queen, Freddie Mercury
- Le Pape Jean-Paul II
- L’acteur Morgan Freeman
- Le chanteur de U2, Bono
- L’homme politique Jean-Luc Mélenchon

Toutes ces célébrités font donc partie du groupe des « idéalistes », et partagent donc les mêmes motivations, les mêmes aspirations, les mêmes codes.
Et vous ? Vous êtes vous demandé quelles étaient vos valeurs ? Que recherchez vous ? Faites le test !
Pourquoi apprendre a mieux se connaitre quand on est hypersensible ?
Tout le monde a un intérêt à apprendre a se connaitre, que ce soit pour mieux vivre, chercher à acquérir de nouvelles compétences, et être plus aligné avec sa vraie nature, ou dans sa relation aux autres.
Comment mieux se connaitre pour tempérer ses excès
« Connais toi toi-même », disait Socrate
D’un point de vue positif, il s’agit de prendre conscience de ses forces et talents naturels, d’assimiler qui l’on est vraiment.
Mais tous les profils psychologiques décrits par les fondateurs du modèle MBTI, ont des points de faiblesse, donc vous aussi…
Mais quel homme est toujours en pleine maîtrise de sa vraie personnalité ? Quel caractère est parfait ?
La bonne attitude n’est pas de se flageller, mais plutôt de découvrir et cerner quelles sont ses carences et ses failles pour construire sa personnalité en essayant de canaliser ses excès.
Comme nous l’avons vu il existe 4 « tempéraments » selon le modèle inspiré des travaux du psychologue Carl Jung, et chacun d’eux peut connaître des débordements. Hypersensibilité, trop grande rigidité face au changement, « non-considération » des risques ou difficultés dans la gestion des émotions, chacun d’ente nous vit au quotidien avec un « handicap ».
En affinant notre connaissance de nous-même, il n’est pas possible de gommer ces excès, mais en en prenant conscience on peut les tempérer.

Apprendre a se connaitre pour prendre conscience de ses talents
« S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie. »
Oscar Wilde

Mais apprendre à se connaître n’est pas profitable uniquement en se focalisant sur ses difficultés. Mieux appréhender son fonctionnement inné est également une excellente méthode pour apprécier ses forces, percevoir son potentiel d’évolution et dépasser ses limites.
Tous les profils psychologiques, ont certes des points de faiblesses mais ils ont également des points forts. Il faut se mettre dans le bon état d’esprit !
Que ce soit un sens du pratique surdimensionné, un talent pour développer des projets, une sensibilité artistique aiguë ou encore un esprit rationnel et un sang froid dans toutes situations, nous avons tous un « don » naturel.
En fin de compte, percevoir ses forces c’est gagner en assurance et surtout c’est se permettre de réaliser ses projets.
Que se soit pour son orientation professionnelle, ou pour ses projets personnels, prendre conscience de ses forces permet de faire les bons choix de vie !
Parfois dans la vie on se sent parfaitement à sa place, on se sent fort, capable de réaliser tous nos rêves parce que l’on se sent comme un poisson dans l’eau… Et bien c’est exactement ce vers quoi il faut aller.
On pourrait résumer l’idée par la maxime « connais-toi toi-même, pour prendre confiance en toi » !
Si l’on imagine la vie comme une succession de décisions qui tracent notre destinée, les objectifs de faire les bons choix, des choix qui nous rendent heureux ! Se connaître parfaitement ne peut qu’être une aide évidente.
Le meilleur moyen de prendre confiance en soi et enfin accepter les compliments !
Mieux cerner sa personnalité pour améliorer sa relation aux autres
Cette motivation peut sembler étonnante au premier abord… Pourquoi le fait de mieux cerner sa propre personnalité, aurait un impact sur les personnes qui gravitent autour de moi ?
Tout simplement pour adopter les bonnes attitudes en anticipant ses propres réactions. Car cerner sa personnalité, signifie aussi bien reconnaître ses qualités que connaître ses points faibles.
Partant du principe que vous ne pouvez demander aux autres de s’adapter à votre fonctionnement, vous devez vous présenter à eux de la meilleure des façons possibles.
Si vous êtes un individu rationnel vous ne pouvez pas passer pour un « hypersensible », et si vous êtes un « traditionnaliste » vous ne pouvez laisser paraître une image de touche à tout et de développeur de projets.
Cependant, vous pouvez anticiper vos traits de comportement saillants. Par exemple, si vous êtes un « idéaliste », vous savez que vous risquez de vous laisser emporter dans des envolées lyriques peu réalistes… En le sachant, vous pouvez surveiller cet aspect de votre comportement !
Parce que tous les jours nous rencontrons de nouvelles personnes et qu’il est important d’intéresser les autres pour se créer des opportunités, il est crucial de se comprendre pour donner une bonne image.
Je ne dis pas qu’il faut jouer un rôle (de toutes façons le naturel l’emporterait tôt ou tard) mais au moins travailler à tempérer nos excès.
Comment mieux se connaître et mieux vivre quand on est idéaliste ?
Savoir comment mieux vivre avec ce talent de ressentir toutes les émotions de façon amplifiée, n’est pas une question anodine.
Cela passe inévitablement par le fait de savoir comment mieux se connaître d’une part et d’autre part, par le fait de se situer dans son environnement afin de trouver sa place.
Faire de sa sensibilité un atout
L’idée que je souhaite développer dans ce paragraphe est toute simple. Elle part du principe non pas de chercher à changer sa nature, mais de s’attacher à changer la perception que l’on peut avoir d’elle.
Par là je pense que tout est une question de point de vue. Entrevoir cette particularité comme une tare, comme un fardeau, n’incite pas à révéler son potentiel.
Je considère bien cette sensibilité extrême comme un don et non comme une malédiction.
Il est primordial selon moi de cultiver sa différence !
Certes je ne fais pas partie personnellement du tempérament des idéalistes, donc il ne m’est pas facile de percevoir exactement les tempêtes émotionnelles qu’ils ou elles peuvent traverser.
Mais c’est justement l’avantage d’avoir un avis extérieur, qui n’est pas partie prenante.
Si les personnes ayant cette hypersensibilité, ne le vivent pas bien cela ne vient pas d’elles mêmes, mais du fait que les fondements et règles notre Société ont été établis par et pour la majorité.
Le tempérament le plus représenté étant celui des « gardiens du changement » (45 % de la population), notre Société est faite de lois visant à tout cadrer et visant à garantir son bon fonctionnement.
Ce carcan fait de règles à respecter, étouffe la créativité artistique des « idéalistes » qui ne se sentent pas dans la norme.
Mais pourquoi ne pas oser se dévoiler, s’affirmer et exploiter cette différence pour en faire un atout ?
Apprendre à se connaitre au fil du temps, peut vous faire prendre conscience de ce talent et vous permettre de l’exploiter plutôt que de le subir.
Les plus grands artistes et hommes de lettres, étaient des « idéalistes ». De Pablo Picasso à Salvador Dali, en passant par Marcel Proust ou Oscar Wilde, ils avaient tous cette hypersensibilité qui leur conférait un talent hors norme.
Que seraient-ils devenus s’ils avaient essayé de nier leur nature profonde ?

Apprendre à lâcher prise
La seconde attitude qui peut permettre à quiconque de mieux vivre va dans le même sens.
En acceptant de concevoir que l’on est comme on étant déterminé à refuser de lutter contre sa vraie nature on change notre état d’esprit.
Il faut savoir lâcher prise !
Cela induit qu’une bonne connaissance de soi doit nous conduire à accepter que certaines activités ne sont pas faites pour nous.
Je ne dis pas qu’il faut tout laisser tomber à la moindre difficulté, mais savoir et accepter que telle ou telle chose n’est pas faite pour nous peut être salvateur.
C’est comme si Albert Einstein avait cherché à écrire de la poésie ou si William Skakespeare s’était lancé dans la recherche scientifique.
La conséquence est simple : le découragement et l’impression d’être sans valeur.
Attention ! Je ne dis pas qu’il faut toujours rester dans sa zone de confort, bien au contraire mais pour grandir et vaincre un manque de confiance en soi, il faut savoir qui l’on est vraiment.
Voilà pourquoi vous devez savoir quel est votre caractère, quels sont vos domaines de prédilection et ce qui n’est pas fait pour vous !
La bonne attitude est donc de commencer à apprendre à se connaitre avant toute chose.
Savoir prendre du recul
La troisième attitude à adopter si vous désirez mieux vivre votre hypersensibilité, sans renier votre personnalité n’est peut-être pas aussi simple qui n’y paraît.
Pourtant, c’est probablement la méthode la plus efficace.
La posture idéale à adopter, est la prise de recul. Je ne parle pas de savoir relativiser mais plutôt de prendre de la hauteur et c’est un peu différent.
Pour relativiser, il faut du sang-froid. C’est une qualité à l’opposé du fait de vivre tout par le prisme de ses émotions.
Tandis que prendre du recul face aux évènements est une habitude qui peut être adoptée même quand on a une sensibilité exacerbée.
Il s’agit en fait de faire un pas de côté à chaque fois qu’il nous arrive quelque chose. Ne surtout pas réagir à chaud. Être capable d’éteindre l’incendie à la première étincelle, avant même qu’il ne se propage.
Là où ce n’est vraiment pas facile, c’est que cela demande de prioritairement écouter son mental !
Ce fonctionnement, s’il n’est pas naturel peut rentrer dans votre fonctionnement petit pas par petit pas. Jour après jour. A chaque décision que vous devez prendre il faut essayer de marquer un temps d’arrêt, de 3 secondes, puis 10 secondes jusqu’à ce que cela devienne un réflexe.
Dans les premiers temps il est fort possible qu’il soit difficile de faire des choix… Si votre cœur vous hurle d’agir d’une façon et que votre logique vous chuchote de faire différemment, vous pouvez avoir du mal. Mais progressivement, avec le temps vous pouvez progresser.
En résumé
Comme nous venons de le voir, il existe de multiples raisons qui doivent inciter à se demander comment mieux se connaître, à comprendre qui l’on est vraiment: s’affirmer pour vaincre sa timidité, être serein, zen, avoir plus confiance en soi…
Autant de motivations qui doivent vous pousser à mieux vous connaitre pour mieux vous comprendre. La bonne nouvelle c’est qu’au XXI ème siècle, des tas de méthodes et d’outils existent pour y parvenir. Sur ce blog je parle surtout du modèle MBTI, mais on pourrait parler de l’enneagramme, de la sophrologie, sans parler des tests de personnalité qui permettent de trouver sa voie, son ikigaï et de découvrir sa mission de vie !
Reconnaître sa vraie nature et se regarder en face peut être difficile pour certains, mais encore une fois… personne n’est parfait !
Ce serait la pire des erreurs que de refuser de voir la vérité en face. Pour les personnes idéalistes, plus sensibles au regard des autres, l’enjeu est encore plus grand.
La découverte de soi, est précisément la meilleure façon pour elles, de dépasser leurs barrières psychologique et de trouver leur place.
Prendre conscience de ses qualités, de ses aptitudes, être fière d’être une belle personne, revendiquer ses valeurs, mettre le doigt sur ses motivations profondes et sur les grands traits de sa personnalité, voilà tout l’enjeu et pourquoi, il faut partie à la découverte de soi.
Dès lors que l’on perçoit l’importance, il ne reste plus qu’à apprendre à se connaitre soi-même pour révéler la belle âme que nous sommes et répondre à ces deux questions : qui suis-je et quels sont mes vrais besoins ?